in

Une étudiante musulmane de Yale consacrée « meilleure poétesse du monde »

Ses amis l’appellent affectueusement Emi, Emtithal Mahmoud, une étudiante américaine musulmane de Yale, d’origine soudanaise, a la rime heureuse et la déclamation de poésies harmonieuse, son talent inné surclassant les 96 amoureux du langage imagé qui concouraient récemment au prestigieux Championnat mondial de la poésie (Individual World Poetry Slam) à Washington.

Arrivée sur le sol américain depuis son Darfour natal en 1998, alors qu’elle était enfant, la brillante jeune femme qui manie les formules de style en une véritable artiste du verbe a remporté haut la main ce concours riche en métaphores entrant en résonance avec l’actualité.

Sacrée « meilleure poétesse du monde », le 26 octobre dernier, à l’issue de joutes créatives et récitatives de haut vol, Emtithal Mahmoud se dit « tout étourdie » par ce titre de gloire et l’engouement qui l’entoure, évoquant l’immense émotion qui l’a envahie à l’annonce de sa consécration. Ses premières pensées ont été pour sa grand-mère bien-aimée décédée pendant la compétition et à qui elle a dédié sa victoire.  

Parmi ses thèmes de prédilection dont elle a fait de magnifiques poèmes, ses souvenirs du Darfour, déchiré par la guerre, et son sentiment de « culpabilité » lié à sa vie privilégiée menée aux Etats-Unis ont allié puissance d’évocation et belle musicalité qui ont fait toute la différence sur une scène où l’art poétique a parfois touché au sublime.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ain : Un couple de réfugiés syriens crée sa petite entreprise qui défie la crise

Alain Delon félicite Nadine Morano et appelle à “respecter le FN”