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Amnesty International appelle Israël à cesser la “détention administrative” de Palestiniens

Plus de  4 700 Palestiniens ont les barreaux israéliens pour seul horizon, et l’arbitraire de la détention administrative et de l’isolement carcéral pour seules perspectives illégales et inhumaines. Sur le ton de l’injonction, Amnesty International monte au créneau en épinglant publiquement l’iniquité du système carcéral israélien, un des pires aspects de l’occupation, qui n’a cure des lois internationales, et maintient  sous la botte militaire la population palestinienne.

L'ONG a appelé Israël à libérer ou à juger de manière impartiale tous les Palestiniens emprisonnés sans qu'aucunecharge ne soit retenue contre eux dans le cadre de la procédure dite de "détention administrative", une mesure héritée du mandat bri­tan­nique sur la Palestine, qui permet de garder en prison sans jugement des sus­pects pour des périodes de six mois indé­fi­niment renouvelables.

"Libérez tous les prisonniers administratifs à moins qu'ils ne soient rapidement inculpés de délits reconnaissables au niveau international et jugés en accord avec les critères internationaux d'un procès équitable", écrit l'ONG dans un rapport sur ce sujet rendu public mardi.

"Mettez fin à la pratique de la détention administrative", lance Amnesty, qui souligne qu'au moins 308 Palestiniens, notamment 24 membres du Conseil législatif palestinien, des militants des droits de l'homme et des journalistes, étaient emprisonnés fin avril en application de cette disposition controversée héritée du mandat britannique sur la Palestine (avant 1948).

Dans son rapport édifiant, Amnesty préconise vivement qu'Israël renonce à recourir au transfert forcé de Palestiniens de la Cisjordanie vers la Bande de Gaza et que les autorités israéliennes "protègent" l'ensemble des détenus de "toutes les formes de tortures et d'autres mauvais traitements".

Arme des sans armes, la grève de la faim est souvent l'ultime recours des prisonniers palestiniens pour dénoncer les conditions de leur détention. Thaër Halahla, 34 ans, jeté en prison en 2010, dans le cadre de la détention administrative, et qui avait cessé de s'alimenter depuis 76 jours, a été libéré mardi soir, indique l'ONG. 

L'appel d'Amnesty International tranche avec le mutisme de certains, car qui ne dit mot consent, à l’instar d'Hassen Chalghoumi, pitoyable marionnette du lobby sioniste qui ne pouvait rêver "imam de France" plus facilement corruptible, et dont le silence complice est encore plus assourdissant lorsqu’il se donne à entendre à Tel Aviv.

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