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Une femme en niqab violemment agressée à Nantes

A la vue d’une femme en niqab se promenant tranquillement dans les allées de la fête foraine locale, le sang d’un Nantais n’a fait qu’un tour mercredi, et sans l’once d’une hésitation, a foncé droit sur cette intruse qui lui gâchait le paysage, pour lui arracher brutalement son voile en proférant des insultes racistes. «J’aime pas ces gens-là», se serait-il exclamé à la cantonade, alors que sa soudaine agressivité se déchaînait sur sa malheureuse victime.

Interpellé sur les lieux de son geste inacceptable et placé en garde à vue, ce trentenaire qui ne regrette rien, prétendant avoir voulu «faire respecter la loi», a agi sous l’emprise de la haine irrépressible, comme le corroborent des témoins entendus par les enquêteurs de police.

La femme violentée s’est vue prescrire une interruption temporaire de travail de 3 jours du fait des douleurs cervicales consécutives à la brutalité de l'arrachage, et a porté plainte jeudi soir. "Cette femme a été victime de faits graves de violence et les simples citoyens ne sont pas habilités à faire la loi eux-mêmes sinon on n'est plus dans un Etat de droit", a-t-on expliqué vendredi au parquet.

Son agresseur est poursuivi pour violences volontaires en raison de l'appartenance religieuse devant le tribunal correctionnel, a indiqué vendredi le parquet de Nantes, mais également pour avoir donné, au moment de son arrestation, une fausse identité et en répondra également le 13 mars.

Cet affligeant fait divers nous fait mesurer pleinement les ravages de la stigmatisation anti-voile intégral, et plus largement anti-musulmans, sur des esprits manipulables, impressionnables et revanchards, qui ont pleinement adhéré à la démagogie Sarkozyste de la bouc émissarisation, au point de jouer les justiciers à la place de la police, et de se faire plus royalistes que le roi désavoué et détrôné.

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