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Serge Ayoub défend bec et ongles les skinheads qui ont agressé le défunt Clément Méric

Chasser le naturel, il revient au galop, surtout quand on s’appelle Serge Ayoub, alias Batskin, et que l’on a toujours le crâne rasé et le verbe haut… Ce dernier a beau avoir troqué son blouson noir et ses rangers contre une petite veste de costume, l’habit ne fait pas le moine, ou plutôt le skinhead policé et propre sur lui, rangé des voitures.  

Sa réaction virulente face aux Inrocks, au sujet de l’agression odieuse qui a couté la vie à Clément Méric, révèle la vraie nature bouillonnante du personnage, au bord de l’implosion, dont on perçoit les immenses efforts déployés pour en réfréner la fougue et la violence.

L’ex-leader des Skinheads, qui sommeille en Serge Ayoub, avait coutume de battre le pavé parisien, sa batte de baseball à la main, tout au long de la décennie 80-90, faisant l’admiration du patriarche du FN, ancien tortionnaire de l’Algérie française, Jean-Marie Le Pen pour ne pas le nommer. Celui-ci avait d’ailleurs renforcé les rangs de son service d’ordre, dans les années 90, avec les recrues formées à l’école de la bastonnade, façon Batskin.

Depuis la Révolution Bleu Marine, il est de bon ton de dire que le FN a fait peau neuve, mais ce lifting de façade n’abuse que ceux qui veulent occulter les ramifications dangereuses et fascisantes du parti de la dynastie Le Pen, et qui balaient d’un revers de main l’entrée en scène de Marine Le Pen au bal néo-nazi de Vienne, en février 2012, festoyant sous les ors du Palais impérial d'hiver des Habsbourg, la Hofburg, en bonne compagnie, celle du gotha ultra-nationaliste du Vieux Continent.

Et pour mieux se convaincre que la respectabilité chèrement conquise du FN, en cassant de l’Arabe et du Musulman, tout en cachant ces vilains crânes rasés qui font tache sur la photo, n’est qu’une supercherie de plus dans un microcosme politique qui n’est qu’un vaste traquenard électoraliste, l’interview accordée par Jean-Marie Le Pen au Times, en juillet 2012, est à ce titre édifiante.

Décrivant sa fille comme une « petite bourgeoise », le président d’honneur du frontisme qui n’a rien d’un papa-gâteau a regretté la mise à l’écart, toute relative, des crânes rasés si chers à son coeur : "La stratégie de Marine est de fournir à nos adversaires le moins d'angles d'attaque possibles. Tous ces courageux et dynamiques militants qui se sont fait remarquer parce qu'ils avaient le crâne rasé ont été écartés", déplorait-t-il vivement. "Ach", nostalgie des chemises brunes quand tu nous tiens !

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