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42% des Canadiens musulmans jugent l’islam “inconciliable” avec l’Occident

« Irréconciliable » ou encore « inconciliable », ces deux épithètes négatifs, qui résonnent familièrement à nos oreilles et sont systématiquement associés à la présence musulmane en Occident, ont traversé l’Atlantique, mais à ce petit détail près qu’ils se sont enracinés dans l’esprit de 42% de Canadiens musulmans, convaincus d’une incompatibilité pour le moins surprenante qui les fait s’aligner sur la doxa dominante.

Ce sont les artisans des peurs et autres fossoyeurs du multiculturalisme qui doivent jubiler, alors que deux enquêtes d’opinion réalisées pour le compte de Jack Jedwab, président de l’Association des études canadiennes, auprès d’un échantillon de 2 000 personnes, entre 2013 et 2014, viennent de rendre leurs conclusions déconcertantes, et qui ont d’ailleurs désarçonné leur propre commanditaire.

42% des Canadiens de confession musulmane interrogés conviennent que l’islam est « inconciliable » avec la société occidentale, et a fortiori n’est absolument pas soluble avec leur monde environnant, une opinion partagée par plus de 60% des Canadiens juifs et chrétiens également sondés, contre 46% des citoyens se présentant comme laïques, telle est la photographie d’une frilosité anti-islam qui jette un froid au pays de l’érable, sur une terre réputée fertile pour ses actions de terrain originales, créatives et créatrices de lien social, initiées par des associations musulmanes dans le cadre de la lutte contre l’islamophobie.

C’est déconcertant de constater que les résultats de notre sondage montrent toujours que plus de 60 pour cent des Canadiens perçoivent l’Occident et la société islamique comme inconciliables. Cela nous met face à une impasse. C’est un coup dur pour le dialogue interreligieux”,a commenté à chaud Jack Jedwab dans les colonnes du Vancouver Sun, en ne cachant pas sa surprise quant au regard porté par les musulmans eux-mêmes sur leur propre capacité à se fondre dans le paysage national.

Dans tous les esprits et sur toutes les lèvres, le port du voile intégral fait figure de repoussoir absolu qui achève de persuader que l’obligation faite à la femme musulmane de se couvrir tourne, en l’occurrence, à l’oppression : “Certaines personnes disent que le niqab reflète l’oppression des femmes. D’autres disent que c’est juste un morceau de tissu. Mon point de vue est tranché : le niqab symbolise l’oppression des femmes“, a renchéri Jack Jedwab, tandis que Ezra Levant, un avocat et activiste conservateur, a insisté sur l’importance que revêtent ses deux études qui ont eu le mérite d’aborder une question « sensible », largement occultée, selon lui, par les « journalistes politiquement corrects ».

Il est à noter que ce pouls de l’opinion canadienne a été pris avant la série d’attaques terroristes perpétrées en octobre dernier par deux partisans de l’Etat Islamique, la première faisant deux victimes parmi les forces de l’ordre, la deuxième prenant pour cible le Parlement à Ottawa et tuant un soldat.

Deux sondages qui tranchent nettement avec les épithètes qui ont été inspirés aux Canadiens ordinaires par l’opération de proximité menée en janvier 2015 par des étudiants de confession musulmane, afin d’abolir les préjugés. Des étudiants musulmans qui font superbement mentir 42% de leurs coreligionnaires…

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