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Une Saoudienne a fait de l’accès à la Connaissance pour tous le combat de sa vie

Née dans un foyer privilégié où l’éducation et la transmission du savoir occupaient une place prépondérante, et élevée dans la conviction profonde qu’elles constituent l’outil indispensable à toute autonomisation humaine, la Saoudienne Solafa Batterjee semblait prédestinée à faire de son engagement en faveur de l’accès à la Connaissance pour tous, notamment des plus pauvres, un véritable sacerdoce.

L’atavisme familial a fait vibrer très tôt sa fibre pédagogique, alors qu’elle avait à peine 13 ans, tout en faisant naître et croître sa volonté de redonner leurs lettres de noblesse à l’enseignement et à l’acquisition de connaissances dans un monde musulman qui en a cruellement besoin.

Consciente d’avoir eu la chance de grandir dans une famille qui a toujours considéré que l’éducation était une priorité absolue, à même d’éradiquer l’ignorance, la pauvreté, la maladie, Solafa Batterjee marche aujourd’hui à grands pas sur les traces de son grand-père, Cheikh Abdul Jalil Batterjee, et de sa grand-mère, Thuria Nazer, ces deux précurseurs en matière de bourse d’étude dédiée aux élèves doués, issus de régions en souffrance.

Titulaire d’une maîtrise en sciences de l’éducation obtenue à l’université de Phoenix, aux Etats-Unis, elle a repris le flambeau familial, dès son retour aux sources, avec une ferveur léguée en héritage par ses parents, devenant l’une des rares femmes saoudiennes à être à l’origine de nombreuses initiatives éducatives fructueuses.

L’exigence de l’excellence chevillée au corps, Solafa Batterjee aspire à éclairer la jeunesse musulmane déshéritée à la lumière de la Connaissance, et ce, dès la prime enfance, afin qu’elle soit armée pour affronter les grands défis du 21ème siècle qui se poseront à elle.

« Il est urgent de stimuler leur créativité, leur inventivité, de leur donner les clés pour la résolution des problèmes, de les inciter à réfléchir par eux-mêmes », souligne cette passionnée de l’enseignement, qui n’est jamais aussi heureuse que quand elle réussit à susciter le désir d’apprendre chez des écoliers pour qui aller à l’école n’est pas une nécessité vitale.

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