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Netanyahou exploite l’Holocauste contre la Cour Pénale Internationale de la Haye et les Palestiniens

Ne reculant devant aucune vilenie, aucun mensonge éhonté, aucune atrocité, piétinant allègrement le droit international et, plus hargneusement encore, les droits du peuple palestinien martyr, on reconnaît bien là Benjamin Netanyahou, l’immoralité personnifiée, et sa capacité à repousser toujours plus loin les limites de l’abjection.

Du haut de l’arrogance que lui confère la scandaleuse impunité dont jouit Israël, on n’est guère surpris d’apprendre que le boucher de Gaza, entré dans une colère noire contre Fatou Bensouda, la procureure de la Cour Pénale Internationale de la Haye (CPI), depuis qu’elle a eu l’outrecuidance d’annoncer l’ouverture d’une enquête sur les « crimes de guerre commis en Palestine à partir du 13 juin 2014 », a fomenté un plan machiavélique : exploiter à des fins bassement politiciennes la Shoah, à l’occasion du cinquième Forum mondial de l’Holocauste intitulé « Se souvenir de l’Holocauste, combattre l’antisémitisme », qui a eu lieu cette semaine à Jérusalem et a coïncidé avec la commémoration du 75ème anniversaire de la libération d’Auschwitz.

Fatou Bensouda

Dénoncé dans le quotidien Haaretz par Hagai El-Ad, directeur de B’Tselem, une ONG israélienne oeuvrant pour les droits de l’homme dans les territoires occupés, son noir dessein est d’une limpidité cristalline : appeler les puissants de ce monde, qui ont pris part à cet événement historique, à se ranger inconditionnellement derrière lui et son Etat d’apartheid, en se liguant comme un seul homme contre la CPI de la Haye.

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Et pour les rallier à sa cause, il a asséné l’argument massue, celui qui donne des sueurs froides et fait claquer des dents : l’antisémitisme ! « La Cour Pénale Internationale de la Haye a émis des décrets antisémites ! », a-t-il vitupéré auprès de ses convives, tous appartenant au gotha politique mondial.

A trop vouloir tirer sur la corde de l’antisémitisme pour bâillonner toute critique d’Israël ou, en l’occurrence, dissuader une procureure de faire triompher la justice contre l’injustice cruelle subie par les Palestiniens depuis des lustres, elle risque de casser… Mais Netanyahou, sans foi ni loi, n’en a cure, provoquant l’écoeurement de Hagai El-Ad.

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« Honte à vous, Premier ministre Netanyahu. Honte, également, à tout dirigeant mondial qui accepte la parodie d’assimiler la tentative d’un peuple à obtenir justice à de l’antisémitisme. Prendre cette position lâche ne trahit pas seulement l’espoir des Palestiniens pour la liberté et la dignité. Il rejoint la mort lente des leçons qui ont guidé l’humanité pendant les 75 dernières années et se noient maintenant dans la marée autoritaire montante dans le monde », s’est indigné ce dernier.

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