A quelques encablures d’un 12 décembre fatidique dont ils refusent l’inéluctabilité, des milliers d’étudiants algériens sont à nouveau descendus dans les rues d’Alger, et d’autres villes universitaires du pays, pour dire « Non » à l’élection présidentielle avec une ardeur renouvelée.
Pour cette 40ème marche de protestation pacifique, ce mardi 26 novembre, la clameur de colère qui est montée de leurs rangs s’est faite plus retentissante que jamais, résonnant des slogans « Non au vote de la honte avec la bande », « l’Algérie n’est pas à vendre », ou encore « Djazair Houra démocratia (Algérie libre et démocratique) ».
Avant de battre le pavé de la capitale, l’hymne national a été entonné avec ferveur par une jeunesse algérienne qui ne désarme pas, mue par la même volonté farouche de ne pas s’en laisser conter. Une distribution de roses aux étudiantes a suivi, afin de célébrer les « neuf mois du Hirak », ainsi que l’a précisé l’étudiant à l’origine de cette délicate attention.
Unis autour de leur rejet massif d’un scrutin présidentiel « organisé par les membres de la bande », qui n’augure rien de bon pour l’avenir démocratique de leur pays, les milliers d’étudiants algériens qui ont, hier, exprimé leur vive réprobation devant la sinistre mascarade électorale qui s’annonce, ont exhorté les cinq candidats en lice à « dégager ». « Dégager » toutes affaires cessantes et sans demander leur reste…





