Nicolas Sarkozy sous les huées aux obsèques d’Omar Bongo

Loin d’un accueil en fanfare, Nicolas Sarkozy a connu une arrivée chahutée sur le sol du Gabon, sous les h

mardi 16 juin 2009

Loin d’un accueil en fanfare, Nicolas Sarkozy a connu une arrivée chahutée sur le sol du Gabon, sous les huées de plusieurs dizaines de Gabonais, clamant leur profonde réprobation populaire à grands coups de : « « On ne veut plus de vous, partez ! » « la France est ingrate. Bois, pétrole, manganèse, on vous a tout donné. La France, si elle est ce qu’elle est, c’est grâce au Gabon, on ne veut plus de tout ça ! »

Venu s’incliner devant la dépouille mortelle du monarque absolu, Omar Bongo, doyen des chefs d’Etat africains, qui a régné d’une main de fer sur l’Etat pétrolifère du golfe de Guinée pendant 41 ans, Nicolas Sarkozy s’est pris de plein fouet des décennies d’une relation aussi ancienne que passionnelle avec un pays acquis à la Françafrique.

Comment a-t-il bien pu vivre ce choc frontal avec un débordement contestataire qui a pris de court les services de sécurité, lui qui, à chacun de ses déplacements sur le sol national, a coutume de faire le vide autour autour de sa personne, surprotégé par un dispositif policier disproportionné faisant rempart autour de lui ?

Accompagné pour la circonstance et à sa demande de son prédécesseur, Jacques Chirac, lequel l’a ridiculisé à l’applaudimètre, le chef de l’Etat a dû doublement accuser le coup, puisque qu’il aurait décidé sur le champ d’écourter son séjour et de ne pas assister au défilé militaire.

Si Nicolas Sarkozy est atteint dans son intégrité, il serait regrettable qu’une fois de plus il minimise dans un excès d’orgueil l’impact de cet opprobre publique, de la même manière qu’en 2007 lors de son allocution prononcée à Dakar, il avait feint de ne pas comprendre le sentiment d’humiliation ressenti par son auditoire après être apparu, sous la plume acerbe de son scribe attitré, Henri Guaino, en donneur de leçon pétri d’arrogance.

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