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A la barre, Chalghoumi se ridiculise

Lors du procès, qui s’est déroulé jeudi à la 17ème chambre correctionnelle de Paris, Hassen Chalghoumi, était poursuivi en diffamation par CAPJPO-EuroPalestine pour avoir dit publiquement, le 18 février 2013, qu’EuroPalestine avait incendié la voiture de Sammy Ghozlan. Difficile à assumer…

Ci-dessous la vidéo qui a été diffusée sur de très nombreux sites (et qui se trouve toujours sur celui de Tribune Juive), et attestant de l’accusation lancée contre nous, dans l’enceinte de l’assemblée nationale, et devant des caméras, lors d’un colloque organisé par le BNVCA, présidé par Sammy Ghozlan, ayant pour thème les causes de l’antisémitisme en France.

Jeudi après-midi, Hassen Chalghoumi avait tout d’un coup perdu son éloquence, tout comme son témoin…. Sammy Ghozlan, qu’il avait fait citer à comparaître, avec un autre policier à la retraite, bras droit de Ghozlan.

La seule défense qu’il a trouvée faute de mieux, à la dernière minute, est de nier le sens de la phrase qu’il avait prononcée et de prétendre qu’il n’avait jamais voulu accuser Europalestine, mais qu’il fallait comprendre ce passage comme « une simple énumération des malheurs de son ami Ghozlan, auxquels il compatissait ». Il a même indiqué ne rien connaître du « fameux europalestine » dont il parle, ni de son site qu’il attaque… et ne l’avoir jamais consulté de sa vie.

Moins à l’aise que sur les plateaux de télévision, nerveux et bafouillant, il n’a pas su répondre non plus à la question du président du tribunal, lui demandant pourquoi, si ses propos qui pouvaient prêter à confusion, avaient été mal interprétés, et s’il était de bonne foi, il n’avait pas pris la peine depuis plus d’un an, de rectifier le tir, de nous envoyer une lettre pour s’en expliquer, et nous permettre de ne pas être la cible d’attaques sur ce sujet.

Tout ce qu’il a trouvé à dire c’est qu’il n’avait même pas pris la peine de lire la citation à comparaitre quand il l’avait reçue, et que cela aurait été à nous, « le connaissant comme grand homme de paix et de dialogue de le contacter pour lui demander des explications » (sic).

Son ami Sammy Ghozlan n’a pas fait mieux, ou plutôt pire, puisque d’une part il s’est permis de dire que la phrase de Chalghoumi ne voulait pas dire que nous avions incendié sa voiture, mais que nos « attaques incessante contre lui (Sammy) auraient pu inciter d’autres à le faire » !!

Bien qu’ayant juré de dire "la vérité, toute la vérité et rien que la vérité », les deux témoins ont été pris en flagrant délit de mensonges à plusieurs reprises, ayant déclaré notamment que nous traitions Sammy Ghozlan de « juif » sur notre site, et que nous l’avions « menacé », toutes choses parfaitement fausses, et ayant produit contre nous un article présenté comme provenant de notre site, alors qu’il émanait d’un tout autre site !

Les trois témoins d’EuroPalestine, membres de notre association (médecin, enseignant et chercheur au CNRS) ont quant à eux expliqué comment, dans leur entourage professionnel ou familial, l’accusation de M.Chalghoumi avait inquiété, et les avait obligés à démentir sans pouvoir pour autant donner de preuves concernant un acte parfaitement imaginaire et l’absence de démenti de la part de Hassen Chalghoumi.

Mais leurs témoignages montraient de toute évidence que tout le monde autour d’eux avait fait la même lecture des propos prononcés par M. CHalghoumi, c’est à dire bel et bien une accusation lancée contre « le fameux Europalestine » d’avoir incendié la voiture de son ami Sammy Ghozlan.

Me Dominique Cochain, notre avocate, a fait la démonstration point par point de la limpidité de la phrase, de l’absence de bonne foi de Monsieur Chalghoumi, et de sa volonté de nous nuire pour contenter le lobby israélien et notamment M. Ghozlan, ainsi que Guy Millière, antipalestinien déchaîné, qui se trouvait assis à côté de lui lors du colloque, comme on peut le voir sur la vidéo.

Elle a souligné que ceux qui se présentaient comme des "hommes de paix, de dialogue et d’apaisement » durant tout le procès, avaient en fait un autre agenda, consistant à faire taire par tous les moyens, y compris la calomnie, ceux qui défendent les droits des Palestiniens

Niant l’évidence (le visionnage, deux fois de suite, en séance, de la phrase diffamatoire ne laissant pas de doute, pas plus que toutes les réactions à cette même phrase rapportées depuis février 2013) la procureur a trouvé le moyen de demander la relaxe de Monsieur Chalghoumi, déclarant que la phrase pouvait être « interprétée autrement » d’autant que M.Chalghoumi « ne maîtrise pas bien la langue française »…. On peut imaginer les consignes reçues par sa hiérarchie, M. Chalghoumi ne manquant pas de relations en haut lieu..

Le tribunal rendra son jugement le 18 septembre prochain. On espère qu’il fera preuve d’un peu plus d’indépendance.

CAPJPO-EuroPalestine

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