Lors d'un meeting de Kamala Harris, le Dr Ahmed Ghanim a été expulsé, suscitant indignation et appels à la réconciliation avec la communauté musulmane.
Pourquoi lire cet article :
- Comprendre les tensions entre le Parti démocrate et la communauté musulmane.
- Analyser l'impact de cet incident sur les élections à venir.
Lors d’un récent meeting à Royal Oak, dans le Michigan, organisé à la gloire de Kamala Harris, la prétendante démocrate à la Maison Blanche, le Dr Ahmed Ghanim, un ancien candidat au Congrès issu du même parti politique, et figure musulmane influente de Detroit, a été expulsé sans autre forme de procès.
Encore sous le coup de l’émotion, Ahmed Ghanim a relaté son refoulement mortifiant : des membres de la garde rapprochée de l’ennemie jurée de Donald Trump se sont subitement approchés de lui, lui intimant l’ordre de les suivre, avant que des agents des services secrets et de la police locale ne l’escortent hors du bâtiment. Interrogé sur la raison d’une telle décision, il a répondu qu’elle avait certainement un lien avec sa religion.

Cet incident, pour le moins fâcheux, survient à un moment critique de la campagne de Kamala Harris, alors même que les démocrates s’efforcent de reconquérir les coeurs et les suffrages des Arabo-américains, notamment au Michigan, un État clé dans les élections nationales.
Ces citoyens américains, considérés comme un bloc électoral influent, pourraient en effet jouer un rôle déterminant le 5 novembre prochain, d’où l’importance de maintenir des relations positives avec eux.
La réaction ne s’est pas fait attendre. Vent debout, des représentants du Conseil des relations américano-islamiques (CAIR), rejoints par d’autres personnalités musulmanes, ont dénoncé l’expulsion du Dr Ghanim en conférence de presse, exigeant des explications et des excuses. Basim Elkarra, un des responsables du CAIR, a appelé à une enquête pour clarifier les raisons de cette éviction humiliante. Il a également insisté sur le besoin de rétablir la confiance entre la communauté musulmane et le Parti démocrate.
D’autres leaders musulmans, comme Rex Nazarko de l’American Muslim Engagement and Empowerment Network, ont exprimé leur indignation, regrettant un schéma récurrent de mépris envers les Américains musulmans et arabes. Ils ont vivement déploré, entre autres, le manque de représentation musulmane lors des conventions démocrates, tout en fustigeant le soutien militaire américain à Israël, et plus particulièrement le financement du génocide à Gaza.
L’entourage de Kamala Harris a tenté d’atténuer la polémique en publiant un communiqué dans lequel Naomi Savin, la directrice adjointe de sa communication dans le Michigan, a présenté des excuses publiques. Elle a également invité le Dr Ghanim à assister à de futurs événements, soulignant l’importance des bonnes relations avec la communauté musulmane américaine.
Malgré ce mea culpa, Ahmed Ghanim, profondément blessé, n’a pas confirmé son choix de vote. A quelques encablures de l’élection suprême Outre-Atlantique, son indécision n’est pas de bon augure pour Kamala Harris, celle à qui l’octogénaire Biden a passé le flambeau par défaut. Il instille des doutes sur sa capacité à regagner le soutien des électeurs musulmans et arabo-américains, un enjeu crucial pour les démocrates dans un État aussi disputé que le Michigan.
Cet incident lamentable met en lumière les tensions latentes au sein du Parti démocrate, qui doit équilibrer les attentes de diverses communautés, tout en évitant les faux pas susceptibles de compromettre ses chances dans le secret des isoloirs, lors d’un mardi 5 novembre fatidique.



Beaucoup d’américains ignorent que leur pays est une colonie sioniste et que tout ce qui sent l’Islam est à
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