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Une altercation dégénère au sein du Parlement marocain

Il s’en passe de drôles de choses sous les coupoles des temples législatifs, quand sonne l’heure de la séance des questions au Parlement !

D’une rive à l’autre de la méditerranée, que serait le cirque parlementaire sans ses joutes oratoires enflammées et grand-guignolesques qui tournent parfois à la foire d’empoigne devant des caméras qui n’en perdent pas une miette, jusqu’à en venir aux mains, comme ce fut le cas mardi, au Maroc, offrant alors l’affligeant spectacle d’un règlement de comptes à OK Corral…

La Chambre des représentants du royaume de l’Atlas est encore sous le choc d’une altercation verbale qui a dégénéré, mettant en scène le député istiqalien très remonté, Mohamed Sobhi, et le ministre délégué chargé de la Gouvernance, Mohamed El Ouafa, les deux protagonistes d’un combat peu glorieux qui se sont crus sur un ring de boxe, sous l’empire d’une colère noire.

Selon le quotidien marocain Akhbar Al Yaoum qui a rapporté et immortalisé les faits, c’est la réponse, jugée « provocatrice », apportée par le ministre Mohamed El Ouafa à l’interpellation du député Yassine Radi sur la Caisse de compensation qui a été l’étincelle qui a embrasé les esprits de certains parlementaires, des noms d’oiseaux fusant de la bouche même du ministre à l’égard du député Sohbi. Celui-ci, ne se contenant plus, s’est subitement dirigé vers le ministre au langage fleuri, non pas pour parlementer, mais pour lui infliger une correction. Les deux hommes ont été départagés in extremis, avant que leurs poings ne parlent, par leurs pairs de l’Assemblée qui n’en croyaient pas leurs yeux.

"Va te faire foutre" serait l’expression, très politiquement incorrecte, qui a mis hors de lui le parlementaire. Essuyant  un feu nourri de critiques, chez lui, mais aussi en France, notamment dans les colonnes de Libération qui l’habille pour l’hiver, fustigeant « la gaffe de trop de Mohamed El Ouafa », le ministre de la Gouvernance se défend en sommant ses détracteurs de « présenter des preuves ».

L’enquête en cours fera-t-elle toute la lumière sur l’échauffourée qui a mis en émoi la représentation nationale marocaine ? Rien n’est moins sûr, mais ce que l’on peut affirmer sans risque c’est qu’une telle rixe dans le centre névralgique du pouvoir législatif jette une lumière crue sur l’exercice de la politique.

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