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Tunisie : du venin de scorpion ou de vipère pour soigner la maladie de Parkinson

Une équipe de l’Institut Pasteur de Tunis associée à des confrères suisses va travailler sur le potentiel thérapeutique du venin pour le traitement de la maladie de Parkinson.

La maladie de Parkinson est la deuxième maladie dégénérative en France après celle d’Alzheimer. Si les traitements permettent d’enrayer une partie des effets moteurs, ils n’empêchent pas la progression de la dégénérescence neuronale. Le projet du docteur Ines El Bini Dhouib, de l’Institut Pasteur de Tunis, associée au professeur Hilal Lashuel, de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), vise à trouver un traitement contre la maladie de Parkinson à partir de venins animaux. En effet, « des études antérieures ont montré que des composés bioactifs purifiés à partir des venins animaux ciblent certaines molécules impliquées, soit en se liant à elles ou en inhibant leurs activités », explique à franceinfo Afrique le docteur Ines El Bini Dhouib.

L’Institut Pasteur de Tunis s’intéresse depuis 1987 aux composés du venin des vipères et des scorpions. Un choix « géographique » qui s’explique par leur présence sur le territoire tunisien. L’institut possède même un vivarium de ces animaux afin d’extraire leur venin et de proposer des sérums.

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C’est quoi la maladie de Parkinson ?

« La maladie de Parkinson est une maladie neuro-dégénérative caractérisée par la destruction d’une population spécifique de neurones, les neurones à dopamine. Les traitements actuels permettent de contrôler les symptômes moteurs associés à la maladie, mais ils sont sans effet sur les autres symptômes et sur la progression de la dégénérescence », indique le site internet de l’Inserm.

Une protéine, l’alpha-synucléine, joue un rôle essentiel dans la maladie. Naturellement présente chez un sujet sain, cette protéine lorsqu’elle est « malade » se regroupe en amas toxiques. Ces amas attaqueraient les cellules à dopamine.« Des études récentes ont suggéré que les formes toxiques de l’alpha-synucléine peuvent se propager de cellules en cellules contribuant ainsi au processus de mort cellulaire progressif qui caractérise la maladie Parkinson », précise le site France Parkinson.

« Réduire ou bloquer la transmission des formes toxiques de l’alpha-synucléine pourrait permettre d’enrayer le processus dégénératif et ralentir la progression de la maladie. » Reste à savoir comment s’y prendre.

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