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Royaume-Uni : un athlète musulman parcourt 260 km pendant le Ramadan pour faire le bien autour de lui

Coureur de fond et alpiniste chevronné, le Britannique Haroon Mota est rarement à bout de souffle lorsqu’il avale les kilomètres en grandes foulées ou qu’il gravit les versants escarpés de certains sommets inatteignables.

Pour ce sportif accompli à qui son regretté père inculqua très tôt le sens de l’effort en toutes choses, et que sa ville natale de Coventry célèbre en héros local, les challenges ne sont faits que pour être relevés, et si possible avec panache. Pour ce citoyen musulman très pieux dont Allah éclaire le cœur et le chemin, la parenthèse sacrée du mois de Ramadan est propice au dépassement de soi, afin de servir une belle et juste cause humanitaire.

Ainsi, depuis plusieurs jours, avec un mental de champion que vient renforcer sa foi en Dieu inébranlable, Haroon Mota court quotidiennement sur une distance de 8,7 km, tout en observant son jeûne purificateur, mû par un but suprême : lever 30 000 euros pour l’association musulmane de bienfaisance Penny Appeal, tout au long des 260 km qu’il espère parcourir d’ici à la fin du mois béni.

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Tel un puissant moteur l’incitant à se transcender, le programme d’aide d’urgence élaboré par Penny Appeal en faveur des pays les plus pauvres, en proie aux plus terribles calamités – la sécheresse, la malnutrition et les conflits dévastateurs – et  sur lesquels plane désormais l’ombre menaçante d’une quatrième, le Coronavirus, méritait bien qu’il puise au tréfonds de lui-même des ressources insoupçonnées.

« J’espère atteindre mon objectif de 260 km, tout en jeûnant. Cela va être extrêmement difficile, je le mesure pleinement, mais ma détermination sera la plus forte, et avec l’aide de Dieu, j’y arriverai, Inch’Allah », a déclaré Haroon Mota.

« Courir pendant le Ramadan est un tel défi, car vous jeûnez 16 heures par jour, de l’aube au coucher du soleil. J’ai très soif quand je cours, mais je garde en tête les millions de personnes qui n’ont pas accès à l’eau potable. Cela est une formidable source de motivation », a-t-il souligné, ajoutant, les yeux brillant d’émotion : « Je pense à toutes les personnes qui ont dû fuir leur foyer, sur la route de l’exode. Je cours en signe de solidarité avec les millions de personnes innocentes qui sont forcées de reconstruire leur vie, chaque jour. »

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Haroon Mota n’a pas encore franchi la ligne d’arrivée, mais son double défi époustouflant est d’ores et déjà gagné ! En plus d’avoir remporté une belle victoire sur lui-même, sa course de fond, à perdre haleine, a réussi à sensibiliser de nombreuses personnes de l’autre côté de la Manche, à l’aune des 20 000 euros de promesses de dons qui ont été enregistrés.

Et c’est en ayant une pensée émue pour son père dont il s’est efforcé, une fois encore, d’honorer la mémoire, que l’athlète musulman au grand coeur s’est élancé sur le bitume, la volonté de faire le bien autour de lui chevillée au corps.

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Commentaires

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  1. Un cœur en or. Regardez qui se joint à son appel, des gens de toutes les couleurs et surement de toute confession. En France cette homme serait présenté comme un dangereux islamiste faisant du prosélytisme.

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