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“Un jour viendra où la France s’excusera vis-à-vis de l’Algérie” dixit un ex-ministre algérien

Le miroir de la grande Histoire renvoie d’innombrables reflets crépusculaires, source d’un cruel désenchantement pour les uns, et de réhabilitation de la vérité pour les autres.

En pleine campagne présidentielle, la célébration du cinquantenaire de l’Indépendance de l’Algérie  suscite une intense bataille des mémoires empreinte d’électoralisme, certains se refusant à faire amende honorable, quand d’autres avancent sous le masque des bons sentiments, d’aucuns redoutant une surenchère mémorielle explosive. Une constante demeure : le rapport de la France à l’Algérie n'a rien perdu de sa nature passionnelle.

Tout comme l’est son ingérence, la repentance de la République est à  géométrie variable, et si elle n’a pas occulté sa face sombre sous Vichy par la voix de Jacques Chirac, regarder en face les conséquences, exactions et effondrement de son expansionnisme colonial, est un effort que Nicolas Sarkozy n’est pas prêt à consentir, ou seulement du bout des lèvres et encore par clientélisme politique…

"De toutes façons, que le président Sarkozy accepte ou refuse, viendra un jour où la France s'excusera de ce qu'elle a commis vis-à-vis de l'Algérie", s'est exclamé, samedi, face à la presse, Abdelaziz Belkhadem, ministre d'Etat algérien et chef du Front de Libération national (FLN, parti présidentiel), en réaction aux déclarations du locataire de l’Elysée.

Jeudi, à Nice, le candidat Sarkozy avait en effet opté pour la politique de la reconnaissance des crimes commis, et des injustices envers les Harkis, mais point de contrition : "Des atrocités ont été commises de part et d'autre. Ces abus, ces atrocités ont été et doivent être condamnés, mais la France ne peut pas se repentir d'avoir conduit cette guerre", a-t-il déclaré, avant d’ajouter que les autorités françaises étaient coupables "d'injustice" et "d'abandon" envers ses 200.000 harkis et qu'elle avait "une dette" à leur endroit, sans toutefois parler de "réparation".

La réplique du ministre algérien ne tarda pas à fuser  : "Lui, il a défendu les siens a lancé M. Belkhadem. Nous, nous les avons considérés comme des traîtres en 1962".

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