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Sadiq Khan devient le premier maire musulman de Londres

« Un tel maire serait une réponse sans appel à ceux qui voulaient, il y a 10 ans, détruire notre mode de vie », dixit Sadiq Khan, 45 ans, ce fils d’un chauffeur de bus pakistanais et pur produit de la méritocratie britannique, qui s’est fait un nom dans les prétoires en sa qualité d’avocat spécialiste des droits de l’Homme, avant de faire figure de candidat providentiel pour ses pairs du parti travailliste. Sa trajectoire unique et exemplaire, qui force le respect autour de lui, est une grande source d’inspiration et de fierté pour l'ensemble de la communauté pakistanaise du royaume.

Après avoir triomphé face au candidat « blairiste », lors d’une primaire interne âprement disputée l'année dernière, Sadiq Khan n’a eu de cesse dès lors de fourbir ses armes et ses arguments pour briguer le prestigieux fauteuil occupé, jusqu’alors, par le conservateur et non moins flamboyant Boris Johnson, plus connu pour ses extravagances et sorties fracassantes que pour ses anciennes racines musulmanes puisant leur source en Anatolie.

"Je dois tout à Londres", clamait Sadiq Khan en s'autorisant à rêver d'un fabuleux destin, doublement légitimé par la confiance populaire et de ses propres troupes, tout en se remémorant son enfance passée dans une HLM au sud de Londres, entouré de ses sept frères et sœurs, avec une réelle émotion. "Notre ambition doit être de veiller à ce que tous les Londoniens aient les mêmes opportunités", insistait-il, en donnant le ton de sa campagne axée sur les thématiques prioritaires que sont le logement et les moyens de transports. Des questions chères au coeur de cet ardent défenseur de la justice sociale et briseur dans l’âme de tous les plafonds de verre.

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