Samedi 26 mai 2012
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Les femmes entrent par la grande porte au Parlement du Koweït

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Aspirant à renouveler la représentation nationale, les électeurs de l’Emirat pétrolier ont écrit une nouvelle page de leur histoire politique en hissant au rang de députées quatre femmes, parmi les seize candidates prêtes à en découdre avec leurs homologues masculins dans les cinq circonscriptions territoriales qui élisent chacune dix députes.

Signe des temps, c’est la troisième fois que des femmes se lançaient dans l’arène des législatives depuis qu’elles ont obtenu le droit de vote et d’éligibilité en 2005, et cette fois-ci ce fut le ticket gagnant ! Les quatre heureuses députées ont un dénominateur commun révélateur : un cursus universitaire aux Etats-Unis, qui les a vraisemblablement armées pour conquérir les suffrages dans leur pays d’origine.

Depuis trois ans, le Koweït est en proie à une turbulence politique qui a considérablement fragilisé ses instances représentatives. Exprimant la forte volonté populaire de changement, les urnes ont parlé : 21 nouveaux députés vont avoir le privilège d’accéder à l’enceinte suprême du pouvoir législatif, qui compte au total 50 sièges.

Cette échéance électorale marque une nouvelle étape cruciale dans la composition du paysage politique du Koweït, dont les grands perdants sont les groupes sunnites islamistes qui accusent une défaite sans précédent. L’Alliance islamique salafiste n’a réussi à conserver que deux de ses quatre sièges, alors que le Mouvement constitutionnel islamique, le bras politique des Frères musulmans au Koweït, n’a préservé qu’un siège sur trois.

Les libéraux, quant à eux, ont gagné un siège et auront huit députés, tandis que la minorité chiite a presque doublé le nombre de ses élus qui passent de cinq à neuf, dont cinq islamistes. Les grandes tribus, qui forment la moitié de la population, ont gagné 25 sièges mais peu de leurs élus sont islamistes.
De son côté, savourant sa nette victoire, l’étoile montante de la politique nationale, Massuma al-Mubarak, totalise un score record dans sa circonscription, ayant réussi l’exploit de surclasser tous ses opposants : « C’est la preuve que rien n’est impossible. C’est une victoire pour les Koweïtiens et pour leur volonté de changement ! » s’enthousiasmait-elle à l’AFP.

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Commentaires

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Après la nomination récente d’une femme comme ministre en Arabie Saoudite, il s’agit d’une bonne nouvelle : une nette diminution des députés islamistes (voyez sur Internet) et quatre femmes au parlement. C’est un signe d’ouverture vers plus de liberté.

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Ce qui ailleurs serait évident paraît extraordinaire là-bas. Il faudrait se pencher sur ce problème de liberté.

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Comme il n’y a pas moyen de réagir directement à l’article intitulé "la liste Dieudonné/Soral" (lecture express du lundi 18 mai), je vais - un peu - tricher pour vous dire à quel point je suis heureux et fier de votre réaction. Si un jour, comme j’en suis persuadé - parce qu’il n’y a pas d’autre alternative - il y a une paix globale et équilibrée au Proche-Orient, Oumma.com y sera pour beaucoup. Merci à vous.

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On ne peut que souscrire à cette évolution et applaudir ces dames. Il est indiqué dans l’article que ces 4 heureuses élues on fait leurs études universitaires en Amérique et j’ajoute malicieusement, qu’il est même précisé que ceci les "a vraissemblablement armées pour conquérir les suffrages dans leur pays d’origine". Donc il y a du bon parfois en occident.
Faisons le voeux que cet événement augure un changement du statut de la femme dans l’ensemble du monde musulman et que la vie politique et économique leur soit naturellement accessible d’ici quelques temps