in

William Goldnadel sanctionné par la justice pour avoir comparé le boycott d’Israël à celui des nazis

L’avocat Gilles William Goldnadel qui poursuivait en justice Olivia Zémor et lui réclamait 15.000 euros de dommages et intérêts pour l’avoir traité de “salaud’ lors d’un procès, a été débouté de toutes ses demandes par la justice.

En effet, lors de la comparution, le 10 juillet 2009, des quatre voyous de la Ligue de Défense Juive (LDJ) qui avaient saccagé la librairie Résistances quelques jours plus tôt, M. Goldnadel défenseur de deux d’entre eux, s’était permis d’inverser les rôles, et de justifier cet acte barbare par une comparaison nauséabonde.

Certes, ses clients avaient peut-être été un peu “crétins” d’avoir détruit des milliers de livres, et on n’aurait pas dû attendre cela de jeunes “juifs”, “représentants du peuple du Livre”, avait-il entamé.

Mais les voyous avaient quand même quelque part de bonnes raisons d’agir, avait-il poursuivi, car les responsables de la librairie Résistances sont des gens engagés dans la campagne de boycott d’Israël. C’’est-à-dire, avait alors osé Goldnadel, des agissements comparables à ceux “des nazis qui s’attaquaient aux magasins juifs, en Allemagne, dans les années 1930” !

A ce moment précis, Olivia Zémor, assise devant le juge de la 23ème chambre du tribunal correctionnel de Paris, n’y tenant plus, s’est levée et à dit “Vous êtes un salaud”. William Goldnadel, estimant que sa robe et son impunité coutumière lui donnaient tous les droits, a alors attaqué Olivia Zémor en justice, pour “injure”.

Le 16 septembre 2011, l’affaire est venue, après instruction, à l’audience de la 17ème chambre correctionnelle, et le jugement, qui vient d’être rendu par celle-ci, stipule que M. Goldnadel, et les avocats en général, bénéficient certes d’une grande liberté de parole, mais ils n’ont pas tous les droits.

En l’occurrence, les arguments de M. Goldnadel, selon lesquels une telle comparaison ne constituerait pas une provocation, d’une part parce l’avocat a une entière liberté de parole, et d’autre part parce que des “intellectuels reconnus, tel Pierre André Taguieff, ont fait le même rapprochement avec la politique des nazis”, ont été rejetés par les juges.

Ces derniers ont clairement fait savoir que “la comparaison de l’action d’Olivia Zémor avec les pratiques de l’Allemagne nazie à l’égard des magasins juifs d’où se déduisait une accusation d’antisémitisme était d’une extrême gravité”.

Ils soulignent que si “la liberté de parole de l’avocat lorsqu’il défend ses clients est presque sans limite, cette indispensable liberté ne fait néanmoins pas obstacle à ce que des tiers puissent être blessés et provoqués, provocation qui peut être de nature à excuser les injures”.

Il est fort rassurant que ce procédé récurrent de la part du lobby israélien et notamment de leurs avocats, qui se permettent régulièrement cette comparaison odieuse pour essayer de faire taire des hommes et des femmes profondément antiracistes et pacifiques, qui s’en prennent à la politique criminelle d’un Etat et tous ceux qui participent à ses crimes, et non à “des juifs”, soit ainsi clairement condamné.

CAPJPO-EuroPalestine

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Liban : Walid Joumblatt, Requiem pour un saltimbanque

Pillage d’antiquités en Libye