Gaza a fédéré des foules entières, en France et à l’international

« Halte au blocus, halte aux colonies ! » la rue française ne désarme pas, et en ce samedi ensoleillé

samedi 5 juin 2010

« Halte au blocus, halte aux colonies ! » la rue française ne désarme pas, et en ce samedi ensoleillé s’est emplie d’une immense clameur de protestation contre l’assaut meurtrier d’Israël, et contre un impérialisme aveugle adepte de l’apartheid, laissant monter une exigence impérieuse : la levée sans condition du blocus de Gaza.

Sous une chaleur estivale, c’est un cortège de plus de 20 000 personnes qui a défilé à Paris, de Bastille aux Invalides, répondant à l’appel de dizaines d’organisations politiques, syndicales et religieuses pro-palestiniennes. La manifestation gagnant en ampleur au fur et à mesure du parcours, un succès dont s’est réjouie Hind Khoury, la déléguée nationale de Palestine en France : "Je me félicite du soutien du peuple français", a-t-elle confié à l’AFP, en s’interrogeant :" Pourquoi la paix n’aboutit pas ?".

Les grandes métropoles hexagonales ont marché sur les pas de la capitale, fédérant également des dizaines de milliers de personnes, dans une même ferveur communicative. A Lyon, selon les sources, entre 6 000 et 30 000 personnes se sont rassemblées sous les drapeaux des différentes nationalités qui ont pris la mer pour Gaza - turcs, algériens, marocains, libanais et français - scandant "Israël, assassin !", tout en portant à bout de bras leurs revendications écrites en toutes lettres : "exigeons des sanctions internationales", "halte au blocus, halte aux colonies", "Tribunal pénal pour Israël".

A Marseille, entre 2 000 et 5 000 personnes ont cheminé vers la préfecture et le consulat d’Israël sous une banderole "contre la colonisation et l’apartheid en Palestine", tandis que sa proche voisine, Nice, a vu défiler 2 000 personnes toutes de blanc vêtues exigeant, à l’unisson des autres villes, la fin du blocus de Gaza, dans un hommage vibrant rendu aux malheureuses victimes du raid israélien.

Partout ailleurs, à Bordeaux, Toulouse, Nantes, Strasbourg, Reims et Evry, Londres, Istanbul, de longues processions pro-palestiniennes se sont formées, faisant retentir un cri du cœur devenu universel : "Nous sommes tous palestiniens !". 10 000 personnes ont de nouveau manifesté dans la capitale turque. la Turquie, qui a payé le plus lourd tribut en vies humaines, neuf turcs, dont un turco-américain, ayant péri sous les tirs du commando de marine de l’Etat juif.

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