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Accusé d’apologie du terrorisme par une voisine de sa mère, un trentenaire subit une interpellation musclée à son domicile

Chronique de l’accusation d’« apologie du terrorisme » tristement ordinaire, le réveil traumatisant vécu par Bouchta Rhanem, le 1er février à l’aube, peuple désormais ses nuits de cauchemars, et pour cause !

Dans la crise de paranoïa collective qui fait perdre raison et pied à la rue française et aux institutions, ce père de famille trentenaire a rejoint, à son corps défendant, la longue liste des victimes d’un affolement général, propice à la délation calomnieuse et à toutes les bavures policières, qui laisse et laissera longtemps de profondes séquelles psychologiques.

Ses nuits sont hantées par le souvenir ineffaçable de ce dimanche 1er février, lorsqu’une scène surréaliste, digne d'un mauvais feuilleton américain, s’est passée sous ses fenêtres, dans son lotissement du Lot-et-Garonne, à sa grande stupeur. Une stupeur qui fut très vite glacée d’effroi, quand il réalisa que les quatre voitures de gendarmerie et leur escadron de gendarmes étaient venus pour lui, apprenant, sidéré, qu’il était sous le coup d’une inculpation pour « apologie du terrorisme », tout en se retrouvant violemment plaqué au sol, et menotté avant même d’avoir pu émettre un son.

"Je n'ai pas compris ce qui m'arrivait", a confié au journal local Bouchta Rhanem, qui peine à se remettre de cette interpellation particulièrement musclée et des circonstances ahurissantes qui en ont fait un ennemi public n°1 en un rien de temps, en l’absence de toute enquête préalable sérieuse. Ayant perdu le sommeil, il revit tous les soirs son réveil dominical terrifiant, derrière lequel une femme est la source de tous ses malheurs : la voisine acariâtre de sa propre mère.

En effet, une dizaine de jours avant cette descente policière fracassante, celui-ci était allé déjeuner chez sa mère qui réside à Tonneins. Alors que sa sœur s’était garée entre la maison de leur mère et celle de la voisine, cette dernière a subitement vu rouge, des injures racistes plein la bouche.

"Elle a eu des propos racistes et insultants, devant ses enfants. Alors oui, c'est vrai, le ton est monté et je l'ai insultée. Mais c'est tout", clame avec force Bouchta Rhanem, outré que la fameuse voisine ait pu déformer la version des faits au point de l’accuser de l’avoir menacée, lui prêtant des paroles qu’il n’a jamais prononcées : "Il m'a dit qu’il ferait pire que ce qui s'était passé à la télé", a-t-elle affirmé sans état d’âme à la police, en faisant référence aux attentats de Paris.

"Je n'ai jamais dit une chose pareille ! Je suis Français, d'origine marocaine, je suis musulman, et je suis Charlie ! Alors quoi, on peut accuser n'importe qui comme ça ? Cette personne s'est servie de la mort de 17 personnes pour faire du mal gratuitement. J'ai une femme, quatre enfants, je suis commerçant et vis dans une commune de 900 habitants. Que croyez-vous que vont penser les habitants, mes voisins ?", s’indigne l’infortuné Bouchta Rhanem, pris dans la spirale infernale de l’hystérie post-Charlie Hebdo.

Elle frappe tous azimuts, toujours les mêmes, enfants comme adultes, avec une ardeur décuplée et au mépris des procédures les plus réglementaires,  l’accusation arbitraire « d’apologie de terrorisme » a été finalement abandonnée par le parquet saisi de l’enquête, au profit d’une médiation pénale. Une perspective impensable pour Bouchta Rhanem, résolu à porter l’affaire devant les tribunaux et à confondre au grand jour son accusatrice pour ses mensonges éhontés.

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