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Une mosquée d’envergure construite au Japon : un rêve qui pourrait devenir bientôt réalité à Shizuoka

Pourquoi avoir une mosquée à Shizuoka ?

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Publié par Shizuoka Muslim Association – Communauté Fr sur dimanche 12 juin 2016

 

Eriger une mosquée en plein cœur du Japon, là où l’islam n’en est qu’à ses prémices, comparativement à d’autres pays asiatiques, et la communauté musulmane embryonnaire, même si les conversions augmentent avec une belle constance, s’élevant face au majestueux Mont Fuji, le point culminant du pays, est-ce une gageure ou un rêve, caressé depuis 2010, qui a toutes les chances de se matérialiser ?

Pour les ardents promoteurs du projet qui ont uni leurs forces au sein de l’association « Shizuoka Muslim Association », du nom de la cité phare située à proximité de Tokyo, mondialement réputée pour sa production de thé vert ainsi que pour sa vue imprenable sur la montagne sacrée, entourée de nuages et de légendes, c’est à la fois un rêve atteignable et un défi de taille qu’ils sont déterminés à relever. Pour ce faire, ils ont décidé de sensibiliser la diaspora musulmane, disséminée à la surface du globe, à leur grande réalisation.

Yassine Essaadi, le président de l’association d’origine marocaine, et son épouse japonaise convertie à l’islam, sont les fers de lance de ce chantier d’envergure, tant sur le plan cultuel, culturel qu’urbanistique, qui fera assurément date au pays du Soleil-Levant. Ils fédèrent autour d’eux un nombre croissant de membres qui sont autant d’ambassadeurs du projet auprès des autorités et de la population japonaises, dont la plupart viennent d’Indonésie, le plus grand pays musulman au monde, est-il besoin de le rappeler.

Le choix de construire à Shizuoka, sur un terrain de 700 m² non acquis à ce jour, ce phare de l’islam qui sera le quatrième au Japon après Tokyo et Kyoto, mais d’une ampleur et d’un rayonnement en tout point incomparables, s’est imposé à eux comme une évidence, forts de l’importance de la communauté musulmane (essentiellement des expatriés) qui évolue dans ce grand centre économique et ne ménage pas ses efforts pour que ce rêve commun, visualisable sur des maquettes concluantes, devienne enfin réalité.

 

Tous nourrissent l’espoir de quitter, un jour prochain, l’appartement loué pour se recueillir chaque vendredi, lors de la grande prière collective, et de se prosterner devant Allah dans un lieu de culte digne de ce nom, ouvert à tous les Japonais, sans distinction, en vue de favoriser la découverte de l’islam sur la passerelle de l’entre-connaissance et du respect mutuel.

 

Depuis la Belgique où il réside, Abdourahman Boumaya, spécialisé dans la création de sites internet et le web marketing, est chargé de superviser les appels aux dons lancés sur les réseaux sociaux auprès de la communauté musulmane française. Ce dernier est convaincu que le temps et les circonstances se prêtent à la construction d’un Masjid flambant neuf dans un Japon qui noue des liens étroits avec la Malaisie, afin de développer des biens et services certifiés halal et de satisfaire les attentes des touristes musulmans en recrudescence sur son sol.

« Les Japonais, de mon point de vue, sont très portés vers la spiritualité, on trouve des petits temples partout, et en quête profonde de sens, notamment depuis les ravages du Tsunami en 2011, même si on peut affirmer que leur religion, c’est le travail avant tout », nous a-t-il confié, avant de souligner : « Concernant l’islamophobie, elle n’existe pas dans les proportions que l’on connaît en France ou en Belgique. Le racisme de la population nippone s’exprime à l’encontre des étrangers en général, mais pas contre les musulmans en particulier. Je suis sûr, pour m’être rendu sur place, que les Japonais ne sont pas hostiles à l’édification d’une mosquée chez eux et iraient volontiers la visiter, animés par une saine curiosité, car ils ont tout à apprendre de la religion musulmane ».

Cette opinion est pleinement partagée par l’association « Shizuoka Muslim Association », et en premier lieu par son président, Yassine Essaadi, qui estime que le Japon, l’un des « pays les plus disciplinés et aimables du monde », selon l’éloge flatteur qu’il en fait, est « prêt à entendre les vrais enseignements de l’islam », loin de la désinformation médiatique pernicieuse qui en galvaude les termes et dénature les fondements.

Pensée et conçue à la fois comme un vaste complexe culturel et un espace privilégié de rencontres et d’échanges, où les musulmans pourront se réunir, parfaire leurs connaissances et s’investir utilement au service de leur communauté, mais aussi comme un lieu d’accueil unique, accessible aux Japonais de toutes sensibilités, leur permettant de s’initier à l’islam, d’explorer sa richesse patrimoniale, culturelle et cultuelle, la mosquée qui s’élancera vers le ciel en face du vertigineux Mont Fuji abritera, entre autres, une bibliothèque multimédia, des espaces de conférence et de détente, ainsi que des salles de classe où seront dispensés des cours islamiques.

Confrontée à la difficulté de glaner des fonds au Japon, compte tenu du faible nombre de musulmans qui y vivent, l’association chapeautée par Yassine Essaadi sort aujourd’hui son grand projet de la confidentialité en vue de le promouvoir au-delà les frontières nippones, et se tourne vers les musulmans de France et francophones pour requérir leur précieux soutien.

« L’avenir de l’Islam au Japon est entre les mains de la prochaine génération de musulmans qui sont nés ou élevés ici et comprennent parfaitement les rouages de la société japonaise. Le rôle des générations adultes est de créer un environnement approprié pour les jeunes musulmans, pour apprendre l’islam et développer les compétences en communication nécessaires pour devenir la voix de l’Islam et de protéger leur vie en tant que musulmans au Japon », nous a expliqué Yassine Essaadi, avant de conclure son propos en s’adressant directement aux Oummanautes, où qu’ils se trouvent : « L’Association musulmane de Shizuoka est le fondateur de ce projet depuis 2010. Nous sollicitons l’aide de nos frères et sœurs partout dans le monde afin de participer à ce projet unique et important, qui insha Allah va devenir l’un des catalyseurs de la propagation de l’Islam au Japon ».

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