Récemment, la Malaisie, qui jusqu’à présent pouvait être fière à juste titre de son équilibre ethnique et religieux, a versé dans le grandguignolesque. Le sujet : « Les non-musulmans, les chrétiens en l’occurrence, ont-ils le droit de prononcer ou d’utiliser dans leurs écrits le nom Allah ? » La question aurait pu être goûtée pour son coté ubuesque puisque le Conseil des ulémas Malais avait publié en Mai 2008 une « fatwa déicide » interdisant l’emploi de ce nom aux non-musulmans. En quelque sorte le nom Allah devient une marque déposée !
Récemment, la Malaisie, qui jusqu’à présent
pouvait être fière à juste titre de son équilibre ethnique et religieux, a
versé dans le grandguignolesque. Le sujet : « Les non-musulmans,
les chrétiens en l’occurrence, ont-ils le droit de prononcer ou d’utiliser dans
leurs écrits le nom Allah ? » La question aurait pu être goûtée
pour son coté ubuesque puisque le Conseil des ulémas Malais avait publié en Mai
2008 une « fatwa déicide » interdisant l’emploi de ce nom aux
non-musulmans.
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style=';'>[i]
En quelque sorte le nom Allah devint une marque déposée ! Mais, au début
de ce Janvier, la Justice malaisienne a fort justement invalidé et annulé cette
« fatwa », et autorisé une publication chrétienne en malais à
employer le nom Allah. Résultats : nombreuses manifestations et, clou du
spectacle, trois églises dégradées et partiellement incendiées.
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class=MsoEndnoteReference>[ii]
Quelques soient les langues et les cultures, les
désintégrismes, en leur stupidité canonisée, se rejoignent.
Si les hommes s’entredéchirent « Au nom
de Dieu », des musulmans, plongeant aux racines étymologiques du mal
voudraient en découdre « pour le nom de Dieu » !
Allâh ne serait donc pas le Dieu de tous les
hommes mais uniquement le dieu des musulmans !
Ceci étant, un des mots d’ordre de ces
manifestants est particulièrement instructif : « L’hérésie prend
naissance dans la mauvaise utilisation des mots » formulation qui,
étrangement, interpelle la sémantique. Au delà des mots et des enjeux inavoués
de telles intentions, ces événements renvoient à un arrière plan théologique
réel, la problématique étant bien moins futile qu’il n’y parait :
• Le nom Allah est-il un nom propre ?
Le Nom de Dieu est chez les classiques Son Nom
propre, celui que Allâh se serait donné en la Révélation mais qu’il possédait
de toute éternité. Le prononcer désigne Son Essence et Le qualifie en tant que
tel, le nom et le Nommé sont identiques. Il ne peut donc être pleinement nommé
que par ce nom « Allâh ». Les termes Dieu, Dios,
God, Gott, Khoda, ne peuvent ainsi convenir que par
défaut. Autre abord, Allâh serait le Nom suprême et, par conséquent, le nommer
autrement serait soit ne pas l’invoquer, soit ne pas le désigner. Tout autre
nom indiquerait autre chose que Allâh.
Les extrémistes du non-pensé assurent ainsi par
un curieux raisonnement inverse que du fait qu’un non-musulman adore un autre
dieu [sic] il n’a pas le Droit de prononcer le mot Allâh. En quelque
sorte, une version ségrégationniste de l’interdit hébraïque.
D’autres, quelques siècles durant, les
mutazilites, ont considéré avec raison que « Dieu » en son éternité
n’a ni Nom ni Attribut. Le nom n’est donc pas en ce cas identique au Nommé. Les
« noms » employés ou enseignés par la Révélation ne sont par
conséquent que des « métonymies » issues du langage des hommes.
Or, le terme Allâh est plus ancien que la
Révélation coranique de langue arabe, et le Coran apporte ici une précieuse
contribution. En un passage sans équivoque, les polythéistes Mecquois sont
interpellés sur le fait que tout en croyant en une entité supérieure au sein de
leur panthéon, Allâh, ils ne reconnaissent pas la prédication monothéiste de
Muhammad. Il est donc ordonné au Prophète de les interpeller sur l’illogisme du
polythéisme :
“ - Dis : « A qui donc
appartient la Terre et ce qu’elle recèle puisque vous prétendez posséder une
connaissance ? »
- Ils répondront : « Á
Allâh ».
- Réplique : « N’y
réfléchirez-vous donc pas ? » ” S23.V84-85.
Font suite deux autres questions quant à la
possession de la seigneurialité, et de la souveraineté. Les réponses sont
invariablement les mêmes : lillâh, « Á Dieu ».
Il apparaît donc clairement en ces versets que les Arabes connaissaient le nom Allâh.
De même, bien des rapports coraniques de controverses avec les Juifs Médinois
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class=MsoEndnoteReference>[iii]
prouvent que ce nom était d’usage en la langue arabe toute confession
confondue.
Dès avant de ce qui nous semble avoir été
l’origine, le nom Allah n’était donc pas un nom propre spécifique au Dieu de
l’Islam. Nous lisons : “ Dis :
« Que vous invoquiez Allâh ou Le Tout-Miséricordieux, Il possède les plus
beaux Noms…”S17.V110.
De fait, les chrétiens et les juifs de langue
arabe présents à l’époque en Arabie employaient le nom Allah avant l’Islam et
continuèrent ainsi jusqu’à nos jours, le Moyen Orient multiconfessionnel en
témoigne. Rien jusqu’à présent n’était venu contredire l’évidence.
• Allâh ou Dieu sont-ils ontologiquement
équivalents ?
Nous concernant, le nom « Dieu » se
comprend selon l’acceptation que prend ce nom dans les cultures monothéistes
et, l’histoire des religions le confirme, en les divers panthéons polythéistes.
Les Arabes, nous l’avons vu, connaissaient parfaitement une entité supérieure
créatrice du monde qu’ils dénommaient allâh et auquel, selon une
répartition de type animiste, ils associaient un grand nombre de divinités
subalternes, chacune possédant des fonctions et des pouvoirs précis. En quelque
sorte une distribution des charges qui n’est pas sans rappeler l’organisation
des sociétés humaines. Ainsi, de par les règles tribales bédouines, un chef,
quand bien même représentait-il l’autorité suprême, se retrouvait de fait dans
l’obligation de répartir son pouvoir selon la hiérarchie des différentes
factions, autant d’associés pour un même domaine. En cette particularité
anthropologique se trouve probablement le fondement du système polythéiste
arabe et, subséquemment, du terme mushrikîn, associateurs, que le
Coran emploie pour désigner les adeptes de cette conception.
Ce détour par le polythéisme permet de comprendre
aisément que Dieu, désigne : « l’entité supérieure
créatrice de tous les mondes et seule détentrice de tous les pouvoirs, sans
partage, sans représentants et sans délégation. » Cette affirmation
pour être homogène, cohérente, sans possibilité de contestation, et dépourvue
d’ambiguïté ontologique, implique nécessairement un axiome sous-entendu :
« l’inexistence de toutes autres divinités qui auraient pu subsister
indépendamment ou sous l’autorité de la principale. »
Nous retrouvons par ailleurs cette double
approche dans la shahada. Elle débute par l’énoncé d’une première
condition, qui est négation absolue : lâ ilâha, « il n’y a
pas de divinité existante » et se complète par l’affirmation
absolue : illâ-llâh, « si ce n’est Dieu ».
Négation et affirmation se recouvrent alors de manière antinomique, procédé
permettant de définir exactement et axiomatiquement l’Unicité de Dieu :
avant tout, une unicité d’ordre ontologique.
Cette définition pour être rigoureusement celle
de l’Islam, est tout autant commune à l’ensemble des religions monothéistes.
Plus simpliste mais explicite : Avez-vous déjà rencontré un chrétien qui
se prétende polythéiste ?! Allâh, ou Dieu, représente bien
la même réalité ontologique.
• Faut-il traduire allâh par Dieu ou
le transcrire Allah ?
Allah n’est pas le dieu des musulmans ou,
pire encore, des Arabes, mais Dieu, l’entité suprême commune à
toutes les cultures monothéistes et, au-delà, à tous les hommes. Depuis le
Moyen-Âge, au moins, l’on préféra transcrire ce nom plutôt que de le traduire.
A vrai dire cela ne dénote à l’origine qu’une totale méconnaissance et
incompréhension des occidentaux quant à ce allah des Maures et autres
Sarrasins qu’ils assimilaient à une quelconque idole, parfois au soleil, voire
au diable ou pire à Muhammad lui-même. Puis, lorsqu’il fut clair que,
malheureusement, ces « hérétiques » adoraient le même Dieu que les
judéo-chrétiens, l’on maintint néanmoins la transcription afin de démarquer
artificiellement le « vrai Dieu » du « dieu mahométan ».
Bien des traducteurs occidentaux font encore de même et, même si le débat s’est
édulcoré, il conserve à l’évidence un fond commun d’avec ces vielles inimitées,
cette habitude fautive de transcription n’étant pas à l’évidence tout à fait
innocente.
Le débat, loin d’être cantonné aux productions
orientalistes, aux sites puissamment islamophobes, ou à la lointaine Malaisie,
connaît en Europe, terre de musulmans non-arabophones, une curieuse variation.
En effet, des laudateurs de franges obscures se plaisent à claironner haut et
fort qu’il est harâm, illicite, de nommer Allâh autrement que par son Nom
arabe. Ils bannissent donc le mot Dieu et maintiennent dans leurs textes ou
leur discours en langues non-arabes les transcriptions Allah ou Allâh.
Démarche remarquablement symétrique à l’ostracisme judéo-chrétien classique.
Ils postulent ainsi que le Dieu des musulmans ne
doit pas être amalgamé avec celui des chrétiens, confondant dans leur ignorance
trinité et trithéisme je suppose. A cette fin, ces « théologiens » de
la rupture rendent obligatoire l’emploi du nom Allâh versus Dieu,
pauvreté théologique et juridisme pathologique oblige. Ce faisant, Ils
confirment alors que notre Dieu n’est pas celui des autres !
Ceci n’est qu’une conséquence paradoxale de leur
pauvreté dialectique et théologique puisque leur propos initial était
d’affirmer que « les autres » n’adorent pas Dieu.
Il doit donc être clair pour les musulmans
s’exprimant en langue française, ou traduisant le Coran, ou écrivant sur
l’Islam, qu’opter pour la traduction de Allâh par « Dieu »
est ontologiquement correct tout en s’inscrivant sainement en une perspective
de communication positive.
La guerre des mots ne serait-elle qu’une version
« soft », un jihâd de salon ou de fond de cour ? Prenons-y
garde, car, comme chacun sait, les mots peuvent tuer.
• Allâh, Dieu des hommes.
De tels errements ne nous feront pas oublier que
quotidiennement nous récitons :
“Dis, Je me réfugie auprès du Seigneur des
hommes, Souverain des hommes, Dieu des hommes.”
L’adoration de Dieu n’a pas pour vocation de
nous séparer, mais de nous réunir, spécificités et pluralités n’étant que
divers aspects d’une seule et Unique Réalité.
Dieu, Allâh, Khoda, quel que soit le nom que les
hommes Lui donnent, est l’être indéfinissable, attesté uniquement par le cœur,
la foi. Celui dont la présence absolument unitaire, pure monade, est
inaccessible en son Absoluité, samadyya, insondable,
irréductible, indivisible, seule Réalité et seule Vérité.
Aucun nom ne Le représente, autant de mots de nos
langues, autant d’imparfaites métonymies. Mais, « transcendant » Sa
propre Transcendance, Il nous propose de Le découvrir, non pas tant par Ses
Attributs, autre biais du langage, autre communication illusoire, mais de par
Sa manifestation en Sa création, par des voies nous étant accessibles par les
sens, la raison, le coeur. La Miséricorde par laquelle Il se qualifie enveloppe
tout chose, comme elle parcourt la totalité de nos réalités.
Irradiation sans immanence, irradience.
class=MsoEndnoteReference>
class=MsoEndnoteReference>[i]
> Cohabitent depuis cinq siècles en Malaisie
diverses religions mais toutes pratiquent la langue malaise ou Dieu se dit
Allah. Les minorités chrétiennes, tamouls et chinois, pratiquent aussi leur
propre langue et l’anglais et l’on voudrait donc qu’ils utilisent des
désignations de « dieu » en ces langues. L’arabe serait ainsi
l’apanage exclusif des musulmans. Sacralisation et ségrégation ont toujours été
le terreau de toutes les bêtises « dogmatiques »et le ferment de toutes
les violences.
class=MsoEndnoteReference>
class=MsoEndnoteReference>[ii]
lang=EN-US > Signalons que le gouvernement malais
a fait appel à cette décision de justice. En les pays dits musulmans, la
surenchère des gouvernements est une constante visant à concurrencer
l’islamisme sur son propre terrain.
class=MsoEndnoteReference>
class=MsoEndnoteReference>[iii]
lang=EN-US > Ex : S4.V150 ;
S2.V79.
Commentaires
Il faut aussi reconnaitre que beaucoup de chrétiens et catholiques désignent jésus christ comme un Dieu ! Donc est ce normal qu’on puisse admettre qu’on appel jésus Allah ???
Merci beaucoup Shaykhouna !
Enfin un peu de Dogme (croyance), ça fait pas de mal.Je pensais qu’il n’y avait rien de plus evident que la Aaquidah mais apparemment ça pose des soucis à des savants depuis bien longtemps (on se demande si certains savants savent).
Merci encore,simplicité,efficacité,pespicacité.
A bientot.
La principale différence entre le Christianisme et l’Islam porte sur l’appréciation différente de Jésus.
Pour un chrétien Jésus est Dieu incarné et donc il peut dire Allah.(vrai Dieu et vrai homme dans le credo)
Pour un musulman Jésus a une place considérable ainsi que sa mère Marie, mais reste un homme, il est alors inconcevable de l’appeler Allah.
C’est le mystère de la Trinité qui nous sépare.
Ceci dit, le christianisme et l’Islam sont plus proches que le judaïsme sur cette question.
Le terme "judéo-chrétien" tient uniquement à la culture commune. Il n’y a là aucune connotation religieuse.
Les franc-maçons parlent de Grand Architecte de l’Univers
Barak’Allahu fik !.
Salam, j’aime bien cette intervention, même si je ne suis pas d’accord avec les autres texte de M. Ajmi, là je souscris, merci.
Dr. Al ’Ajamî, vous posez la vraie question, celle de la traduction. Votre thèse est coranique et belle. Merci encore !
En bonne philosophie, on répète qu’un signe est différent de ce qu’il signifie et que l’essentiel est le sens. On ajoute que de Dieu personne n’a la connaissance et l’ontologie précise que seul Dieu est, le reste étant illusoire.
Ces axiomes importent et vous les exposez clairement. Ils sont certes indémontrables mais nous ressentons profondément qu’il faut lutter contre la confusion. Le Prophète Muhammad aime Dieu de tout son coeur mais il n’a jamais dit qu’Il était sa propriété !
Pour ma part, lorsque je lis dans Oumma l’expression de "républicanisme hallal", je vois double ! La confusion des langues ne date pas d’hier. La Bible parle de la Tour de Babel. Des architectes voulaient monter seuls jusqu’au ciel pour asseoir leur puissance. Dieu leur a bien montré que la seule puissance vient de Dieu et que l’union des hommes peut être peu innocente.
Le sens de l’unité des hommes est pourtant simple. Ils sont tous créatures de Dieu, l’Unique, tous mortels et toutes les langues sont traduisibles, avec la grâce de Dieu et dans notre langue maternelle, c’est-à-dire sans confusion. Certains contestent ce sens, ne garantit-il pas pourtant la véritable unité sans même mépriser l’exotisme ?
Outre que, en bonne ontologie, la transcendance ne s’oppose pas nécessairement à l’immanence...
Amitiés.
Liliane Bénard
Je n’ai pas de connaissances théologiques pour soutenir quelque discussion que ce soit sur ce sujet pointu, mais il me semble avoir en mémoire que Jésus appelait Dieu "Père", qu’il ne se faisait pas appeler "Dieu", et qu’il ne demandait pas qu’on le prie comme on prie Dieu.
Il a bien parlé de son affiliation, de sa mission sur Terre en adoptant totalement la condition humaine, tout en précisant que son royaume n’était pas de ce monde.
Cette complexité a fait l’objet de débats et de conciles bien ultérieurs aboutissant à des dogmes (Trinité).
A partir de là, Trinité ou pas, grand prophète, Messie ou fils de Dieu, tout ceci tient de la foi et de la croyance.
Quand à réglementer qui a le droit d’appeler qui Allah, Dieu, God, Got, Yahweh, Jéhovah ou autre, c’est plus qu’ubuesque, c’est totalement idiot, de cette idiotie et de cette petitesse humaines qui doivent vraiment agacer celui que les hommes nomment ainsi.
Et tant qu’à être au royaume d’Ubu, que ces puristes sclérosés nous renseignent que leur décision quant à l’appellation pratiquée par les éventuels extraterrestres. Soyons sérieux...
Magnifique texte. Que j’aime Oumma.com quand il rapproche les humains. Continuez dans cette voie, de grâce !
Vive la Malaisie !
"il me semble avoir en mémoire que Jésus appelait Dieu "Père", qu’il ne se faisait pas appeler "Dieu", et qu’il ne demandait pas qu’on le prie comme on prie Dieu."
Tiens, c’est drôle, je ne vous visualisais pas si vieux !
J’ai toujours considéré le mot Allah comme l’équivalent de Dieu en français.
Ces noms ont été utilisés par les hommes alors que Dieu (ou Allah) est transcendant à l’homme, ce qui signifie qu’il nous est impossible de donner de Dieu une définition exacte avec notre vocabulaire.
Les noms de Dieu ou Allah ne sont donc que des mots désignant une réalité impossible à définir.
Il me semble que la seule différence entre les deux mots est la langue que l’on parle comme on dit "el ard" en arabe pour "la terre" en français.
A Hayat : mémoire de catéchisme et d’instruction religieuse à l’aumônerie du collège !!! Ce n’est peut-être pas si vieux, mais c’est loin !
Cher monsieur, votre article est une excellente réponse aux dérives abracadabrantesques des ulémas Malais qui, avec leur « fatwa déicide » interdisent l’emploi du nom « Allâh » aux non-musulmans. Mais il est dans votre article une affirmation qui me semble aller aussi loin qu’eux, et non pas dans le domaine strictement linguistique, mais plus largement conceptuel. Vous affirmez avec l’autorité que je vous reconnais par ailleurs, que le Dieu monothéiste est
l’entité supérieure créatrice de tous les mondes et seule détentrice de tous les pouvoirs, sans partage, sans représentants et sans délégation.
Et puis, vous rappelez que
les mutazilites, ont considéré avec raison que « Dieu » en son éternité n’a ni Nom ni Attribut.
Ces deux affirmations me semblent aussi contestables l’une que l’autre, car le Démiurge (=l’attribut divin qui est proprement créateur du monde) n’y trouve pas sa place. Ou me tromperais-je ?
La Monade
Le Trithéisme
La Trinité
La principale différence entre le Christianisme et l’Islam ,si je puis me permettre Andrépaul.
Merci Docteur pour ce cours magistral.
Dieu est Grand.
Chère Hayat et cher Fermion,
Quelque soit vos âges, l’islam souligne que Jésus était un prophète et un être humain de même que Moïse et Muhammad.
La question serait celle de sa relation avec Dieu. Cette relation est certes celle d’un individu particulier et inconnaissable. Il prie "Notre père" mais nous savons bien que sa relation avec Lui n’est pas biologique. Il a été créé de toute éternité comme tous les prophètes et les êtres humains. Ne sommes-nous pas d’autre part tous également des enfants de Dieu ?
Jésus a de plus été élevé vers Dieu comme le dit le Coran. Il a ainsi été libéré de polémiques sordides. Personne ne sait ce que signifie cette élévation. Les théologiens chrétiens disent qu’il est à la fois vrai Dieu et vrai homme. Nous sommes en présence d’un mystère inaccessible à notre raison.
Quant à Dieu, nous savons seulement quIl est et que des hommes l’aiment de tout leur coeur sans pouvoir Le connaître. On peut certes l’appeler Allah comme les Arabes mais aussi traduire ce terme dans toutes les langues de la terre. Personne ne pourra empêcher l’ignorance humaine. Le Coran souligne justement qu’Il est unique comme l’ont toujours enseigné les juifs et les chrétiens.
Preuve en est que la Sainte Trinité dont parlent les chrétiens ne relie pas trois dieux. Dieu est unique même s’il apparaît sous des formes différentes : Créateur des mondes, Sa parole s’exprime en langage humain, Il est finalement l’Esprit qui transcende les mondes et les lois.
Qui pourra dire le contraire et interdire à un homme de parler de Dieu ?
Je reconnais simplement que les hommes ont du mal à reconnaître leur ignorance et qu’ils aimeraient bien que le prophète auquel ils se réfèrent les renseignent. Nous devons prendre conscience que Dieu a créé les prophètes
mais aussi l’ignorance humaine. Leur approche de Dieu était certes supérieure à celle du commun des mortels mais ils ne faisaient pas de confusion. Un fils pourrait-il se prendre pour son père alors même qu’ils sont de la même famille ?
Amitiés.
Liliane Bénard
Cher Waglioni ; Vous ne vous trompez point mais dès lors que l’on se place en une perspective akbarienne dirions-nous. Il est des lieux et des temps pour tout propos.Les définitions ne valent que selon la perspective de l’observateur ; ceci nous rappelle le propos de Richard Feynman au sujet de la mécanique quantique... Peut être, aussi, nous manque-t-il en théologie une réflexion actuelle équivalente à celle qui préside à la recherche d’une théorie de grande unification entre la mécanique classique, einsteinniène et quantique...
Il est curieux de voir comment le propos du Dr Al ajami est dévié de son objectif. Il ne s’agit pas de discourir sans connaissance sur les concepts propres au christianisme mais sur la bêtise de certains de nos propos. Réflexe : nous évacuons la critique interne, dont nous remercions l’auteur -un des rares qui ose s’attaquer à l’arrogance de nos certitudes- au profit d’une critique externe....veille habitude en quelque sorte.
Mamyli a dit :
Les théologiens chrétiens disent qu’il est à la fois vrai Dieu et vrai homme. Nous sommes en présence d’un mystère inaccessible à notre raison.
Comment considérer qu’un mystère est inaccessible à l’Homme alors que c’est l’Homme qui l’a crée de toute pièce ?
Une fiction variable selon les lieux et le temps. Tout au plus ceci exprime l’angoisse des hommes de ne pas voir la suite. Frustration extrême qui exige que l’on imagine être capable de continuer d’exister après la mort.
Pour le reste il est extrêmement facile de créer des mystères. Il suffit d’évoquer quelque chose qui échappe à la raison et de le tenir pour vrai.
Quant à Dieu, nous savons seulement quIl est et que des hommes l’aiment de tout leur coeur sans pouvoir Le connaître.
Ca c’est vous qui le dites. Moi je dis Dieu n’est pas, puisque je ne peux le connaître et je n’ai aucune raison d’aimer ce qui n’existe pas.
Et quelle prétention ont ces hommes qui croient détenir la vérité !
.
Le Coran souligne justement qu’Il est unique comme l’ont toujours enseigné les juifs et les chrétiens.
Dieu est unique même s’il apparaît sous des formes différentes : Créateur des mondes, Sa parole s’exprime en langage humain, Il est finalement l’Esprit qui transcende les mondes et les lois.
Je trouve que réduire un créateur à une seule entité est quelque part un peu réducteur. Il est plus logique comme les grecs anciens ; Hindous ou autres d’imaginer un monde parallèle peuplé d’une multitude de divinités.
Qui pourra dire le contraire et interdire à un homme de parler de Dieu
Des musulmans se font les gardiens de l’appellation d’origine contrôlée.
Nous devons prendre conscience que Dieu a créé les prophètes mais aussi l’ignorance humaine. Leur approche de Dieu était certes supérieure à celle du commun des mortels mais ils ne faisaient pas de confusion. Un fils pourrait-il se prendre pour son père alors même qu’ils sont de la même famille ?
C’est le propre des enfants de vouloir être adultes. Symboliquement pour devenir un homme l’adolescent se doit de tuer le père. Pour se libérer et assumer sa vie en adulte libre. On peut supposer que l’humanité est encore adolescente et n’a pas encore franchi le cap de la maturité.
Cher anonyme (ou cher docteur ?), vous avez la bonté de remettre mes propos dans la bonne perspective, et je partage votre (expérience ?) sur la relativité de telle ou telle affirmation. C’est bien le manque de mise en perspective qui affecte ces pauvres hères d’ulémas Malais. La prise "au pied de la lettre" est ce que l’on peut faire de pire en fait de perspective, aussi je m’étonnais que le bon Dr Al ’Ajamî se montre aussi péremptoire dans le passage que je citais, sur la question, combien centrale, de la fonction et de l’articulation des attributs divins, et du recours nécessaire ou non, à certaines étapes justement intermédiaires, aux entités médiatrices, comme je crois pour ma part que c’est une donnée anthropologique (question là encore d’expérience ?).
Et sur la physique et ses théories, je ne vous suivrai pas dans vos rêves d’unité : les théories unificatrices amènent trop vite aux affirmations scientistes et autres hérésies.
à athée : merci de nous monter que l’athéisme peut être aussi inquisiteur que certain croyants le sont. Sachez, cher athée, que dans le Coran ce terme n’existe pas, il n’ y a pas d’athéisme mais seulement du kufr qui, comme chacun sait, signifie se cacher à soi-même la vérité scellée en son coeur. A ce titre, le Dr Al Ajami tout comme le regretté Jacques Bercque traduisent kâfir, celui qui fait acte de kufr, par "dénégateur", celui qui est dans le déni de ce qu’il sait vrai. Ceci dit, que vous preniez les forums de Oumma pour des canapés de psychanalyste ne pose aucun problème, visiblement votre mal être nécessite que vous vous épanchiez, il faudra donc que nous soyons le père que vous deviez tuer, comme vous l’avouez vous-même.
Aux jeunes et aux moins jeunes qui me disent je suis Athée, je dis souvent qu’il faut distinguer un jugement d’existence et une définition. Je sais que Dieu existe mais je ne peux le définir. C’est d’ailleurs ce qui nous arrive lorsque nous rencontrons par exemple des personnes humaines...
Nietzsche est un grand philosophe qui m’a initiée à la philosophie. Lorsqu’il dit "Dieu est mort". Il m’a d’abord choquée profondément jusqu’au moment où j’ai compris que le dieu dont il parlait était une représentation fort contestable du Créateur des mondes, peut-être de l’ordre du "père fouettard", une image du père dont, vous avez raison de le rappeler, l’adolescent doit se libérer !
Ibn Arabî, un grand mystique soufi ne combat pas l’athéisme. Il dit que certains n’affirment pas leur foi par pudeur outre qu’elle est souvent indicible. La multiplicité des noms de Dieu ne peut Le définir. Sa dénégation exprime la liberté humaine.
Je crois que la maturité va au-delà du meurtre symbolique du père. Elle s’interroge sur le sens de l’existence et peut percevoir ce qui est véritablement malgré notre ignorance.
Al ’Ajamî parle si bien de l’ontologie...qui nous situe par delà le licite et l’illicite. Il nous invite à une expérience métaphysique et spirituelle, sans doute par delà les mots.
Amitiés
Liliane Bénard
A Athée
Je vous rapelle que dans toute les religions polytheiste (grec, egyptienne ou Hindou), il y’a toujours "une force" qui crée l’univers, et que cette force est différente et plus puissante que "les dieux". "Les dieux" ne sont que les céations de cette "force"
Et je vous rappelle que la psycanalyse est une escroquerie, et non pas une science !
Quel est votre prètention à croire que vous détenez la vérité ?
Logikman a dit :
Et je vous rappelle que la psycanalyse est une escroquerie, et non pas une science !
Quel est votre prètention à croire que vous détenez la vérité ?
Toute la différence entre vous et moi est dans cette certitude. Vous l’avez je ne l’ai pas.
Il est curieux d’ailleurs de considérer que celui qui ne croit pas est selon vous sûr de détenir la vérité.
Vous paraissez ne pas douter de l’existence de Dieu. Quelle prétention !
Quant au fait que les hommes ayant tous, selon vous, une croyance en une force supérieure donnerait à cette force supérieure sa réalité est un bien curieux raisonnement.
Il suffirait donc de s’entendre sur quelque chose pour faire de ce quelque chose une vérité. Bizarre !
Quant à votre rejet de la psychanalyse elle vous regarde, mais vous situe aussi. Sans doute niez-vous aussi l’évolution ?
La psychanalyse est une science qui se représente l’esprit humain et se propose d’interpréter les rêves. Certains escrocs en ont fait usage mais cela ne réduit pas son intérêt pour la psychologie. Cette discipline a aussi évolué...(cf. l’histoire de la psychologie).
Le point de vue Freudien est matérialiste et anti-religieux. Il fait de la religion une illusion mais des croyants comme Karl Gustav Young en ont fait usage pour développer leurs théories de l’imagination sans contradiction avec leur foi. L’imagination donne naissance à l’art y compris l’art religieux.
Toutes les sciences cherchent des vérités. Elles évoluent par essais et erreurs, portant toutefois de petites pierres à l’édifice de la connaissance. humaine. Les sciences musulmanes ont joué un rôle moteur au Moyen-âge.Les
mystiques eux-même cherchaient la connaissance des états de l’esprit humain...
Reste certes à distinguer la science de la magie comme la santé (mentale y comprise) de la maladie et la religion de tant de superstitions, concluant sans problème que Seul Dieu sait...
Amitiés.
Liiane Bénard
Athée a dit :
Je trouve que réduire un créateur à une seule entité est quelque part un peu réducteur. Il est plus logique comme les grecs anciens ; Hindous ou autres d’imaginer un monde parallèle peuplé d’une multitude de divinités.
Si vous aviez étudiez davantage, vous sauriez que nombre de philosophes grecs tels Aristote concevaient le monde comme redevable à un principe unique.
La vision hindouiste du monde réduit toute existence au principe de l’unicité divine.
Vous avez dit :
C’est le propre des enfants de vouloir être adultes. Symboliquement pour devenir un homme l’adolescent se doit de tuer le père. Pour se libérer et assumer sa vie en adulte libre. On peut supposer que l’humanité est encore adolescente et n’a pas encore franchi le cap de la maturité.
C’est le propre des enfants gâtés de n’avoir aucune gratitude envers leurs parents, de se croire supérieur à eux, de croire qu’ils leur ne le doive rien et de croire qu’ils peuvent se passer d’eux.
De plus, si vous voulez faire de la psychologie, je vous suggère de délaisser le freudisme, ça ne mène qu’à des cul-de-sac.
Immensémment plus fertile est la pensée de son élève qui est devenu un maître à la pensée infiniment plus féconde : Carl Gustav Jung.
C’est le propre de la superficialité de la pensée athéiste courante de n’être capable de formuler un « pourquoi être athée » seulement en tenter de démontrer que la vie religieuse est néfaste et en faisant l’impasse sur tout ce qu’elle a apporté à la civilisation et bien sûr en ignorant superbement tout ce qu’elle apporte à l’intériorité des individus et d’autre part en ignorant de parler de tous les criminels commis par des athées.
La morale ne peut qu’être fondée en métaphysique.
Aucune morale égalitaire ne peut être fondée dans l’immanence pure.
C’est bien tout le propos de Nietzsche et pourquoi il méprisait tant les athées et les agnostiques : « ces petits chrétiens décadents ».
Vous semblez faire partie du lot que Nietzsche méprisait tant : un chrétien qui s’ignore.
Finalement, l’athéisme philosophique et militant se fonde généralement sur deux fausses propositions réfutés en science et en logique :
1- tout savoir peut se réduire à des concepts, or, le propre du concept est de réduire, détruire et occulté une partie fondamentale de l’information comme celle qui n’émane pas de l’intellect mais de l’intuition ;
2- l’histoire des humains et le développement de la pensée humaine suit une courbe linéaire évolutionniste : c’ets le positivisme et le développementisme. Cest deux courants ont été réfutés il y a des décennies déjà.
Et quelle prétention ont ces hommes qui croient détenir la vérité
C’est de vous que vous parler là.
Je vous ai déjà dit Athée, quand vous venez ici, ne vous prenez pas pour la plus intelligente et la plus connaissante, ne prenez pas vos croyances pour des certitudes et ne venez nous les mettre dans la face impudémment comme une missionaire coloniale. C’est très effronté.
Parlez avec modestie et vous recevrez beaucoup plus de respect.
Soyez humble et vous en apprendrez beaucoup plus.
Soyez sympathiques et vous recevrez amour, respect et connaissance.
Et Dieu -Exalté Soit-Il- Est le plus Savant.
C’est le propre des enfants gâtés de n’avoir aucune gratitude envers leurs parents, de se croire supérieur à eux, de croire qu’ils leur ne le doive rien et de croire qu’ils peuvent se passer d’eux.
Ceci pourrait être facilement transposé en changeant parents par pays.
Au fait savez-vous qu’athée est toujours écrit avec un "e" à la fin.
Je n’ai jamais volé, jamais médit, jamais insulté, jamais tué, jamais etc. Je suis un athée rabique et de plus belle eau. Certains m’assurent que j’irai en enfer. Hé bien, tant pis ou tant mieux.
Logikman a dit :
Je vous rappelle que dans toutes les religions polythéistes (grecque, égyptienne ou hindoue), il y a toujours "une force" qui crée l’univers, et que cette force est différente et plus puissante que "les dieux". "Les dieux" ne sont que les créations de cette "force"
Et je vous rappelle que la psychanalyse est une escroquerie, et non pas une science !
Quelle est votre prétention à croire que vous détenez la vérité ?
Je ne détiens certainement pas la vérité ! Vous encore moins.
Roberto a dit :
Je n’ai jamais volé, jamais médit, jamais insulté, jamais tué, jamais etc. Je suis un athée rabique et de plus belle eau. Certains m’assurent que j’irai en enfer. Hé bien, tant pis ou tant mieux.
Roberto vous ne craignez rien en ce qui concerne l’enfer car ceux qui nous le promettent pour l’au delà nous le concoctent ici bas !
Je me sens moins seul.
Athée a dit :
Ceci pourrait être facilement transposé en changeant parents par pays.
Au fait savez-vous qu’athée est toujours écrit avec un "e" à la fin
Vous souhaitez élaborer un peu là-dessus Athée.
Ne soyez pas tant cryptique, ayez l’obligeance de développer parce j’aimerai être sûr à 100% de ce que vous venez d’avancer avant de vous répondre...
Athée a dit :
ceux qui nous le promettent pour l’au delà nous le concoctent ici bas
Vous parlez des Anarchistes russes qui plantaient des bombes à l’aveuglette ?
Des cadres végétariens du parti nazi ? Des purges staliniennes ?
Des colonisateurs athées français ou anglais ?
Des traders de Wall street et des prêtres du capitalisme qui sont athées mais adorent le dieu argent et qui dévalisent les pays du Sud depuis un siècle et demi et font des ravages aux quatres coins du globe ?
Ou est-ce que vous parlez des sionistes comme Théodore Herzl et tous les autres nationalistes fanatisés ?
Ou bien des néoconservateurs américains qui sont eux aussi athées ?
Le paradis sur Terre des Athées, ce sont ces gens-là qu’ils l’ont construit ?
Ou est-ce les intolérants xénophobes en votre genre qui aimeraient rien de moins que de faire disparaître les gens qui ne pensent pas comme vous ?
Votre recette : « faites disparaître la religion et tout ou presque ira bien » : c’est pas de la philosophie, c’est pas de l’analyse scientifique, c’est une réflexion de gamin qui a peur de la complexité de l’univers et qui se réfugie dans le confort de la monocausalité pour donner un sens au monde : « si ce n’était de ces maudits religieux, tout irait bien ».
J’ai déjà entendu chose similaire d’un musulman : si ce n’était de ces mécréants...
d’un chrétien : si ce n’était de ces impies...
de juifs : si ce n’était de ces goys...
d’un blanc : si ce n’était de ces basanés...
d’un noir : si ce n’était de ces blancs...
Vous aimez la facilité intellectuelle, Athée.
Et Dieu -Exalté Soit-Il- Est le plus Savant, Il Est l’Omniscient, le Sage.
Parlez avec modestie et vous recevrez beaucoup plus de respect.
Mr. boujrada, sans vouloir vous manquer de respect, vous devriez tout de même relire vos messages et en goûter le ton péremptoire ... J’ai rarement vu autant d’orgueil et de condescendance.
L’humilité et la modestie sont les pierres de voûte de toutes les spiritualités ... ne vous égarés pas dans l’intégrisme et le mépris.
Très cordialement
à Karim.
En fait de simplicité votre monde à vous est on ne peut plus simple, je dirai même simpliste.
La cause de tout les maux dont la panète souffre vient de l’Occident capitaliste.
Et pour plus de commodité d’un Occident athée, sans aucun génie, qui se serait contenté de piller et pourrir la planète pour se développer et se gaver.
Un monde de prédateurs sans humanité, qui doit tout aux autres et rien à lui-même.
Cela ne vous parait pas un peu caricatural ? C’est vous qui parlez de respect de l’autre ?
Vous ne croyez pas qu’en remuant l’Histoire je pourrais aussi relever une liste sans doute aussi longue, comme vous le faites pour l’athéisme et de la laïcité, tous les bienfaits des religions (toutes) dans les domaines des guerres de religions, de l’esclavage, des rezzou, de la colonisation etc.
Il y a peu, et seulement dans les démocraties, que la religion est reléguée au dehors du fait politique. Ailleurs elle est encore partie prenante du fonctionnement des pays. Je n’ai pas connaissance que ces pays soient exemplaires pour les autres ni même pour leurs peuples.
Ce n’est pas de myopie dont vous êtes atteint mais d’un véritable aveuglement idéologique ou se mêle la religion et les théories de libération.
Une espèce d’islamo-gauchisme.
à l’at
Au fait savez-vous qu’athée est toujours écrit avec un "e" à la fin.
Savez-vous qu’il manque un point d’interrogation à votre question ?
Je suis d’accord avec vous sur l’orthographe du “titre” que vous revendiquez ostensiblement mais je dois dire que ce n’est pas si “mâle” que Karim B. vous prenne pour une femelle. Plus sérieusement, il n’y a pas que des avantages dans le champ virtuel de l’Internet et puis être pris pour une femme ne devrait pas vous déstabiliser jusqu’à douter de votre propre nature. Sinon il existe des femmes qui pensent et même mieux que beaucoup d’hommes. Ne dit-on pas que le bon sens est la chose la mieux partagée au monde ? Étant donné que globalement les femmes sont plus nombreuses que les hommes, la faculté de réflexion sera donc majoritairement plus fréquente chez elles...N’oublions pas enfin la fameuse citation : Derrière chaque grand homme, il y a une femme.(Œuf corse, comme dira mon ami (sans “e” bien-sûr))
Karim est terrible ! et nous nous éloignons trop de l’article du Dr Al ’Ajamî qui ne mérite pas de tels affrontements.
Comme le dit MHD je crois, il importe de savoir pourquoi des musulmans se réservent jalousement le nom de Dieu, Allah en arabe, Khoda en persan...
À quoi correspondent ces mots même traduits dans toutes les langues ? La réponse est simple pour les athées. Ils ne correspondent à aucune réalité et ne nous permettent pas d’échapper au monde des illusions. Le Dr. Al ’Ajamî leur accorde que l’illusion est souvent reine. Il note : "Les mots peuvent tuer". Ils ont certes été l’occasion de guerres de religions !
L’auteur de cet article ne s’en tient pas là. Il invite les partisans d’une guerre illusoire à retrouver la source de l’Unité véritable, le seul Seigneur des hommes, même s’Il est insondable Samadyya, en arabe avec un s emphatique. Il se manifeste dans Sa création comme Sa Miséricorde. il est possible ajoute-t-il de la goûter comme une oeuvre d’Art et par delà les mots...
Le passage reste à accomplir comme de notre guerre intérieure à la paix de l’âme...
Amitiés.
Liliane Bénard
Djamel dit
Je suis d’accord avec vous sur l’orthographe du “titre” que vous revendiquez ostensiblement mais je dois dire que ce n’est pas si “mâle” que Karim B. vous prenne pour une femelle. Plus sérieusement, il n’y a pas que des avantages dans le champ virtuel de l’Internet et puis être pris pour une femme ne devrait pas vous déstabiliser jusqu’à douter de votre propre nature ( ???). Sinon il existe des femmes qui pensent et même mieux que beaucoup d’hommes. Ne dit-on pas que le bon sens est la chose la mieux partagée au monde ? Étant donné que globalement les femmes sont plus nombreuses que les hommes, la faculté de réflexion sera donc majoritairement plus fréquente chez elles...N’oublions pas enfin la fameuse citation : Derrière chaque grand homme, il y a une femme.(Œuf corse, comme dira mon ami (sans “e” bien-sûr))
Sachez que je n’ai aucune espèce de réticences a être pris pour une femme cela me flatte plutôt.
Nous habitons dans un pays, vous et moi, où cette discrimination n’est pas de mise, contrairement à d’autres où le mépris de la femme est tel que le sex ratio s’en trouve perturbé en leur défaveur par le choix prénatal que font les familles.
Dans certains pays la polyandrie deviendrait même une nécessité si curieusement la religion ne portait les mâles vers la polygamie.
Coutumes contradictoires qui portent à la frustration de nombreux hommes qui ne peuvent plus se payer une femme tant les dots sont élévées.
Heureusement que dans notre démocratie laïque nous échappons à cela.
N’est-ce pas ????
Les Arméniens sont chrétiens et on (Je suis Arménien moi aussi) des expression comme Yallah, mashallah inshallah.
Mais Dieu c’est Ararmazd. Tant pis, j’éviterai la Malaysie. De toute façon la tolérance chez les Musulmans on pourrait en discuter longtemps...
Ma soeur habite encore en turquie. Elle nous téléphone souvent en pleurant. Elle habite un quartier turc. Les voisins l’insultent, la traitent de Gavur (infidèles) de sale arménienne, lui intiment de dégager de Turquie. Intimidations, il y a même des excités de la frapper.
Bon, je me suis éloigné du sujet un peu. Mais j,avais besoin de me soulager avec ce coup de gueule.
Bonjour Albert
Comme vous m’êtes un petit peu sympathique ce matin, je me risque une petite parenthèse pour vous dire que je ne vis pas en France mais à cheval entre Lausanne et Berlin. (Je devrais dire en Mercedes à la place du cheval mais bon, passons et tant pis si l’écologie prend un coup). Tu faisais sans doute allusion à l’Inde où le sex ratio est en défaveur des femmes. En effet ce pays adopte majoritairement l’hindouisme comme religion (4/5 ème de la population), qui repose sur l’existence des castes.
Les mariages entre individus de castes différentes étant proscrits et les disparités sociales, économiques et culturelles aidant, on comprend que l’on arrive à un tel résultat. Ce qui matérialise la différence de l’homme et la femme dans le couple , c’est la dot. Elle repose sur des fondements religieux (l’Homme serait la représentation du divin dans la famille) et économiques (le garçon a coûté cher à ses parents). Suggérer la polyandrie comme solution à ce déficit n’assure pas systématiquement un rééquilibrage des données mais poserait d’autres problèmes sociaux et éthiques et accroitrait à terme la prolifération de liens consanguins néfastes aux groupes humains à naître.
La Chine , le Vietnam et les pays du Sud-Est asiatique connaissent à peu près le même phénomène de dénatalité du genre féminin, lié aux croyances culturelles et la réalité économique. Quand à la polygamie, je ne crois pas qu’elle serait adoptée par ces pays même si elle leur parait la seule solution et cela pour des raisons évidentes qu’il est inutile d’étaler ici. Enfin, n’oublions pas que la polygamie telle que entendue par l’islam est une exception et jamais la règle. Osons dire qu’en Occident, la polygamie tant décriée est évidemment interdite par la loi mais pas dans les faits puisque la presse People et à scandale montre le contraire...Encore un deux poids deux mesures qui semble bien coller à nos donneurs de leçons !
Comme vous ne m’êtes pas plus antipathique que ça malgré vos propos péremptoires et suffisants, je me risque à vous répondre sur ce sujet.
Le déséquilibre du sex-ratio n’est pas propre à l’Inde et à la Chine, il est aussi le problème du Pakistan, pays que l’on sait peu bouddhiste. A moins que vous ayez des informations que je n’ai pas ?!
Quant à la polygamie, je vous conseille vivement d’aller faire un tour dans les pays arabo-musulmans, ou en Afrique sub-sahélienne (Mali, Niger...) largement gagnée par le prosélytisme musulman depuis la fin de la colonisation, et vous verrez que la polygamie est loin d’être anecdotique comme vous le supposez.
La polygamie est en réalité dictée par le niveau de vie du sujet plus que par la religion qui la prescrit si le sujet en a les moyens. Dans les villes elle tend effectivement à disparaitre par nécessité économique. La polygamie existe cependantlorsqu’une femme se révèle stérile. Le mari, avec l’assentiment de la famille, est alors en droit de prendre une nouvelle femme.
Sachant au passage que l’adoption est interdite par l’Islam vous connaissez l’histoire. Dans le meilleur des cas il garde l’épouse stérile.
La polygamie dans les campagnes est un signe extérieur de richesses, elle a pour conséquence directe de laisser sur le carreau, et dans la frustration, les jeunes en âge de procréer qui n’ont d’autres solutions que l’exil vers les villes ou des pays étrangers pour tenter de faire fortune et pouvoir ainsi revenir au pays natal pour y prendre épouses.
Quant à la dérive de nos moeurs je ne crois pas que nous soyons les seuls intéressés. Vous savez sans doute que les musulmans fortunés viennent régulièrement s’encanailler en Europe ou mieux à Djakarta ou la licence est totale dans certains quartiers.
En toute discrétion s’entend !
Il me parait que la perception du réel dans les pays musulmans s’atténue chez vous avec le temps. Sans doute un signe d’intégration !
C’est bien.
djamel a dit :
Bonjour Albert
Je crois vous confondre avec Karim de Montréal/ Excusez ma confusion mais les propos péremptoires que je vous prête sont plutôt du fait du canadien.
Sorry Djamhelmut.
Mais ma réponse reste valide.
à Athée
Un, puis deux... On a doublé le score ! A bientôt, j’espère.
Je te rappelle que les premières choses que l’Islam a abolies sont l’infanticide suivi de l’esclavage, deux pratiques courantes en Arabie préislamique. Je ne nie pas l’existence d’injustices commises contre les femmes mais cela ne doit pas être mis en rapport avec l’islam ; il n’y a aucun rapport de cause à effet entre les deux et je te mets au défi d’apporter un semblant de preuve. Une femme meurt tous les trois jours en France sous les coups de son compagnon et ce n’est pas pour autant que la religion chrétienne en soit responsable.
Tansu Ciller en Turquie, Megawati Sukarnoputri en Indonésie, Khaleda Zia et Cheikh Hasina Wajed au Bengladesh et une autre au Sénégal, sont des femmes qui sont arrivées aux fonctions de premier ministre. L’Iran qui n’est évoqué qu’à travers l’atome connait plus de députées que certaines démocraties et il y a actuellement une femme ministre alors qu’Ahmadinéjad en a proposé trois. Et pour ta gouverne, saches que les universités en Iran sont à 70% fréquentées par la gent féminime. Cela explique pourquoi l’Iran fait peur...
Enfin pour le Pakistan et l’Arabie Saoudite, deux régimes à la solde des Américains , rien n’étonne : dis-moi qui tu fréquentes,...La preuve ? L’Iran, lumière de l’Orient , “4ème puissance militaire”, aux merveilleux tapis d’Ispahan et aux succulents caviar et pistaches, devient infréquentable parce qu’il a pris son destin en main et ne serait même pas digne du savoir scientifique. Quels nombrilisme et ethnocentrisme !
Il faut arrêter de tout ramener à l’islam, cela devient barbant et maladif. Ce n’est pas parce qu’une femme voilée ou un Omar barbu (ça va venir...) trébuche ou grille un feu rouge que cela incombe à leur religion. On dit que l’amour rend aveugle, et je présume que la haine aussi.
@ Vegece
Il y a des visiteurs sur les forums de ce site web avec lesquels je suis dur parce que je ne fait que leur répondre avec la même dureté et le même ton qu’ils utilisent avec Oumma.com et ses visiteurs et il y a d’autres avec qui j’utilise la même douceur et la même convivialité qu’eux.
Certains viennent ici en demandant la guerre et c’est ce que je leur donne et d’autres viennent ici en demandant la fraternité et c’est ce que je leur renvoie.
J’applique la règle de la réciprocité, rien de moins.
Peut-être devriez-vous faire le tour des échanges que j’ai eu avec les gens et vous verrez que je n’apostrophe que les apostropheurs.
Mais si vous avez mieux à proposer, je suis ouvert aux suggestions...
salutations
à Djamhelmut.
Celle là il fallait la sortir. Attention aux embardées avec la merco.
L’esclavage n’a été aboli qu’en 1985 (Après J.C), ceci n’a rien à voir avec une quelconque période préislamique, par la Mauritanie (république islamique) par exemple et tout montre qu’il continue. Au Soudan et en Somalie ces pratiques perdurent.
Montrez-moi les textes qui attestent que l’islam a rejeté officiellement l’esclavage ?
Quant à l’infanticide je ne crois pas qu’il fasse partie de notre culture à moins que vous ne vouliez parler de l’avortement ? On reconnaîtrait là votre gradne ouverture d’esprit.
L’Occident est la seule civilisation qui a officiellement condamné l’esclavage, qu’elle n’était pas la seule à pratiquer.
Il était banal de se livrer à la traîte des hommes il le fut moins de reconnaître qu’il s’agissait d’un crime contre l’humanité.
@ Athée.
La cause de tout les maux dont la panète souffre vient de l’Occident capitaliste. Et pour plus de commodité d’un Occident athée, sans aucun génie, qui se serait contenté de piller et pourrir la planète pour se développer et se gaver. Un monde de prédateurs sans humanité, qui doit tout aux autres et rien à lui-même.
C’est vous qui le dite. Pas moi.
Vous postulez que telle est ma position mais ce n’est pas le cas.
C’est caricatural en effet. C’est le genre de caricature utilisée par la Droite pour ne pas avoir à traiter des problèmes de fonds soulevés par les intellectuels de gauche post-coloniaux et post-positivistes.
C’est vous qui parlez de respect de l’autre ?
Oui, c’est moi. Depuis que vous avez commencé à poster ici vous ne proposez pas, vous affirmer avec brutalité et condescendance que les religions en général et l’Islam en particulier sont sources PREMIÈRES des problèmes et vous affirmez de manière implicite et parfois explicite que l’athéisme est la solution. Ce qui vous placerait vous en tant "qu’Athée" au-dessus de ces problèmes et du reste de l’humanité majoritairement croyante.
Vous conviendrez que ça puisse être mal reçu quand c’est exprimé avec la manière brutale et étroite qui est la votre. Et si j’ai heurté vos sentiments, je m’en excuse pas parce qu’avec vos gros sabots, vous n’avez jamais fait attention aux sensibilités de qui que ce soit ici. Pigé ?
Et j’ai bien mis en lumière avec mes exemples sur le XXe siècle, le fait que l’athéisme n’est pas une solution toute faite. "Atheist peace" comme dis la chanson de "Bad religion" est une mystification intellectuelle, un slogan pour enfant.
Vous ne croyez pas qu’en remuant l’Histoire je pourrais aussi relever une liste sans doute aussi longue, comme vous le faites pour l’athéisme et de la laïcité, tous les bienfaits des religions (toutes) dans les domaines des guerres de religions, de l’esclavage, des rezzou, de la colonisation etc.
Vous devriez faire preuve d’un peu plus de discernement. Que pensez-vous que vaut cette critique formulé à mon endroit quand j’ai pris la peine d’écrire la chose suivante :
J’ai déjà entendu chose similaire d’un musulman : si ce n’était de ces mécréants...
d’un chrétien : si ce n’était de ces impies...
de juifs : si ce n’était de ces goys...
d’un blanc : si ce n’était de ces basanés...
d’un noir : si ce n’était de ces blancs...
Ne voyez-vous donc pas là que ma critique touche toute les formes d’essentialisation des identités et de simplification des analyses ?
C’est clair comme eau de roche pourtant !!
Ce n’est pas de myopie dont vous êtes atteint mais d’un véritable aveuglement idéologique ou se mêle la religion et les théories de libération.
Une espèce d’islamo-gauchisme.
Dites-moi maintenant Athée : aveuglement de quoi ?
Qu’est-ce qui m’aveugle ?
Les théories de la libération ?
En voilà de gros mots !
Vous m’éclairez là-dessus svp ?
Vous êtes contre la libération ?
Ou contre l’analyse qui fait des plus forts les premiers responsables ?
Ce qui nous mènent à la question du développementisme et du positivisme qui sont des culs-de-sac.
Il y a peu, et seulement dans les démocraties, que la religion est reléguée au dehors du fait politique. Ailleurs elle est encore partie prenante du fonctionnement des pays. Je n’ai pas connaissance que ces pays soient exemplaires pour les autres ni même pour leurs peuples.
La solution aux problèmes qui grippent les pays du Sud ne passent pas par l’imitation aveugle de modèles IMPOSÉS ET IMPORTÉS (vous avez lu la nuance ?) mais par des solutions mises en place par les gens locaux en puisant dans leurs patrimoine et leur héritage propre et en sélectionnant soigneusement ce qu’ils veulent prendre et refuser du patrimoine de la civilisation européenne.
Ça vaut tant pour la sacro-sainte laicité que pour le capitalisme.
C’est acceptable pour vous ?
Ceci signifie :
si la laicisation et tout son contenu significatif apparaissent comme un progrès dans le cadre de l’histoire de la civilisation européenne, ce n’est peut-être pas nécessairement le cas avec les Guarani, les Comanches, les Musulmans ou les Taoistes.
Penser le contraire, c’est de l’eurocentrisme et on retourne dans les impasses du développmentisme et du positivisme.
Ce qui veut dire aussi et entre autres nombreuses autres choses que :
peut-être que le modèle de l’État-nation unitaire territoriale et capitaliste ne sera plus le seul et unique modèle sur Terre dans 100 ans et que cela n’est peut-être même pas nécessairement une mauvaise chose.
L’analyse en terme de :
less religion = progress est tout simplement erronée.
La réponse est complexe : des fois oui, des fois non.
Maintenant vous êtes gentils et vous reprenez vos "islamogauchisme" et vous retravaillez vos théories pour y injecter une dose de complexité qui s’éloigne du confort des analyses réactionnaires et eurocentriques.
Islamogauchisme : c’est pas un concept cher MONSIEUR, c’est une farce.
Et vous me pardonnerez de vous avoir pris pour une femme puisque vous vous êtes donnés le sobriquet de "théière"...
Alors, "À la prochaine chicane" comme on aime dire au Québec.
Et en Vérité, Dieu -Exalté Soit-Il- Est le plus Savant.
L’esclavagisme :
La civilisation européenne est aussi la seule a avoir institué l’esclavagisme dans des proportions industrielle et sur un mode capitaliste.
La seule à avoir fondée la légitimité de l’esclavage sur une base racialiste.
La seule à avoir bâtie une révolution industrielle sur celle-ci.
Et elle n’a abolie cette dernière que lorsqu’elle avait trouvée des façons encore plus profitable de faire de l’argent.
Et que la peur des révolutions comme celle d’Haiti ne se propagent à l’ensemble des Amériques, tant chez les Noirs que chez les Autochtones.
Alors félicitations à l’Europe pour avoir abolie l’esclavagisme mais je n’applaudirait pas trop fort...
Et il serait peut-être aussi utile temps que vous lisiez de temps à autres des auteurs qui ne soient pas des hommes blancs conservateurs mais que vous preniez aussi en compte les analyses d’autochtones, de Noirs américains et d’auteurs blancs qui ont dit au revoir à une vision monocentrée.
À moins bien sur, que seul le discours dominant émits par les canons de la vérité occidentale soit considérée par vous comme étant objecitfs ; le reste étant à relegué dans le tiroir du tiers-mondisme et de la culpabilité de l’homme blanc ?
à l’at (2010 ap.JC)
Je prends note que ta foi s’améliore petit à petit lorsque tu écris : L’esclavage n’a été aboli qu’en 1985 (Après J.C) Pour un athée c’est fort !
L’esclavage est le fait d’individus aisés contre des indigents ou en terme macro économique d’états puissants envers des groupes humains pauvres et analphabètes. Tu évoques le Soudan et la Somalie , deux pays sous développés mais dont le sous sol est courtisé par les vautours du Nord. Il est normal qu’on leur colle tous les sobriquets en attendant de les envahir, mais il faut que les Chinois se laissent faire. Et puis, sais-tu pourquoi les pirates Somaliens sévissent le long de leur côte ? Tout simplement parce que des bateaux profitent du chaos et de l’absence d’État et de garde-côte POUR DÉVERSER LEURS CARGAISONS TOXIQUES. Les riverains somaliens qui étaient de paisibles pêcheurs et vivaient de la vente du poisson s’adaptent comme ils le peuvent puisque LEUR GAGNE-PAIN N’EXISTE PLUS par la faute des industriels cupides et trop avares pour traiter leurs déchets chimiques. Il y a lieu de mentionner les multiples fausses-couches et malformations congénitales liées à la consommations de poissons intoxiqués. D’où l’apparition des rançons pour acheter des médicaments, des armes et des embarcations à moteurs munies de jumelles pour pallier l’absence d’État. Bien entendu, ce n’est pas le Figaro, l’Express, TF1 ou Zone interdite qui vont en parler.
@ Athée
J’attends toujours une réponse pour ça :
Ceci pourrait être facilement transposé en changeant parents par pays.
Je suis ingrat envers mon pays ?
Vous vous voulez bien nous nous éclairez sur le comment et le pourquoi svp je serai un ingrat envers mon pays ?
J’ai soif d’apprendre en quoi je suis un ingrat, question de développement personnel et de loyauté...
a Karim.B :
Vos interventions révèlent toute l’ambiguïté de votre (élargi) position où se mélangent de la géostratégie, sur laquelle nous pourrions nous rejoindre sur certains points, et une vision confessionnelle unifiée qui ne devrait pas intervenir à ce niveau.
Vous devriez savoir que les intérêts stratégiques des pays dépassent largement leurs supposées similitudes spirituelles.
Vous faites comme si l’Islam était un trait d’union entre une multitude de pays dont l’ennemi commun serait l’Occident.
Ne croyez-vous pas que l’Iran musulman et l’Arabie saoudite, qui l’est tout autant, ont autant de points communs qu’Haïti et le Canada ?
Le monde musulman que vous vous plaisez à traiter d’un bloc est parcouru d’une multitude de courants spirituels (chiisme, sunnisme, soufisme...) souvent antagonistes dans la lecture du livre comme sur le terrain de leurs intérêts. S’ajoutent à cela des différences culturelles et ethniques fondamentales(afghanistan et Iran perses, Egypte, Arabie saoudite, Maroc.. arabo-berbères) qui font que ce monde fantasmé est en réalité une poignée de confettis de toutes les couleurs dans lequel il est bien difficile de retrouver un point commun sinon celui de la taille.
Quant à votre lutte pour la libération ?
Lutte légitime selon-vous, encore faudrait-il que vous définissiez mieux de quoi et de qui vous entendez vous libérer et de ce que vous comptez faire de cette liberté recouvrée ?
Si vous considérez que l’Iran est un pays libre et que le Canada demande à être libéré j’avoue en perdre mes repaires.
Quant à l’athéisme, dont je ne fais pas la panacée, je considère que du point de vue historique il ferme la parenthèse du tout religieux.
Il évite au moins que le débat porte sur le sexe des anges. C’est déjà un point d’acquis.