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Une école publique de l’Hérault dénature la devise républicaine : la “laïcité” plutôt que la “fraternité”

Une école publique de l'Hérault dénature la devise républicain…

Une école publique de l'Hérault dénature la devise républicaine : la "laïcité" plutôt que la "fraternité" Alerté par un habitant de Saint-Thibéry, Oumma a enquêté sur la disparition, troublante et dérangeante, du mot "fraternité".http://oumma.com/222513/une-ecole-publique-de-l-herault-denature-devise-repub

Publié par Oumma.com sur mardi 9 février 2016

Mais où est donc passée l’inestimable valeur de « fraternité » à Saint-Thibéry, une bourgade de 2 300 âmes du département de l’Hérault ?

Aussi incroyable que cela puisse paraître, elle s’est manifestement volatilisée sur la façade de l’école élémentaire publique Léonce Ruffie, située 2 boulevard des écoles, et ce sans que personne ne s’en offusque, hormis un habitant de la commune, particulièrement choqué, qui a alerté hier notre site Oumma.

Gravé sur les frontons des édifices publics, l’impérissable tryptique républicain  « Liberté, Egalité, Fraternité » qui rappelle aux mémoires vacillantes les valeurs cardinales et universelles qui ont fait et font de la France une exception, a été ainsi dénaturé au vu et au su de tous, et pire encore dans l’indifférence quasi générale.

Passé subrepticement à la trappe, le terme « fraternité » a été remplacé par le vocable très usité et par trop galvaudé « laïcité », amputant ainsi l’inaliénable devise  républicaine de l’un de ses grands principes fondateurs.

Nous avons contacté ce matin la directrice de l’école en question, Madame Salvestrini.

Jointe par téléphone au moment de la récréation, celle-ci nous a affirmé n’être « au courant de rien », ne comprenant pas le sens de notre démarche, avant de refuser d’aller vérifier, à notre demande, ce qui était inscrit tout en haut de la façade de son établissement scolaire, prétextant une surcharge de travail. Se dédouanant de toute responsabilité, Madame Salvestrini prétend que la devise n’aurait pas été modifiée depuis 20 ans, ce qui signifierait, si l’on prend ses dires pour argent comptant, que le mot « laïcité » tiendrait le haut de l’affiche depuis deux décennies…

Poussée dans ses retranchements, cette dernière a fini par lâcher: « C’est vrai que c’est un peu gênant, mais plus on verra le terme « laïcité », mieux on s’en portera ».

Bottant en touche et nous renvoyant vers la mairie de Saint-Thibéry pour faire toute la lumière sur cette disparition pour le moins troublante et dérangeante de la « fraternité », notre demande d’éclaircissement est sans surprise restée vaine, puisque après avoir expliqué l’objet de notre appel, la standardiste a feint de ne plus nous entendre distinctement. Nous avons alors rappelé l’Hôtel de ville à plusieurs reprises, mais en tombant à chaque fois sur la messagerie vocale. Pour toute réponse, nous nous sommes heurtés au classique et très révélateur barrage du standard…

Loin de nous arrêter en si bon chemin, nous nous sommes alors tournés vers le rectorat de l’Académie de Montpellier afin de recueillir une réaction officielle. Doublement stupéfait par ce dévoiement de la devise républicaine dont il ignorait tout, et par la réaction déconcertante de la directrice de l’école Léonce Ruffié, le directeur de cabinet travaillant sous les ordres de la directrice de l’Inspection académique nous a conseillé de nous adresser à la directrice de la communication en charge des relations presse.

Informée de notre enquête et vérifications faites, celle-ci nous a contactés en début d’après-midi afin de nous confirmer que la décision de modifier la devise républicaine a été prise par l’équipe municipale de Saint-Thibéry, et qu’il n’est pas du ressort du rectorat d’intervenir pour exiger qu’elle soit scrupuleusement respectée.

Serait-ce le vent mauvais du nationalisme revanchard qui souffle sur Saint-Thibéry depuis la ville voisine de Béziers, fief de Robert Ménard, l’édile frontiste dont on ne présente plus la surenchère haineuse ? Toujours est-il que la valeur essentielle de « fraternité » a été balayée du fronton d’une école publique sans émouvoir dans les chaumières, et en toute impunité.

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