Sainte alliance. L’essayiste Caroline Fourest et le Courrier de l’Atlas ont décidé de faire cause commune pour « batailler » contre les « intégristes arnaqueurs » du parti tunisien Ennhada. Décryptage d’un tandem de choc.
En ces temps de jeûne notre pensée solidaire est pour les palestiniens et tous ceux qui souffrent de l’occupation et de la violence. Les nouvelles du Moyen-Orient ne sont toujours pas bonnes. Malgré des tentatives d’actes symboliques de solidarité qui arrivent au compte-gouttes, Ghaza et la Cisjordanie restent assiégées, presque complètement isolée du reste du monde. Le type d’apartheid d’Israël se mêle à un colonialisme féroce de peuplement. L’immense majorité de la population de la bande de Ghaza, considérée comme des aborigènes, sont des victimes du nettoyage ethnique de 1967, et interdite de revenir dans les villages d’où ils furent chassés.
Emprisonné sans motif pendant dix ans dans les quartiers de haute sécurité d’une prison suisse, Skander Vogt, un binational suisse-tunisien, est mort le 11 mars 2010 dans des conditions scandaleuses. Il avait 30 ans. Quatre mois après sa disparition, les sanctions pleuvent sur l’administration pénitentiaire et la police.
Pour protester contre d’incessantes brimades, Skander Vogt, un binational suisse-tunisien, avait mis le feu à son matelas dans sa cellule. Les gardiens de la prison de Bochuz, dans le canton de Vaud, ont attendu une heure et demie avant de lui porter secours. Skander Vogt est mort asphyxié. Il avait 30 ans. Sa famille porte plainte pour « homicide par négligence ».
Journaliste suisse d’investigation, et spécialiste du monde musulman, qui mieux que Ian Hamel pouvait retracer l’histoire du pays cher à son cœur, à l’aune d’une révolution bancaire, la levée partielle du sacro-saint secret bancaire, et d’un référendum anti-minarets, véritable coup de tonnerre dans les pays du Golfe ? Dans cette interview accordée à Oumma.com, Ian Hamel, auteur du livre « Et si la Suisse ne servait plus à rien ? » (Editions Larousse) nous dévoile la face cachée du plus blindé des coffres-forts européens, qui tente aujourd’hui, tant bien que mal, de dissimuler la fuite des capitaux des pays du Golfe pour d’autres contrées, où l’air est plus respirable pour les musulmans.
Arabophone, en poste notamment à Beyrouth, à Damas, à Rabat, Alain Chouet a été chef du bureau de coordination des recherches et opérations anti-terroristes pendant cinq ans, et conseiller technique (islam, terrorisme) du directeur du renseignement de 1996 à 1999. En 2008, il a préfacé l’ouvrage de Ian Hamel « L’énigme Oussama Ben Laden ». L’ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE a accepté de répondre aux questions d’Oumma.com.
Le référendum populaire du dimanche 1er décembre en Suisse l’ont montré : la France n’est pas la seule société à vouloir croiser le fer avec l’islam. Même le petit voisin helvétique, icône par excellence des droits de l’homme et de la tolérance est en proie à une intense mobilisation autour des aspects visibles de cette religion.
Issu d’une grande famille palestinienne, Azzam Tamimi, 54 ans, dirige à Londres l’Institut de la pensée politique islamique. Il est également rédacteur en chef d’Alhiwar TV. Contrairement à l’affaire des caricatures au Danemark, il estime que les pays musulmans ne doivent pas s’en prendre à la Suisse. Car le gouvernement a toujours manifesté son hostilité vis-à-vis de « l’initiative populaire » contre la construction des minarets.
Condamné à 20 mois de prison pour vol, injures, coups et blessures, Skander Vogt aurait dû sortir de prison en juin 2001. Mais jugé dangereux, ce binational suisse-tunisien, aujourd’hui âgé de 28 ans, croupit toujours en quartier de haute sécurité en Suisse. Dans son journal, l’homme hurle son désespoir.
Fin mai, Oumma révélait que les parlementaires suisses acceptaient enfin de recevoir Claude Covassi, l’ancien espion du Centre islamique de Genève (CIG). La partie n’est toutefois pas gagnée pour ce Genevois de 36 ans, converti à l’islam, et réfugié en Egypte depuis de nombreuses semaines. Le 8 juin, lors d’une conférence de presse tenue à Berne, Valentin Roschacher, le Procureur général de la Confédération, a contesté l’action de Claude Covassi au sein des services secrets suisses.
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