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76% des Français considèrent que « l’islam progresse trop en France » selon un sondage Ifop

L’air du temps est à la défiance populaire, et comment pourrait-il en être autrement, quand les français sont doublement accablés, à la fois par la peur réelle de la crise paroxystique, et par la peur fantasmagorique de la présence musulmane ?

Alors que les nationalismes reprennent du poil de la bête au cœur de l’Union Européenne, un nouveau sondage édifiant, réalisé du 2 au 4 novembre par l’Ifop pour Europe 1 et Paris Match, a évalué les valeurs auxquelles sont attachés nos concitoyens, comme un ultime rempart contre les amères désillusions de l’idéal européen et du capitalisme effréné.

La laïcité plutôt que l’islam, telle est l’opinion unanimement partagée par les personnes interrogées, preuve s’il en était besoin de l’efficacité du travail de sape mené par les orfèvres de la manipulation, et des calculs bassement politiciens. 76 % des Français estiment que « l’islam progresse trop en France », soit une progression notable de 5 points par rapport à une question similaire posée il y a tout juste un an, tandis que 81% érigent la laïcité – mais laquelle ? – sur le piédestal des grands principes républicains.

Si la devise « Liberté, égalité, fraternité », qui s’affichent sur les frontons institutionnels, reste bien gravée dans la mémoire collective, la radicalisation de la société française est elle aussi fermement ancrée dans les esprits, la crispation identitaire prenant le dessus sur une bienveillance naturelle propice à la concorde nationale.L’appréhension savamment orchestrée de l’islam qui n’a d’égale que sa méconnaissance abusivement banalisée, se traduit par un refus de voir des mosquées se dresser dans le paysage urbain : seulement 14% des sondés considèrent que « l’État devrait aider financièrement à la construction de mosquées » (contre 28 % au printemps 2006).

Dans la même barque soumise à un fort tangage, sur un fleuve qui n’a rien de tranquille, les Français rament derrière des vertus cardinales, qui ne cessent d’être dévoyées à des fins électoralistes. Mais le bon sens gaulois sait encore résister à certaines sirènes, à l’image de 76% d’entre eux qui disent n’avoir « plutôt pas confiance » dans les médias, et encore moins dans les partis politiques, qui totalisent le joli score de 85 % de méfiance, décrochant la dernière place !

Les institutions religieuses, de toutes confessions, ne sont pas mieux loties, l’anticléricalisme et la suspicion envers les cultes rassemblant 76% de sceptiques, seuls les maires, les élus de proximité par excellence, tirent leur épingle du jeu en inspirant confiance à 67% du panel représentatif.

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