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Royaume-Uni: les supermarchés Morrisons suppriment le calendrier du Ramadan qui situait la Mosquée Al-Aqsa à… «Jérusalem, Israël»

Dans le grand concert du cynisme international face à la souveraineté de la Palestine, rares sont les voix qui s’élèvent pour rétablir la vérité au sujet du statut de Jérusalem, et la préserver de toute appropriation illégale et dangereuse… La Ville sainte par excellence, à la forte charge symbolique, si ardemment convoitée par Israël.

Il n’y a donc rien d’étonnant, dans cette hypocrisie ambiante parfaitement orchestrée, à ce que la plus grande confusion règne dans les esprits autour de la Ville trois fois sainte, et surtout troisième Ville sainte de l’islam, chère au coeur des musulmans. 

De l’autre côté de la Manche, la direction de Morrisons, la quatrième chaîne de supermarchés du royaume, aurait-elle succombé, à son tour, aux sirènes de la propagande israélienne ?

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En effet, sur un calendrier conçu spécialement pour le mois béni de Ramadan, qui approche à grands pas, et commercialisé dans l’ensemble de ses magasins ainsi qu’en ligne, la Mosquée Al-Aqsa, le troisième haut lieu saint de l’islam, était localisée à… « Jérusalem, Israël ».

A la vue de cette grossière erreur, les responsables de Friends of Al-Aqsa (FOA), une ONG basée au Royaume-Uni dont la vocation première est de défendre les droits humains des Palestiniens et de protéger l’enceinte sacrée d’Al-Aqsa, sont aussitôt montés au créneau pour appeler à retirer le calendrier de la vente, toutes affaires cessantes.

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« Morrisons vend un calendrier du Ramadan qui indique que la mosquée Al-Aqsa est en Israël. Or, la mosquée Al-Aqsa se trouve en Palestine illégalement occupée, PAS en Israël ! Exigez que Morrisons retire immédiatement ce calendrier ! », ont-ils exhorté dans un communiqué au fort retentissement. 

Parallèlement, ils ont adressé un courrier aux responsables de Morrisons, afin de les alerter sur les conséquences, très préjudiciables en terme d’image, de cette information fallacieuse : « En autorisant la vente de cet article dans vos magasins et en ligne, Morrisons se fait le complice de l’occupation illégale de la Palestine par Israël. Un Etat qu’Amnesty International qualifie désormais d’apartheid. La vente de cet article porterait clairement atteinte aux droits des Palestiniens ».

C’est un « ouf » de soulagement qu’a poussé Shamiul Joarder, chargé de la communication au sein de FOA, en apprenant que les responsables de Morrisons se confondaient non seulement en excuses, plaidant l’ignorance, mais supprimaient aussi le calendrier qui fâche.

« La victoire d’aujourd’hui montre que le public britannique est de plus en plus conscient de l’apartheid israélien et demandera de plus en plus aux entreprises de rendre des comptes pour leur complicité dans l’occupation illégale de la Palestine », s’est-il réjoui publiquement.

Dans le grand concert du cynisme international face au martyre de la Palestine, la France s’honorerait à faire entendre une dissonance salutaire. Malheureusement, au lieu de cela, c’est la voix de la soumission qui a récemment résonné lors de l’incontournable dîner ultra-communautaire du Crif, à travers Jean Castex, le zélé Premier ministre, qui a proclamé sans sourciller que « Jérusalem est la capitale d’Israël ». 

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