Sunday 27 July 2008

La charia et les droits de la femme au 21è siècle

Par Khalid Chraibi
mardi 11 mars 2008

Des dispositions nationales différentes en fonction des interprétations

La question des droits de la femme dans les pays musulmans est entourée de paradoxes. L’islam fut un précurseur en matière de libération de la femme, redéfinissant dès le 7è siècle son statut au sein de la société, et lui donnant sa pleine quote-part de droits et de responsabilités. Elle acquit le droit de recevoir un héritage, de gérer librement ses biens et d’accéder au domaine du savoir, entre autres innovations dans sa situation. La charia redéfinit et rééquilibra les rôles respectifs des époux, au sein de la famille, afin que chacun d’eux puisse assumer pleinement les responsabilités qui lui étaient attribuées, et contribuer de manière efficace à l’épanouissement de la cellule familiale et à la consolidation des assises de la communauté.

Les autorités politiques et religieuses des pays musulmans insistent, à cet égard, dans les documents qu’elles soumettent à des organismes internationaux spécialisés, tels que le « Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes » de l’ONU (CEDAW), sur le fait que « le Coran et la Sunna contiennent des règles qui ne souffrent d’aucune ambiguïté en faveur de la non-discrimination entre les hommes et les femmes, visant à s’assurer que les femmes jouissent des mêmes droits et responsabilités (que les hommes), sur une base d’égalité. » Elles ajoutent que « si une femme est victime de discrimination ou d’une injustice, les lois du pays exigent qu’on la rétablisse dans ses droits. »

Néanmoins, en ce début du 21è siècle, les associations féminines opérant dans le domaine des droits des femmes, ainsi que les différents organismes internationaux spécialisés en la matière, estiment que le statut de beaucoup de femmes reste peu enviable, dans de nombreux pays musulmans. Les femmes dont ces associations s’occupent vivent dans des foyers caractérisés par l’oppression, l’exploitation, le mauvais traitement, la menace constante de répudiation, la polygamie, la violence domestique, les « crimes d’honneur », le mariage « misyar », etc. Elles sont, de même, victimes de pratiques discriminatoires sur le lieu de travail, que ce soit au niveau de l’emploi, du statut, du niveau de rémunération et de responsabilités exercées, des promotions, etc., sans parler des cas de harcèlement sexuel.

Ainsi, à l’occasion de la soumission par l’Arabie Saoudite à la CEDAW, en 2007, de son premier rapport sur la condition de la femme en Arabie Saoudite, un groupe de femmes s’identifiant comme « Women for reform » (Femmes pour la Réforme) fit parvenir anonymement à la CEDAW un « shadow-report » (contre-rapport) de 75 pages détaillant toutes les difficultés auxquelles les femmes saoudiennes étaient confrontées, de manière routinière, dans tous les aspects de leur vie quotidienne.

Ce rapport dénonce la ségrégation totale qui existe entre les sexes, et toutes les conséquences négatives qui s’ensuivent pour les femmes, dans tous les aspects de leur vie. « Women for reform » expliquent, avec force détails, que les femmes saoudiennes vivent littéralement « sous tutelle » d’un mâle et, « sans la permission de son « tuteur », une femme ne peut ni étudier, ni accéder aux soins médicaux, ni se marier, ni voyager à l’étranger, ni gérer des affaires, ni faire pratiquement quoi que ce soit de significatif… »

En réponse à ces observations, les autorités politiques et religieuses d’Arabie Saoudite répliquent qu’elles ne font preuve d’aucune discrimination dans leur manière de traiter les femmes. Elles se contentent d’appliquer les règles de la charia. Elles expliquent qu’en appliquant à chacun des deux sexes les règles de la charia qui le concernent, les autorités politiques ne bafouent les droits d’aucun individu, qu’il soit mâle ou femelle. Elles font, tout simplement, preuve d’une conception des droits humains qui est différente de celle des pays occidentaux.

Mais, est-ce vraiment le cas ? On peut se poser honnêtement la question, sur la base des deux exemples suivants. Ils illustrent ce que beaucoup de personnes peuvent considérer comme des abus dont les autorités font preuve, dans certains pays musulmans et dans certaines situations, quand elles confondent ce qui relève, à proprement parler, des coutumes et traditions du pays et ce qui peut être attribué, à juste titre, à la charia.

Par exemple, la charia interdit-elle à la femme de conduire un véhicule, comme l’ont affirmé pendant les deux dernières décennies les autorités politiques saoudiennes, sur la base d’une fatwa du Grand Mufti du pays ? La situation était étonnante, dans la mesure où aucun autre pays musulman n’interdit à la femme de conduire un véhicule. Le raisonnement du Grand Mufti, pour justifier l’interdiction, est également inattendu : en sortant seule dans son véhicule, la femme serait confrontée à toutes sortes de tentations peu recommandables, auxquelles elle risquerait de succomber.

Aujourd’hui, les dirigeants du pays affirment, au plus haut niveau, qu’il s’agit d’une simple « question de société » sans rapport avec la religion, et qui doit être réglée par consensus, dans le cadre de discussions au sein des familles et des groupes sociaux. Mais, à ce jour, et malgré les déclarations de certaines personnalités, les femmes ne sont toujours pas autorisées à obtenir un permis de conduire, parce que des groupes saoudiens puissants s’opposent à toute modification du statu quo.

La question de la « khulwa », dans certains pays du Moyen Orient, pourrait également relever de ce genre de cas. Les médias internationaux ont rapporté, en février 2008, l’histoire de Yara, une saoudienne de 40 ans, mariée et mère de 3 enfants, cadre supérieur d’une grande société financière, qui fut arrêtée par des membres de la « Commission pour la promotion de la vertu et la prévention du vice », alors qu’elle prenait un café avec un collègue, en public, dans un établissement réputé de la chaîne Starbucks, à Riyad, en attendant le début d’une conférence professionnelle organisée par ses employeurs.

Elle fut détenue pendant plusieurs heures dans une isolation totale, à la prison de Riyad. Son téléphone lui fut confisqué, et elle dut « confesser » par écrit, sous la contrainte, avoir commis la faute de « khulwa », parce qu’elle s’était assise à la même table qu’un homme, sans la présence d’un « mehrem », (c’est-à-dire un proche parent qu’elle ne pouvait pas épouser, chargé de surveiller sa conduite). Un interlocuteur invisible lui répéta comme une litanie, pendant tout son temps de détention, qu’elle était une femme de mauvaise vie.

La faute de « khulwa » est habituellement sanctionnée, dans les pays du Golfe, de 80 à 160 coups de fouet et de 3 à 6 mois de prison ferme. Yara ne put ressortir de prison, et échapper à une telle sanction, que grâce aux interventions de son mari en haut lieu.

Mais, existe-t-il vraiment en droit musulman une faute de « khulwa » sanctionnée par la charia, comme l’affirme le Ministère de la Justice saoudien ? Ou bien s’agit-il de simples coutumes et traditions locales, confondues à tort avec la religion, comme l’affirment les associations de défense des droits des femmes, qui observent qu’il n’existe aucune mention de la « khulwa » dans le Coran, et que de nombreux pays musulmans (comme ceux d’Afrique du Nord) ne font aucune référence à une « infraction » de « khulwa » dans leur application de la charia ?

Les juristes musulmans ne s’étonnent guère de l’existence de pratiques différentes, dans l’application de la charia, d’un pays musulman à l’autre. L’existence officielle de 4 rites différents dans l’islam sunnite (Abu Hanifa, Chafii, Malik, Ibn Hanbal), et d’un rite shiite principal les a habitués à la confrontation, sur de nombreux points de droit, de raisonnements juridiques complexes, aboutissant à des conclusions différentes selon les rites. Ils savent également que, dans chaque pays qui a codifié le droit civil sous forme d’une « moudawwana » nationale, les autorités politiques et religieuses du pays interprètent différentes dispositions de la charia selon leur propre conception des choses, même au sein du même rite.

La comparaison des « moudawwanas » adoptées en Egypte en 2000 et au Maroc en 2004 témoigne, ainsi, des divergences importantes dont les juristes musulmans peuvent faire preuve dans l’interprétation de la charia, même s’agissant de pays musulmans à culture relativement comparable.

Les juristes s’enorgueillissent de cette flexibilité du droit musulman, qu’ils considèrent comme une bénédiction du ciel, et une preuve de sa vitalité et de sa capacité à s’adapter aux besoins de tous les musulmans, en tous temps et en tous lieux.

Les associations féminines musulmanes devraient également se réjouir de cette flexibilité, grâce à laquelle elles peuvent espérer accomplir des progrès considérables dans la protection des droits des femmes dans les pays musulmans, dans le respect aussi bien de la lettre que de l’esprit de la charia.

Khalid Chraibi

Economiste (U. de Paris, France, et U. de Pittsburgh, USA), a occupé des fonctions de consultant économique à Washington D.C., puis de responsable à la Banque Mondiale, avant de se spécialiser dans le montage de nouveaux projets dans son pays.

Du même auteur, à lire en ligne sur Oumma.com :

Vos réactions et commentaires sur cet article

Par espoir - le 17 mars 2008

Salam, @Rosalie : le but de mon intervention était de vous renvoyer à votre intolérance. Vous estimez que vous savez déjà tout sur la culture musulmane (que vous ne respectez pas par ailleurs), et vous vous donnez le droit de montez sur vos grands chevaux et parler de maltraitance et de justice et que sais-je encore. Si je devais adopter votre attitude (et surtout votre mépris) pour juger les parents versaillais, j’aurez pensé que les petites filles versaillaises à qui on imposait de porter des couleurs ternes et qui sont enveloppées dans leur manteaux croisés (souvent marron pour un bébé fille de 18 mois, il fallait oser) à qui on inculque une éducation rigide où l’expression des émotions est bannie. Regardez comme il est facile de se déchaîner en utilisant des qualificatifs « négatifs » …. . Et tout cela est bien sûr faux car croyez le ou pas je trouve très « mignon » leur code vestimentaire ….. .

Il y a des parents musulmans bienveillants qui imposent un code vestimentaire aux petites filles, je n’ai pas dit que je cautionnais mais de là à parler de maltraitance, et de traduction en justice … c’est révoltant !!

Mais bon les médias vous ont bien appris la leçon, quand il s’agit des musulmans, tout est permis, et plus on se déchaîne, mieux c’est.

Par Iman - le 17 mars 2008
En réponse à sceptik ,ce qui est indiscutable est que si je veux connaitre l’histoire d’une science islamique , c’est pas de vous que j’irais l’apprendre , il y’a des écoles et des savants faits pour ça , déja vous dans vos quelques commentaires vous avez altéré , à maintes reprises , la porole du prophète , et votre méthode est bien connu et la même employée par plusieurs diffamateurs , vous prenez une information exacte et vous la mélangez avec de nombreuses fausses informations et ensuite vous collez ça à l’islam , à son prophète, aux compagnons,et aux pieux predecesseurs , quant au lecteur de bonne foi , il n’a besoin ni de vous ni de moi pour s’informer sur la science du hadith , il lui suffit d’ailleurs de taper " la science du hadith " sur google et lancer sa recherche . et c’est Allah seul qui accorde le succés .
Par rosalie - le 16 mars 2008
Salam : aucun rapport entre les deux et vous le savez parfaitement. Impossible donc d’argumenter avec des personnes à qui on ne peut rien faire entendre.
Par Sceptik - le 16 mars 2008

A Iman, puisque vous avez signalez dans votre réponse le fait que vous avez étudié la science des hadiths et de l’isnad, je crois que c’est une bonne occasion de parlé de ce sujet très important.

La première question très importante que l’on peut se poser c’est comment les mouhaditins ont pu trouver ou "fabriquer" une chaîne de narrateurs remontant jusqu’au Prophète, alors que les premiers compilateurs ont rapporté leurs propres réçits sans isnad ? Selon plusieurs chercheurs, la science de l isnad n’a commencé à se développer qu’à partir du 2ème siècle de l’hégire, et que son apparition n’a été apparemment que le résultat de confrontation entre les fouquahas et les deux écoles de l’Iraq et de Médine. Biensûr sans oublier que le nombre grandissant de réçit des biographies et maghazis et des tafassirs avaient poussé les fouqahas (et à leur tête Ach-châfi3i) de demander al isnad de chaque réçits.

La deuxième question qui se pose est sur les sahabas qui sont les plus grands narrateurs des hadiths, on peut citer Aïcha, Ibn Abass, Abu huraira, Anas ibnou malek et Abdallah ibn omar. Ce sont donc les plus jeunes ou ceux qui ont connu peu le Prophète qui ont pu citer le plus grand nombre de hadiths. Aïcha plus de 2200 hadiths, abu huraira quelques 5370 hadiths, et presque 2100 pour anass, etc… Où étaient donc alors les « grands »sahabas tels que Abu Bakr, Omar ibn al Kathab, Othman, Ali, Abdallah ibn massoud, Khaled ibn al walid, etc… ? Pourquoi ce silence ?

La science du hadith a vu le jour dès la moitié du premier siècle à cause des conflits et guerres entre les musulmans ( après la mort du Prophète ), le « clanisme » et le « tribalisme » a pris une allure très grande en usant et fabriquant des hadiths, et les mouhaditins qui sont venus après n’ont trouvé aucun problème d’inventer des assanids.

Par Iman - le 15 mars 2008
En réponse à karim B , donnez-moi un seul hadith qui a été rapporté par Albokhari ou par moslim et qui a été jugé ensuite par les savants musulmans faible ! vous ne le trouverez pas ! vous savez pourquoi ? parceque ces deux grands savants sont exigents et se sont déja fixés à eux-même des rèlgles trés strites nottamment en matière d’étude de la chaine de transmission du hadith et de sa valeur morale ,et ceux de quoi vous parler n’ont pas été soumis aux même règles c’est pourquoi les spécialistes et vérificateurs contemporains(comme Al-albani)et anciens(comme Addahabi)en ont jugé quelques uns faibles ,d’autres bons et d’autres encore authentiques selon le résultat de l’étude critique à leur sujet , et Allah sait mieux
Par Nahda - le 15 mars 2008

Bonjour,

Merci pour cette contribution éclairante Mr Chraibi. J’imagine la somme de travail de recherche qu’il faut pour arriver à poser la problématique aussi brillamment que vous le faites. Vos recherches s’inscrivent dans l’esprit de ’vivification’ en ne limitant pas le champ de réflexion uniquement à celui du juridisme, al-kalam, qui a pris ces derniers siècles dans le Dar al-Islam, une telle prépondérance dans la pensée musulmane qu’il en est devenu une idole !

Merci pour cet effort de réflexion.

Nahda

Par enoch - le 15 mars 2008

En ce qui concerne la "Khalwa" (le fait que la femme se soit isoler avec un étranger sans la présence de l’un de ses mahrams-personnes de sa famille qui n’ont pas le droit de l’épouser-) dites moi donc lesquelles sont les causes les plus fréquentes de l’adultaire si ce n’est pas ce genre d’isolement dans les coins des cafés pour parler soi-disant "travail" . déja le coran nous dit : " Ô vous qui avez cru , ne suivez pas les pas du diable , il est pour vous , certes , un ennemi déclaré " , et vous avez sûrement déja entendu parler du célèbre hadith : "Il ne y’a pas un homme qui s’isole avec une femme(qui lui est étrangère) sans que le diable ne soit leur troisème(compagnon).

Alors , mes frères et soeurs doués d’intelligence , prémunissez-vous contre votre ennemi déclaré , et ne le laissez pas vous faire croire que vous êtes plus fort que la tentation !!!

Par Karim B. Montreal - le 15 mars 2008

Salam aleykoum

Iman, vous avez étudié trois ans durant la science du hadiths.

Félicitations, je suis d’avis que cela vous donnes le droit de faires des déclarations sur le sujet.

Mais étiez-vous au courant que certains savants disent qu’il y a des hadiths jugées pendant longtemps comme "sahihs" qui sont aujourd’hui remis en question ?

Mais encore, ai-je mentionner un hadith en particulier et le processus de détermination de sa validité ?

Éclairez-nous un peu sur le sujet, s’il-vous-plaît ou bien avez-vous besoin d’étudier encore le sujet ?

Et pendant ces trois années, oraient-on omis de vous enseigner à dire salam aleykoum lorsque l’on s’adresse à des frères ou à des soeurs ?

Ou peut-être que l’on ne mérite pas ce qualificatif ?

Peut-être certains d’entre nous sont-ils trop philosophes à votre goût ?

Que Dieu vous garde en paix et si vous êtes confiante en la science et la foi que vous avez, vous avez nul besoin de vous inquiéter de nos propos ?

Que tous les humains s’unissent pour faire le mal ou pour faire le bien, cela ne change rien à Dieu, qui se suffit à Lui-Même.

Car Dieu -Exalté Soit-Il- en Vérité Est le Plus Savant.

Wa SAlam.

Par Iman - le 14 mars 2008
mais c’est pas possible , vous allez encore philosopher pandant des heures et dire qu’il y’a des hadiths sahih-authentiques- et en même temps fabriqués, sur quelle base reposez-vous pour tenir de tels propos , avez-vous déja étudié un peu de la science du hadith pour comprendre ses critères qui laissent juger un hadith , faible , bon , ou authentique , Je vais vous dire une chose qui va interpeller votre conscience , j’ai étudié cette science pendant trois ans et je n’ose pas dire ce que vous , vous dites, mais il faut quant même savoir se retenir un peu et ne pas trops parler de choses qu’on ne connait pas . et c’est Allah seule qui accorde le succés .
Par Karim B., Montréal - le 14 mars 2008

Salam aleykoum à tous et à toutes

Tout d’abord, un gros merci à mr Chraibi pour les précisions qu’il a apporté. Elle enrichissent grandement son intervention, éclaircissent son propos et en plus de sonner comme un appel à la conscience, elles apportent des mesures pratiques pour améliorer les réalités des femmes dans les pays musulmans.

Il paraît évident que les explications qui se cantonnent à la théologie et au religieux sont insuffisantes en elles-mêmes car le monde musulman ne possèdent aucun monopole en matière de souffrances de la gente féminine et d’inégalité homme-femme sur notre chère petite planète.

En effet, celles-ci omettent de considérer d’autres variantes. Par exemple, il a été constaté qu’il y a une corrélation positive entre l’exploitation, l’aléniation et la pauvreté des hommes d’une catégorie sociale défavorisée et le mauvais traitement (non-invariable)que ces derniers font subir à leur femmes (et bien évidemment explication ne vaut pas justification).

Lorsque les structures sociales tombent, le savoir, la civilité et les bonnes manières s’effacent, il ne reste que les rapports de force brute dans lesquelles les femmes sont invariablement les plus faibles en raison des dispositions de la nature.

Les femmes sont toujours doublement victimes du chaos sociale même si loin de moi est l’idée de postuler un "avant" paradisiaque à un "après" infernale.

Toutefois, le refus de certains de reconsidérer froidement certaines de nos croyances considérées comme dogmes, contribuent à immobiliser les possibilités d’amélioration du statut et réalités des femmes dans les pays à majorité musulmane.

Ceci étant dit, et en réponse à mr Sceptik : tout d’abord, à la relecture de mon dernier post, je ne vois pas nul part ou je vous aurai insulter mais si vous avez été égratigné par ma dernière intervention, veuillez accepter, mes sincères excuses, à condition, bien sûr, que vous fassiez preuve de la même courtoisie envers ceux que vous avec traiter de "perroquets".

Ce groupe exclut le rédacteur, car je ne suis pas encore assez docte pour me prévaloir de ce titre.

Je crois que j’ai été assez explicite pour ne pas avoir à répéter qu’être croyant et critique sont choses compatibles. Au contraire, le deuxième est la condition du premier si on désire plus de lumière.

Ainsi, je vous réfère aussi à ma première intervention et à ce que j’ai mentionnez plus haut qui demeurent dans le cadre de ma pensée sur le sujet.

Or, votre première intervention ne suggère nullement ce sens de la nuance dont vous vous êtes réclamé dans votre réponse.

Je vous pardonne promptement une erreur dans la manière de vous exprimer (si c’est le cas, et je le crois) mais vous conviendrez avec moi, je l’espère bien, que des affirmations comme :

"mais dans la société musulmane c’est toute la religion qui considère la femme comme un objet au service de l’homme"

et

"La religion est misogyne et il ne faut pas être savants pour le constaté. Et c’est à cause de ça que les femmes souffrent dans les sociétés musulmanes."

ainsi que

’On reconnait un arbre(=islam) à ses fruits(=les musulmans)’...

... laissent peu de place à la nuance. Celles-ci ne se lisent pas comme une approche critique constructive mais plutôt comme des jugements définitifs.

Si tel est le cas et que vous continuez à vous considérer comme Musulman (croyant, on s’entend), vous vous trouvez en situation de contradiction complète.

Je ne pourrai me faire adhérent de plein gré d’une religion, d’une philosophie ou d’une croyance qui entre en conflit avec mes valeurs et ce qui me frappent comme injuste.

Je peux dire, par contre : nombre des miens et de ceux qui adhèrent à ma foi sont à mon avis, dans l’erreur sur certaines dispositions de la religion. Cherchons donc à comprendre et à améliorer tout en cultivant le sens si vital de la nuance.

Malheureusement il se trouve que par vos propos (qui je le répète, on pu avoir été -très- mal formulés) vous avez essentialiser votre religion depuis ses débuts jusqu’au temps présent, la figeant et excluant des compréhensions alternatives.

Mais ce que nombre de Musulmans affirment aujourd’hui est :

 les premiers temps furent une rupture, une avancée, une amélioration certaine par rapport au passé contenant en elle un potentielle énorme qui est loin d’avoir été atteint et une grande parties des contrées musulmanes ont connues des régressions dans les siècles suivants.

 Un nombre de hadiths ont été fabriquées (même certaines dites "sahihs") ;
 Les nombreux passages du Coran et hadiths favorables aux femmes sont trop souvent ignorés (ou sinon soulevés uniquement pour contredire les détracteurs de l’Islam qui soulignent les inéquités envers les femmes qui ont lieux dans les pays musulmans) ;
 les interprétations dominantes ont largement favorisées les hommes ;
 il faut revoir et ré-étudier en profondeur la période originelle pour dégager des sens inconnues ou ignorés jusqu’ici(tout n’a pas été dit, la parole et les signes de Dieu -Exalté Soit-Il, sont inépuisables).

Tout cela en demeurant dans le cadre large et généreux de la religion car s’il est dans l’intérêt des pays musulmans de s’inspirer des réussites d’autrui, il n’est pas dans l’intérêt des pays musulmans d’importer les problèmes des autres.

C’est ainsi qu’il faut faire la part des choses pour importer le bon et se prémunir du mauvais.

Finalement, je ne peux que vous conseiller de reconsidérer l’arbre duquel vous prétendez aussi vous nourrir, vous découvrirez sûrement ses racines plus profondes que vous ne le croyiez et ses fruits plus variés et plus délicieux que vous ne l’espériez.

Et Dieu -Exalté Soit-il- Est en Vérité le Plus Savant.

Veuillez agréer cher Sceptik, mes meilleurs sentiments,

sincèrement,

Karim B., Montréal.

Par espoir - le 13 mars 2008

salam, @rosalie : Et les petits « versaillais » habillés en « bermuda » à -10 degré c’est aussi de la maltraitance ? Quand on dénonce la chaleur, on dénonce le froid. Sans parler du « code vestimentaire » imposé à leurs bambins qui n’ont guère le choix : bermuda+manteau de couleur bleu (et seulement bleu) +cagoule et chaussettes de préférences rouge ……

Un enfant qui a froid n’est pas un enfant maltraité à mon sens et j’estime donc qu’il n’est pas nécessaire de traduire les parents versaillais en justice, comme vous le proposez. Salutations

Par rosalie - le 13 mars 2008
Merci pour cet article éclairé qui montre encore une fois à quel point ce sujet sensible est loin d’être abordé de manière sereine. Chacun reste sur sa position, les croyants s’opposant aux non croyants et les croyants n’apportant pas de solution puisque seul Dieu est capable d’apporter la lumière !! Moi je parle en dénonçant la maltraitance un point c’est tout. Quand je vois une fillette de 10 ans complètement enfermée de la tête aux pieds, avec seuls les yeux pour voir une infime partie de ce qui l’entoure, sous une chaleur de 40° j’estime qu’il s’agit de maltraitance vis à vis d’une enfant. cette maltraitance devrait être traduite en justice,religion ou pas religion. Aucun argument ne me fare changer d’avis ! rosalie
Par Iman - le 13 mars 2008
En réponse à Sceptique : le premier et deuxième hadith que tu as cité n’ont jamais été rapporté par albokhari ni par moslim ce sont des mensonges fourbés à l’encontre de ces deux grands savants consciencieux et des propos jamais formulés par le prophète , sur lui la paix et le salut , ce qui laisse penser qu’il y’a des intrus dans ce site qui cherchent à diffamer la tradition du prophète et ses rapporteurs fidèles , et j’invite tout ceux qui sont à la fois francophones et arabophones d’aller verifier eux même et faire la comparaison , quant au sixième hadith je ne l’ai pas trouvé et j’en ai jamais entendu parler ce qui laisse penser encore une fois qu’on cherche à diffamer un grande figure de la science du hadith à savoir le célèbre vérificateur de l’islam Cheikh Al-albani Que Dieu le grâcie par sa miséricorde
le 13 mars 2008

sceptik il arrive un moment où l’on ne peut se comprendre et ça n’est pas nécessaire pour se respecter (heureusement sinon quel sens aurait le respect ?). Tu utilises en effet des notions qui te sont propres et que tu prétend maitriser, ce dont je doute mais bon, quoiqu’il en soit ces sur ces postulats que tu poses ton analyse or nos postulats sont différents. De fait ton "analyse" ou ta critique se mord la queue, il faut d’abord comprendre et connaître pour pouvoir ensuite modestement apporté une réflexion critique, et pour cela il faut être. Sinon on rentre dans le domaine de la comparaison et là point de jugement possible mais de la prudence, car on a vite fait de tomber dans le fétichisme.

Tu me rappelles une critique sur l’Islam de je ne sais plus quelle simplette à grand couverture médiatique qui s’offusquait "ils n’ont même pas de confessional"

Par espoir - le 13 mars 2008

Je partage le point de vue de l’auteur et je le remercie pour ses explications.

Amazone : il ne s’agit pas de savoir qui de la musulmane ou l’occidentale souffre le plus, on s’en fout après tout. Ce qui nous intéresse c’est le sort de la femme musulmane. Et puis il n y a pas que des maris frustrés qui se déchaînent sur leur épouses ou filles. Il y a par exemple « qanoun el oussra » (code de la famille) en Algérie « un soit disant code inspiré de la charia » qui a été un vrai désastre (pour celles qui y sont confrontées, elles le savent). Aujourd’hui il y a eu des réformes grâce à la mobilisation des dites « laicardes » (et elles le sont vraiment au passage) … et c’est ce que je déplore. J’aurais aimé que ce combat soit aussi mené par des « pratiquants et pratiquantes » . En 2003 lorsque le code de la famille a été amendé, les islamistes, y compris des femmes, ont fait bloc contre toute réforme car ce serait selon eux une atteinte à la religion …. Voilà où on en est aujourd’hui.

A anonyme : c’est trop facile de taxer les gens de suivistes, colonisés. Mais si vous croyez comme vous le dites, détenir la vraie vérité, il n y aucun intérêt à débattre.

Par Sceptik - le 13 mars 2008

Il est fort triste de voir que lorsque l’on apporte une (ou des) critique(s) sur la (ou les) religion(s), on soit tout de suite taxé "de propager un gospel anti-religieux et anti-musulman" !

Cher Mr "Karim B" vous parler de "raccourcis simplistes" mais je constate par vos propos tenu à mon encontre qu’ils font aussi bien usage de ses "raccourcis simplistes". Vos propos tenu à mon égard sont "une caricature plus qu’une réalité".

J’accepte tout à fait que vous apportez des éléments afin de critiquer ce que j’ai dit, mais je ne vois pas pourquoi je subirais des insultes de votre part, car je les considère comme tels ( en effet vous ne savez rien de moi, et il se peut que vous parlez à un croyant musulman ou chrétien peu importe, cela ne regarde que moi, waAllahou3lem ). Sachez cher Mr "Karim B", que l’on peut être croyant et critiquer, puis même être en désaccord avec certains aspects de sa religion, quitte à se faire insulté par les siens, ce n’est pas incompatible d’être croyant et faire preuve d’esprit critique sur ce que sa raison juge injuste. Mais contrairement à vous cher Karim B, je vais rester dans la critique du thème abordé et non pas dans la critique à votre personne.

Je préfère donc revenir au fond du problème. Vos éclaircissement sur le paganisme islamique sont à prendre en considération certes, cela dit, fort est de constater que certains textes notamment en matière de hadiths laisse pensé à cette vision misogyne que la religion peut présenter parfois. Je ne tiens pas ici a innondé le forum des nombreux hadith "sahih" qui existent pour le laisser penser. Mais je tiens juste à vous en faire part de quelques uns, afin que peut être vous m’éclaircissiez de votre science sur la réelle lecture et nature de ses textes.

 Il est rapporté sur l’autorité de Abdullah bin Umar que le Messager d’Allah a dit : ’Ô débauchées, faites l’aumône et demandez à être pardonnées car je vous ai vu formant la majorité des habitants de l’enfer. ’ Une femme demanda : Et pourquoi, ô Messager d’Allah ? ’Vous maudissez trop et êtes ingrates envers vos époux. Je n’ai vu personne manquer de bon sens, échouer en religion et faire perdre sa sagesse au sage comme vous.’ Qu’est-ce qui ne va pas avec notre bon sens et avec la religion ? Le Prophète répondit : ’Votre manque de bon sens peut être jugé du fait qu’un homme équivaut à deux femmes, ce qui est une preuve de votre manque de bon sens. De plus lorsque vous avez vos règles, vous cessez de prier et de jeûner pendant le Ramadan et cela est un défaut en religion.’ (Sahih Muslim livre1, Numero 142)

 D’après Usama bin Zaid, le Prophète a dit : ’Je n’ai laissé derrière moi aucune calamité plus nocive aux hommes que les femmes.’(Sahih Bukhari Volume 7, livre 62, Numero 33)

 Abu Bakra rapporte que (...) lorsque le Prophète apprit que les Perses avaient fait de la fille de Khosrau leur Reine, il dit : ’Jamais une nation dirigée par une femme ne réussira.’ (Sahih Boukhari Volume 9, livre 88, Numero 219

 Umm Atiyyah al-Ansariyyah rapporte qu’une femme avait l’habitude de pratiquer l’excision à Médine. Le Prophète (que la paix soit sur lui) lui dit : ’Ne coupe pas trop, cela est meilleur pour la femme et plus agréable pour son mari.’ (Sunan Abu-Dawud livre 41, Numero5251)

 Abu Huraira rapporte que l’Apôtre d’Allah a dit : ’Si un mari appelle sa femme dans son lit (pour une relation sexuelle) et si elle refuse, le faisant s’endormir en colère, les anges la maudiront jusqu’au petit matin.’ (sahih Boukhari Volume 4,livre 54, Numero 460)

 L’apôtre d’Allah a dit : ’Un être humain ne doit pas se prosterner devant un autre être humain.Si c’était le cas,il serait ordonné à l’épouse de se prosterner devant son époux,tant elle lui est redevable.Par celui qui détient ma vie,si l’époux avait de la tête aux pieds,des abcès suintant le pus et la rouille et qu’elle vînt lécher ces abcès,elle serait encore en deçà de ses devoirs à son égard.’ (Sahih Al Albani)

Voilà pour ce qui est de certains de ses textes, bien à vous si cela ne paraît en rien être misogyne ou bien si vous n’y voyez aucune raison de le penser. Pour ma part j’ai du mal, on peut pas m’en vouloir de critiquer et de ne pas accepter ce genre de réçit, qui selon moi ne donne pas une image positive et libératrice de la femme. Par ailleurs, pourquoi n’existe-t-il pas de femmes savantes ( idem pour les deux autres religions monothéistes ) ? Pour quelles raisons n’auraient-elles pas accès à ce statut...

Enfin pour finir, je dirais à "Amazone" que j’aimerais bien savoir où est-ce que vous avez lu que je disais que les musulmanes souffraient plus que les autres ? Il est vrai que les femmes souffrent de violence dans le monde entier, ce n’est pas la faute à la politique, ni à la religion que l’on justifie cette violence à leur encontre mais à celle des hommes uniquement. Par contre tous les pays que vous avez cité sont effectivement dit "laïc" mais avec une forte influence de l’église catholique gravé dans leur histoire, tout comme dans les pays dit "laïc" dans le monde musulman. Par contre il serait intéressant de préciser dans votre remarque, que dans tous ses pays "laïc" cités, ses femmes en cas de violence on recours à la Loi de leur pays pour défendre leurs droits et les protéger, hors ce n’est pas le cas des pays qui applique la Loi islamique "ach-chari3a", en effet les violences faites aux femmes peuvent hélas se justifier par le Coran, d’ailleurs je ne connais pas à ce jour d’information rapportant que dans un pays pratiquant la chari3a que un homme ait été sanctionné pour avoir frappé sa femme. Hélas ils brandiront ses fameux versets pour justifié même leurs actes de violence, certes vous me direz que leurs lectures et leurs interprétations ne sont pas bonne, et je suis parfaitement d’accord car je ne peut pas concevoir que Dieu soit injuste et puisse pour permettre cela, mais c’est la triste "réalité" de faire ce constat sur la femme et non "une croyance erronée". A bonne entendeur

waSalam 3alikum

le 13 mars 2008

Je ne dis pas c’est la faute à l’occident je dis que nous devons avoir notre destin entre nos mains. Je suis tellement convaincu de la valeur du monde musulman que ce qui m’étonne le plus c’est de voir des personnes à qui l’ont a enseigné "La Illah la il Allah" se comporter en colonisés.

Je ne cautionne aucune monarchie ou gouvernement du monde musulman, certains ont peut-être la raison de la lacheté, certes mais ils sont indéniablement responsables des échecs et de la décadence actuel. Qui a sorti le monde musulman de la colonisation ? Ceux qui gouvernent aujourd’hui ????

D’accord, je comprend que certains se soient enrichi financièrement grâce à la situation actuelle et qu’ils ont tout intérêt à ce qu’elle perdure, voire qu’elle les consacre mais j’ai du mal à comprendre comment au sein du peuple il peut y en avoir encore qui tiennent un discours de leurés alors que les choses sont claires. C’est bien l’espoir et croire aux contes de fées mais les choses sont comme elles sont, ce n’est ni x ni y ni z qui le veut c’est comme ça, elles finissent par se dérouler comme elle doivent se dérouler.

Devant ce qui se passe et la manière dont les choses vont on ne peut que constater qu’on ne sait rien du pourquoi et du comment mais c’est tout de même étrange à quel point la situation actuelle à un air de déjà vu et de connu.

Je trouve fatiguant de voir les nouveaux aliénés se prendre pour des lumières alors qu’ils sont incapables d’entendre la plus simple des remarques. Mais où était tous ces modernistes arrivistes quand il faut faire face se tenir debout et protéger femmes et enfants ? Nulle part, qui fait avancer les choses ? Pas les suiveurs, c’est comme ça, il y a plusieurs forme d’assistanat et la pire est l’assitanant intellectuel. Réinventez la roue si ça vout fait plaisir. La première des choses qu’on attend d’un musulman c’est l’humilité alors s’il se prétend savant en plus...

Je n’attends rien de personne mais je sais où se trouve le droit chemin, il est un temps où il faut faire preuve de courage, ceux qui ne le comprennent pas qu’ils s’abstiennent.

WA salam alaykoum

Par Iman - le 12 mars 2008

Il faut arrêter s’il vous plait avec ce discours qui suggère que l’arabie saoudite est la capitale de l’islam et que les arabes et particulièrement les saoudiens sont les meilleures représentants de l’islam conservateur. tout ceçi c’est faut l’islam est une religion universelle qui peut être incarné avec excellence aussi bien par des non-arabes que par des arabes, je vous donne l’exemple de deux savants consciencieux , spécialistes de la tradition du prophète et de son authentification : albokhari et moslim qui sont d’origine perse et qui nous rapporté avec un esprit scientifique , un souci d’historicité et de fidélité les faits et gestes du prophète sur lui la paix et le salut, pourquoi vous ne les évoquiez jamais dans vos écrit ? pourquoi ne citiez vous pas la tradition qu’ils rapportent ? pourquoi ne citiez vous pas vos sources en parlant de l’islam et parliez vous uniquement de ce que vous auriez entendu dire par les autres ?

toute ces questions il faut y répondre sincèrement pour libérer les consciences

Par ABU - le 12 mars 2008
Je ne supporte plus le besoin de "pseudo raisonnement" scientifiques !! Y a t-il besoin de science pour se rendre compte de l’injustice ? Un mari qui bat sa femme, la répudiation à l’envie, la culpabilité "originelle" de la femme... tous ces exemples ont-ils besoin d’argumentation ? La réponse est simple : non ! Vive l’égalité pour tous et toutes ! Amine
Par Amazone - le 12 mars 2008
A Sceptik : Je ne crois pas du tout que c’est parce que les religions soient misogynes et l’islam en l’occurence qui font que les femmes musulmanes souffrent. Loin de là. La souffrance des femmes musulmanes s’expliquent par le fait que 99 % des pays musulmans sont des dictatures où les hommes souffrent d’un état de non droit, d’injustice, d’humiliation etc. Dans ce contexte les hommes ne trouvent d’échappatoire la plupart du temps que dans leurs foyers en versant leurs frustrations sur les femmes. Ce n’est pas dû à un problème religieux mais à un problème politique. Pour preuve allons faire un tour au Brésil, au Méxique, en Espagne et en France pour ne citer que ces pays. Ces pays sont différents de par leurs histoires et leurs cultures certains sont chrétiens d’autres laics, alors comment expliquer que l’Espagne enregistrer le triste record du plus haut taux de violence à l’encontre des femmes ? Comment expliquer qu’en France, une femme meurt tous les mois sous les coups de son mari ? Qu’ont à voir les réligions dans ces cas ? Alors la débilité qui consiste à véhiculer cette idée aussi groteste, que fausse selon laquelle les musulmanes seraient plus mal traités que les autres femmes est à bannir.
Par Khalid Chraibi - le 12 mars 2008

Je tiens à remercier tous les lecteurs qui ont pris le temps de lire cet article et, tout particulièrement, ceux qui ont pris la peine de réagir à son contenu. Je voudrais apporter quelques précisions en réponse à certaines observations qui ont été formulées.

La thèse centrale de mon article, c’est qu’il faut distinguer clairement entre ce qui relève de la religion et ce qui relève simplement des coutumes et traditions. Il ne faut pas « sacraliser » une situation qui viole les droits d’un individu, et dire qu’elle est immuable, - que rien ne peut être modifié parce qu’il s’agit de prescriptions religieuses, - alors qu’il n’en est rien, qu’il s’agit d’une simple coutume ou tradition.

La distinction est fondamentale, parce qu’il est légitime de lutter contre les coutumes et traditions qui, aujourd’hui, constituent des violations des droits d’un individu. Mais toute la communauté musulmane rejette unanimement tout ce qui tend à modifier ce qu’elle croit être une prescription religieuse, relevant de la volonté divine.

De nombreux musulmans citent la charia comme référence, aujourd’hui, pour souligner que les droits légitimes de la femme musulmane sont bien protégés. Malheureusement, l’argument n’est pas concluant. Il est clair que les droits de la femme ne sont pas protégés de manière adéquate dans les pays musulmans, pour les raisons suivantes :

La charia n’est pas appliquée dans certains cas,

Ou bien, elle est appliquée de manière sélective,

Ou bien, elle est sujette à différentes interprétations.

De plus, parfois, on attribue à la charia ce qu’elle n’a jamais dit sur une question, simplement pour conforter le point de vue qu’on défend.

Ou bien, on confond les coutumes et traditions (c-à-d ce qui relève de la culture du pays) et la charia.

Interdire à la femme de conduire un véhicule relève de ce dernier cas. Interdire à un homme et à une femme de s’asseoir à la même table, dans un café, sans un « méhrem » pour surveiller la femme, relève de la même approche. Il ne s’agit pas d’incidents isolés, mais de la loi du pays, dans de nombreux pays musulmans, en ce qui concerne ce dernier exemple.

Un lecteur reproche à l’article de ne proposer aucune solution, de n’indiquer aucune perspective. Voici quelques propositions qui peuvent aider à améliorer de manière considérable la situation de la femme musulmane au 21è siècle :

1 - Séparer, aussi nettement que possible, les coutumes et traditions d’une part, et les règles du droit musulman d’autre part

2 - Vérifier l’authenticité et la légitimité des textes utilisés comme fondement d’un point de droit musulman

3 - Vérifier que la prescription de la charia utilisée n’est pas tronquée, qu’elle reflète complètement la lettre et l’esprit de ce que le Coran dit sur la question

4 - Vérifier que l’interprétation qui en est donnée est parfaitement correcte, dans la lettre et l’esprit

5 - Lorsque plusieurs interprétations existent, énoncées dans différents rites et appliquées dans différents pays, donner la préférence à l’interprétation la plus favorable aux intérêts de la femme

6 - Identifier clairement et sans équivoque chacun des droits que les différentes conventions de l’ONU reconnaissent à la femme

7 - Mettre, en parallèle aux dispositions des conventions de l’ONU, ce que la charia dit éventuellement au sujet de chacun de ces droits

8 - Lorsque la charia est muette sur un de ces droits, appliquer le droit énoncé dans les conventions de l’ONU (ex. droits politiques et sociaux, droit du travail, etc.)

Si cela était fait, cela ferait progresser la situation de la femme de manière significative dans les pays musulmans. Or, la tâche n’est pas difficile, pour celui qui aurait l’ambition de la réaliser.

Il suffit, dans un premier temps, de comparer méthodiquement les dispositions qui existent dans les « moudawwanas » (codes de statut personnel) des différents pays musulmans sur chacun des points à l’étude.

Puisque toutes ces variations sont considérées par les juristes musulmans du pays comme conformes à la charia, la question de légitimité de chacune de ces variantes d’interprétation ne se pose pas. Il suffit donc de choisir celle que l’on veut retenir.

Un travail de ce genre, portant sur 38 pays, a été fait dans le cadre d’un projet réalisé sous la direction du professeur soudanais Abdullahi A. an-Na’ïm à Emory University, entre 1998 et 2002. Le rapport détaillé (en anglais) accompagné de 38 fiches comparatives des dispositions du code du statut personnel de chacun des 38 pays étudiés, peut être consulté à l’adresse : http://www.law.emory.edu/ifl/index2.html

Le rapport publié en 2006 par le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), et intitulé en anglais : “The Arab Human Development Report 2005 : Towards the Rise of Women in the Arab World” (335 p) dresse, pour sa part, un excellent tableau de la condition actuelle de la femme dans les pays arabes. Je ne peux que le recommander à tous ceux qui s’intéressent à ces questions.

Je voudrais maintenant aborder certaines questions qui relèvent plus, à mon avis, de la politique que de la discussion des points juridiques évoqués dans l’article :

A ceux qui reprochent à l’article de dénigrer un pays déterminé, je voudrais m’excuser pour le malentendu et leur expliquer que j’ai simplement utilisé deux exemples particulièrement frappants pour illustrer mes propos, parce qu’ils sont connus de tous et confortent mon raisonnement sans la moindre ambiguïté. Ce sont les exemples qui m’intéressaient, pas le pays.

Certains lecteurs estiment que de telles questions ne devraient pas être évoquées, parce qu’elles défigurent l’image des musulmans à travers le monde. Je ne partage pas ce point de vue. Rectifier un tort ne fait jamais de mal à l’image de personne. C’est le fait de ne pas reconnaître le tort qui peut poser problème.

Sur un plan plus général, faut-il accepter que certains droits fondamentaux de l’individu soient violés, juste pour ne pas « défigurer » une image que quelqu’un essaie de projeter ?

Par exemple, comment réagiraient les hommes musulmans, si on leur disait soudainement, dans leur pays, qu’il leur était désormais arbitrairement interdit de conduire une voiture, et qu’ils ne pourraient plus circuler en ville qu’accompagnés par un membre de leur famille proche ? Diraient-ils qu’il faut accepter cela de bon gré, pour ne pas défigurer l’image de leur pays ?

D’autres lecteurs observent que les droits des individus sont violés partout, dans les pays riches comme dans les pays pauvres, et qu’il ne faut donc pas s’attarder aux violations qui peuvent se produire dans les pays musulmans. Mais, l’existence d’un tort justifie-t-elle que l’on en commette un autre ?

Si un pays viole les droits d’une personne, faut-il prendre cela comme excuse pour violer d’autres droits de la même personne ? Qu’en pense la personne dont tout le monde viole les droits, amis et moins-amis ?

Certains lecteurs notent, enfin, que les pays musulmans vivent sous l’oppression de dictatures internes ou sont dominés par des puissances impérialistes étrangères. A leur avis, il y a des choses plus importantes à défendre, aujourd’hui, que les droits de la femme.

Ils considèrent qu’il faut d’abord s’occuper des « questions importantes », telles que libérer les pays musulmans des jougs de la dictature et de l’impérialisme, avant de s’occuper des questions « secondaires ». Mais, le raisonnement est injustifiable.

Les femmes constituent la moitié de l’humanité. Leur sort représente-il une question « secondaire » ? Les femmes musulmanes pensent-elles que leurs droits relèvent de la catégorie des questions sans importance ? Ou bien n’ont-elles pas droit à la parole ?

Par Karim B., Montreal - le 12 mars 2008

Salam aleykoum à tous et à toutes

Je ne suis guère étonné que ce sujet soulève tant de passions de part et d’autre ou l’émotivité réactionnaire laisse lieu à des demi-lectures.

Je ne suis pas moins étonné de lire des interventions truffés de raccourcis et de simplisme qui déforment la réalité du passé pour mieux confirmer les préjugés du présent.

Je lis dans les interventions des : "c’est la faute à l’Occident" et des "toutes les religions sont mauvaises incluant et peut-être surtout l’Islam."

Rien de surprenant. C’est du lieu commun.

Je ne crois pas que ça vaille la peine de répondre à ceux qui blâme sous l’effet de la colère, sans expliquer et rationnaliser mais certaines affirmations qui se veulent savantes faites dans le cadre de cette discussion méritent d’être démenties.

Mr "Sceptik", vous êtes dans votre droit de croire ce que vous voulez mais votre scepticisme sur la position fondamentale de l’Islam sur les femmes et sur des faits ayant eu lieu dans les temps de l’Islam originel se lisent plutôt comme une croyance fondée dans l’erreur.

Et surtout, je constate dans votre attitude envers le paganisme préislamique un esprit qui relève de la même complaisance et de recherche de justifications au moyens d’arguments insensés que l’on reproche à certains musulmans vis-à-vis certaines pratiques innaceptables.

1- Que la pratique de l’enterrement de fillettes vivantes aient effectivement été pratiqués en majorité par des tribus très pauvres n’enlèvent rien au caractère diabolique de l’entreprise.

L’explication économiste que vous avancez ne met pas un visage humain à cette pratique.

D’ailleurs, si vous étiez vraiment renseigné, vous sauriez que les principaux motifs à cette immonderie tenaient aux sentiments de honte que ressentaient ces gens vis-à-vis la naissance d’une fille.

Le Coran est explicite sur le sujet et il existe nombre de travaux sur la question.

Vu la grosseur de vos affirmations, le plaidoyer de l’ignorance est ici innaceptable.

Il s’agit de votre part d’une quête du savoir qui est clairement orienté vers le maintient de votre position fondamentale sur l’Islam et les religions. Fausse science.

2- S’il existaient des femmes riches dans le monde arabe de cette époque, c’était en vertu de leur parenté et elles ne possédaient pas de pouvoir réel.

Ces femmes riches avaient un sort quelque peu meilleur à celui des pauvres mâles de cette époque en raison de leur appartenance familiale, rien de plus : aucun pouvoir, aucun savoir, aucun droits.

De plus, vous devriez savoir, vous qui êtes connaissant au point de pouvoir traiter avec condescendance les savants musulmans de "perroquets", que c’est le Prophète (PBSL) qui conduisaient les affaires de son épouse car celle-ci ne pouvaient sortir pour les conduire elles-mêmes.

3- Enfin, les divinités féminines auxquelles vous vous référez n’attestent en rien d’un quelconque respect des femmes à cette époque.

Les Mecquois, par leur désir d’accumuler les pélèrins, acceptaient que les divinités de toutes les tribus de la région sémitique puissent trouver leur place dans l’enceinte de la Kabaa.

Et effectivement, il a eu des pratiques matriarcales dans certaines régions du monde arabe plusieurs siècles avant l’Islam. Ces divinités en étaient des vestiges.

Finalement, ce n’est pas parce que l’on a des posters de filles dénudées chez soi, que l’on respecte les femmes.

Quitte à vous de croire ce que vous voulez sur tous les sujets qui vous plaisent mais si vous envisagez de propager votre gospel anti-religieux et anti-musulman dans les forums de ce site, vous feriez mieux de venir mieux armés.

La femme éternelle "objet au service de l’homme" en Islam ?

C’est une caricature plus qu’une réalité.

Une construction de votre esprit.

Un scepticisme ? Non, une croyance erronée.

Et Dieu -Exalté Soit-Il- Est Plus Savant.

Wa salam.

Par Ahmad - le 12 mars 2008
Salam alicom... Je suis saoudien. Je commence par citer ma nationalité parce que je pense que je suis concerné dans cet article et j’ai le droit de défendre l’islam et au pays de l’islam. J’ai bien lu l’article de monsieur Khaled et j’y ai trouvé de choses qui ne sont pas du tout fondées sur aucune source authentique faisant fois et donc aucun critère scientifique. Mais il s’agit d’ailleurs, des préjugés et des idées reçues. Cela signifie carrément que monsieur Khaled n’a pas assez de connaissances ni sur ‘islam ni sur l’Arabie. J’ose dire que cet article est forcement tendancieux. Je tiens là à exprimer et préciser que monsieur Khaled a le droit de critiquer n’importe quel pays que soit l’Arabie saoudite ou Israël. Cela ne fait preuve ni d’islamophobie ni d’antisémitisme. Mais il ne faut pas quand même dire des choses ne sont pas du tout vrai et manquent de preuves. Monsieur Khaled essaye d’une manière indirecte de montrer que la charia ou bien l’islam n’est pas compatible à notre époque ou au 21è siècle Je commence mes réfutations aux aberrations de monsieur Khaled par le fait d’abolir ou de nier un des grands principes de l’islam qui est « le système de contrôle complémentaire de la société islamique à savoir « HOSBAH » c’est-à-dire « la commission de la promotion de vertu et la prévention de vice » monsieur Khaled fait référence aux associations féminines pour prouver l’inexistence de ce principe en Islam. Mais comme tout est cité dans le Coran ledit principe est bien évoqué dans pas mal de versets comme par exemple celui de la Sourate la famille d’Imran. Allah dit « Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront ». On a aussi la Sunna de Prophète que la paix et le salut d’Allah soient sur lui rappelle qu’il faut appeler au bien et interdit le blâmable sinon Allah va vous châtier et va vous punir et à ce moment là quoi que vous le priiez, il ne répondra pas à vos prières » dit le prophète. Et ainsi de suite tant de versets de Coran et de Hadith de prophète qui confirment l’importance de ce principe islamique que ce soit sur la société ou bien sur l’individu. J’ai un grand doute si monsieur Khaled connaît bien l’un des grands savants musulmans qui est « Ibn Taimia » et son livre célèbre « le Hosba ». On continue, la série de réfutation et là avec le fait d’interdire à une femme de conduire un véhicule. Cette question n’a rien à voir avec la religion islamique. Notre société n’est pas assez enthousiaste à cela. Mais en vérité, A part quelque voix et la plupart sont masculines « libérale ou laïque » et avec l’appui de peu de femmes qui sont pour la conduite, Ce sont les femmes saoudiennes elles mêmes qui refusent et rejettent toute tentative de permettre aux femmes de conduire. Il y a des femmes qui conduisent mais pas toujours en villes. Cette histoire là de cette femme « Yara » qui a été arrêtée par les membres de la commission dans un café avec un collègue dans « KHALWA » selon monsieur Khaled, je dis que là aussi, il y a un manque de preuves. Malheureusement on s’appuie toujours sur des médias qui se traquent « l’objectivité » mais en vérité, ils sont loin d’être objectifs. ? Moi-même j’étais parmi ceux et celle qui ont été interviewés maintes fois par plusieurs chaines « française ». Mais toujours de reportages ont des fins tendancieux et dépendant dans leur travail sur la déprogrammation et le copier-coller ! En fin de compte je dis que « l’Arabie saoudite », comme tout d’autres pays de monde, ou il y a « le mal et le bien » et aucune société n’est parfaite. Hélas, Tour ce qui arrive dans ce pays est toujours gonflé et falsifié. Mais pourquoi ? On ne sait jamais !
le 12 mars 2008

La "question de la femme" dans le monde musulman est à bien des égards hors de propos dans le contexte actuel.

Ceux qui maintiennent au pouvoir les monarchies et les dictatures sont ceux la même qui prétendent civiliser le monde musulman. Il faut prendre les choses par le bon bout, si vous avez la foi, qui que vous soyez vous savez où se trouve la lumière.

S’il faut en finir avec l’obscurantisme d’un côté il ne faut pas pour autant tomber dans un autre obscurantisme.

Si nos prédécesseurs qui loin de vouloir détruire toute forme de concurrence, sont nos exemples et des exemples pour l’humanité nous pouvons l’être également, nous n’arrivons à rien si nous ne parvenons pas d’abord à arracher la maîtrise de notre destin.

Wa Salam alaykoum

Par espoir - le 11 mars 2008

salam, sujet ô combien sensible ….. hélas, quand on aborde cette question, souvent s’élèvent des voix « masculines » pour relativiser ou au pire minimiser ….. . Soyons honnêtes, si le citoyen musulman est lésé dans ses droits car justement il ne vit pas dans un état de droit, l’injustice subie par la femme est incontestablement beaucoup plus sévère. Et cela il faut le dire, avec insistance, et il ne faut pas manquer une occasion pour le rappeler, le dénoncer. Les hommes doivent être solidaires de cette cause.

Je sais que beaucoup de nos ennemis utilisent ce sujet pour nous attaquer, et du coup on est toujours sur la défensive mais on doit changer cette position pour que la situation de la femme change.

Clairmont : parce que l’application de la laïcité ne pourrait pas aboutir à des abus selon vous ?. Peut être que vous n’êtes pas au courant mais en France, la musulmane pratiquante n’a ni le droit d’aller à l’école, ni de travailler, persona non grata, même dans la rue, paraît-il elle agresse les passants par son habit …. . Pire encore, un des effets pervers de la loi sur la laïcité est que la femme musulmane est encore plus discriminée que l’homme musulman ….. Savez-vous pourquoi ? car l’homme musulman pratiquant « n’est pas visible » (et même lorsqu’il porte une barbe ce qui est signe d’ une grande pratique religieuse, ça n’est pas considéré comme ostentatoire). La femme pratiquante, c’est visible et tant pis, elle est condamnée à constamment subir la discrimination. Alors en matière de droit de la femme musulmane, vous êtes loin, très loin de donner des leçons. salam

Par Sceptik - le 11 mars 2008

Il y a surtout 2 choses que répetent toujours les savants comme des perroquets :

1-L’Islam a interdit d’enterrer les fillettes vivantes. Oui mais ils ont oublié de dire que cette pratique avant ne concernait que quelques tributs très pauvres.Ils le faisaient par pauvreté et non pas par haine de la fille.

2-l’islam a permit à la femme d’hériter la moitié de la portion de l’homme alors qu’avant elle n’héritaient de rien du tout. C’est vrai, en meme temps ils oublient de dire là aussi qu’il y avait des femmes à la Mecke avant l’islam qui étaient très haut placées et très riches(telle que Khadija ou bien Hend la femme de Abou Sofiane)et qui étaient respectée encore plus que bcp d’hommes. En plus l’existence de divinités féminines pendant la période pré-islamique "al jahaliya" (comme par exemple Allat,Al Ozza et Mannat) prouve bien qu’à cette époque les gens avaient déjà un certain respect pour les femmes. Donc peut-on parler de "libération de la femme" à cette époque...

Le problème de la situation de la femme s’applique dans toutes les religions, en effet les religions se montrent souvent injuste envers les femmes. Par conséquent l’Islam n’échappe pas à cette critique.

Je sais bien que la société occidentale peut montrer aussi ce genre de visage comme quoi la femme n’est qu’un objet, mais dans la société musulmane c’est toute la religion qui considère la femme comme un objet au service de l’homme. La religion est misogyne et il ne faut pas être savants pour le constaté. Et c’est à cause de ça que les femmes souffrent dans les sociétés musulmanes.

D’ailleurs comme le dit un dicton :

’On reconnait un arbre(=islam) à ses fruits(=les musulmans)’...

A bonne entendeur

Par Ali - le 11 mars 2008
Oh vous les musulmans, ,ne vous rendez vous pas compte que le féminisme entre comme un serpent dans vos maisons pour faire fuir vos femmes et présenter vos hommes comme des barbares au monde entier. Ceci justifiant cela, les ennemis de l’Islam à la base du féminisme se servent de vos femmes pour justifier leurs attaques contre vos pays et votre religion. Ne leur tendez pas la main, car celui qui tend la main à un serpent ne devra pas se plaindre s’il se fait mordre et empoisonner. Alors qu’ils vous sermonnent sur vos femmes, ils envahissent un à un les pays musulmans, déciment les populations, violent et tuent les femmes qu’ils vous reprochaient de traiter si mal. Ne vous laissez pas berner par le shaytan et ses troupes quelque soit le visage qu’elles utilisent, et contentez vous d’appliquer votre religion tel qu’Allah le Très Haut vous l’a ordonné, et suivez la Tradition du Prophète, que la paix et la bénédiction soit sur lui. Traitez vos femmes correctement et sans abus, et n’écoutez pas les serpents. Dans leurs pays le féminisme a ravagé les familles et les valeurs. Les femmes d’occident pensent à leur carrière avant tout, et au matériel, elles ne trouvent pas de maris car elles ont été montées contre les hommes dont elles veulent prendre la place. Ceci couplé à l’avortement, à la pilule , le taux de natalité des pays occidentaux chute dangereusement et bientot ce ne seront que des pays de personnes âgées. Ne suivez pas leur exemple mes frères et soeurs. Salam.
Par amine - le 11 mars 2008

L’article de Mr Chraibi est composé de plusieurs erreurs à mon gout.

la situation sociale de la femme musulmane est faussement décrite. En effet cette description, à mes yeux, ressemble plus à celle de la femme vivant dans une société occidental, où le mal-etre est visible de jour en jour(exploitation et discrimination sur les lieux de travail, harcelemnts sexuels...).

Il est vrai qu’il y a des points à revoir sur la place de la femme musulmane, mais combien d’associations, dans les pays dits "modernes",dennoncent-elles aussi une injustice quotidienne à l’égard du sexe feminin.

Ne prenons pas l’anecdote pour en faire une généralité, nous savons tous que toutes les femmes qui prennent un café en attendant une conférence ne risquent pas de se retrouver en prison. Je voudrai rappeler que les pays d’Afrique du nord ne sont pas à prendre en réference islamiquement parlant.Personnelement je ne ressent presque rien de musulman dans nos sociétés si ce n’est les quelques mosquées implantées içi et là mais étrangement vides !

Certes des efforts sont à faire au niveau de la femme dans les sociétés musulmanes mais l’intention de progresser des ses dirigeants si minime soit-il me laisse optimiste en sachant aussi que nos femmes ne sont, à mon avis, celles qui souffrent le plus.

Par elham - le 11 mars 2008
Melons nous de ce qui nous regarde de près. la france ne fait pas mieux en matière des droits de l’Homme (ou plutôt de la fêmme), en interdisant aux jeunes filles de porter le hijab à l’école comme elles l’entendent.
Par rachid - le 11 mars 2008
Je suis peut-être le seul à penser cela, mais j’ai l’impression que l’article n’est pas terminé. Il ne propose aucune solution ni aucune perspective, on ennumère des faits et limite on enfonce des portes ouvertes. Pour rassurer les lecteurs qui ne feraient pas la distinction, il n’existe pas de pays où les lois de l’islam sont correctement et totalement appliquées, et ce même en tenant compte des divergences entre faqih (on traduira par savant). Cela est préjudiciable pour la religion et pour l’image des musulmans. Quant au droit de la femme, il rentre dans le cadre des droits et des devoirs de l’être humain, c’est à chacun d’essayer de préserver ceux d’autrui. On notera ici que le meilleur musulman est celui qui a le meilleur comportement envers autrui, par l’application de cette simple rêgle on pourrait régler une grande partie des problèmes soulevés. Je vous renvoie enfin au comportement du prophete pour estimer ce qu’est le meilleur comportement.
Par Yves - le 11 mars 2008
Ce que dénonce M. Chraibi n’est-il pas l’islam majoritaire quand on sait l’influence et le rôle de l’Arabie Saoudite dans les pays musulmans. Ce pays est un état central dans l’islam pour ne pas dire le pays le plus important de l’islam.
Par talib - le 11 mars 2008
ce qui me choque , dans les propos de khalid chraibi et d’autres participants de ce site,c’est qu’on essaye d’imposer son point de vue sans fondement scientifique , on dit ceçi c’est l’islam ,cela ça ne l’est pas , mais sans donner des preuves ni puiser dans les sources même de l’islam à savoir le coran et la tradition authentique du prophète , c’est la problématique qui domine ,on essaye de comprendre l’islam par la philosophie et la critique au lieu des sources et ceçi est trés dangereux et plus particulièrement pour les non-arbophones qui n’ont pas accés à ces sources
Par Hamza - le 11 mars 2008
L’article clair et rigoureux de M. Chraïbi est pour moi une dénonciation polie de l’infantilisation hallucinante dans laquelle certains fameux "savants", figés dans d’absurdes certitudes, souhaitent garder l’immense majorité des musulmans et notamment les femmes. Les réactions que je lis ici et là laissent espérer une réaction salutaire de cette communauté maltraitée par ses... "savants" oh combien ignorants !
Par Clairmont - le 11 mars 2008
Les musulmans doivent prendre la laïcité comme modèle. Fonder un droit sur des références religieuse aboutit indubitablement à des abus. La solution est dans un droit débarassé de toutes références religieuses.
Par Karim B., Montreal - le 11 mars 2008

Salam aleykoum à tous et à toutes

Tout d’abord merci à mr Chraibi pour son article qui aborde un sujet qui mérite que l’on s’y attarde et que l’on ne cherche à s’y dérober d’aucune façon.

Je partage l’avis de ceux et celles qui affirment que l’Islam au temps de la révélation a initié une forme de libération des femmes qui fut inédite par sa condamnation des pratiques abobinables de la période pré-islamiques et de l’octroi de droits fondamentaux qui ne sauraient être négociés d’aucune manière.

Malheureusement, et comme le souligne si bien mr Chraibi ainsi que d’autres savant(e)s tels mmes Asmaa Lamrabet, Nadia Yassine ou encore T. Ramadan pour ne nommer que ceux là, les interprétation de la charia et leur diverses codifications (fqih) ont donnés lieux à une fossilisation et à un recul de la reflexion sur la question des droits des femmes, des relations de genre et du type de sociétés dans lequels nous désirons vivre.

Il semble que la majorité du fardeau en ce qui à trait au maintien des standards de moral supérieur de notre noble religion incombe aux femmes et que ces interprétations ont fait la belle part aux sentiments de possessivité et à l’égoisme des hommes.

Certes, on ne saurait dédouaner les femmes de toutes les fautes que certaines d’entre elles peuvent commettre et il ne faudrait pas se laisser entraîner dans une interprétation angélique du caractère de toutes les femmes propre à certaines féministes mais il paraît évident qu’il y a au sein de nos communautés un deux poids, deux mesures sur le sujet : on accepte des garcons ou on ferme les yeux sur des comportements que l’on accepterait jamais de la part des femmes et des filles.

Ceci dans un contexte de mondialisation de la norme individualiste-consumériste qui glorifie la rebellion, tend à rendre encore plus pesant le maintient de codes juridiques et de coutumes morales traditionnelles inégalitaires.

Autrement dit, dans cette culture qui encense l’égo, méprise toute tradition, vante la rebéllion et rend "cool" les comportements abusifs, la license, la dépravation et les mauvaises manières.

Ainsi, dans ce contexte, le maintient de double standards en matière de tolérance qui provilégie les hommes ne peuvent qu’attiser le sentiment et le désir de révolte de nombreuses femmes et jeunes filles.

Malheureusement, cette rebéllion, bien souvent que trop justifiée, donne trop souvent lieux non à une reflexion visant la réforme et le rétablissement d’une justice mais mène à des comportements auto-destructeurs qui en bout de ligne affectent plus sévèrement les femmes et les filles que les hommes et les garcons (même si eux aussi, bien entendu, en souffre aussi).

C’est pour cela que si je suis d’avis que les codes juridiques dans les pays musulman doivent être mis à niveaux avec les législations internationales, il faudrait aussi que ces mêmes pays musulmans investissent énormément dans l’éducation et la recherche.

Et ce, toujours d’une manière fondée sur les valeurs islamiques éternelles et dans une perspective de regénération des individus et des corps sociaux (qui devra être forcément ouverte et tolérante) pour que ne s’ajoute pas à la misère du sous-développement économique et sociale, la misère spirituelle et sociale (d’un autre type) occasionnée par le capitalisme individualiste qui en Occident, à le mérite d’être au moins en grande partie amoindrie par ses haut niveaux de développement politique, juridique, organisationnelle et civique.

Aspects de cette civilistion qui devraient être une source d’inspiration pour tous. Ce ne sont pas, hélas, ces aspects qui semblent toutefois être les plus désirés chez un trop grand nombre de Musulman(e)s.

Mais Dieu -Exalté Soit-Il- est en vérité le Plus Savant.

Wa Salam.

Par Kamal - le 11 mars 2008
Que dire pour l’exemple de cette femme Saoudienne ? C’est triste et indigne ! C’est à croire d’après leur conception de la Chariâ qu’une femme est présumé coupable jusqu’à preuve de son innocence, ce qui est faux bien sûr ! Terrible ! L’Arabie Saoudite est le plus mauvais exemple d’interprétation de la loi religieuse en terre islamique ! L’admettre sans honte serait un grand pas pour tous les autres pays musulmans qui veulent ressembler à cette pétromonarchie.

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