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Royaume-Uni : la plus jeune proviseure du pays, musulmane et voilée, fait de son établissement un lycée d’excellence

Au premier coup d’œil, en l’apercevant sur la photo au milieu des élèves de la Forest Gate Community School, rares sont ceux qui décèlent, derrière son visage radieux et plein de fraîcheur, l’importance du renouveau qu’elle incarne au sein de l’Education nationale, de l’autre côté de la Manche.
Propulsée sous les feux des projecteurs, vêtue de son voile qui, fait notable, n’a pas été un obstacle à son ascension irrésistible, Thahmina Begum s’impose, à tout juste 32 ans, comme la figure de proue de la féminisation et du rajeunissement des postes de direction dans les établissements scolaires britanniques.
Celle que d’aucuns, de prime abord, prennent encore pour une jeune professeure promise à un bel avenir, a déjà marqué de son empreinte singulière l’Enseignement, en réalisant un beau doublé au sud-est de Londres : elle est, en effet, la plus jeune femme à avoir été nommée proviseur d’un lycée public, en novembre dernier, et la première de confession musulmane à en prendre les rênes, sans que son islamité visible ne soit un frein à sa promotion méritée.
Depuis son plus jeune âge, Thahmina Begum a toujours visé l’excellence. Des années plus tard, force est de constater que sa ferme détermination à placer la barre très haut, qui se cache derrière sa personnalité affable, attentive et douce, lui a permis de se hisser au sommet et, mieux encore, de faire entrer l’école qu’elle dirige, depuis quelques mois à peine, au prestigieux palmarès des 50 meilleurs établissements secondaires du royaume.

Et c’est une entrée en fanfare que la Forest Gate Community School a réalisée, si l’on en juge par la « note exceptionnelle » que les très rigoureux inspecteurs de l’Office for Standards in Education, Children’s Services and Skills (Ofsted), chargés d’évaluer la qualité pédagogique de tous les temples du savoir, publics et privés, lui ont récemment attribuée. Ces derniers se sont dits fortement impressionnés par les belles valeurs morales et humaines qui y sont prônées, notamment « le sens de la justice sociale et de la solidarité», louant « l’extraordinaire soutien » apporté aux élèves défavorisés ou en difficulté.
Des valeurs qui sont magnifiquement personnifiées par celle qui ne cesse de les exalter : Thahmina Begum, la plus jeune proviseure du royaume, passée de l’ombre à la lumière sans avoir jamais rien renié d’elle-même.

« Je suis pleinement consciente que la fonction que j’occupe et les responsabilités qui m’incombent à un si jeune âge, de surcroît en tant que femme, musulmane et voilée, braquent la lumière sur moi. Aussi, souhaiterais-je pouvoir utiliser cette médiatisation naissante pour apporter des changements positifs dans la communauté et ouvrir la voie aux jeunes filles musulmanes. Il est d’une importance capitale que nous continuions à véhiculer le message, selon lequel il est normal que nos jeunes femmes soient ambitieuses pour elles-mêmes », a-t-elle insisté devant les médias qui se sont pressés aux portes de la Forest Gate Community School, afin de recueillir les premières impressions de sa proviseure auréolée de succès.
Parmi ceux qui lui tressent des lauriers, Simon Elliott, le PDG du Community Schools Trust, ne regrette pas d’avoir placé toute sa confiance en Thahmina Begum. « Je suis à la fois envieux et impressionné par la volonté et les talents de Thahmina. Malgré sa relative jeunesse, elle compte parmi les chefs d’établissements les plus remarquables avec lesquels j’ai eu l’opportunité de travailler. Même dans les circonstances très difficiles que nous connaissons actuellement, liées à la propagation du Covid, elle a su faire face en faisant preuve d’un admirable dévouement à l’égard de tous ses élèves », a-t-il déclaré, les yeux brillant d’admiration.
Quelques instants plus tard, devant les photographes, Simon Elliott a laissé éclater sa joie entouré des élèves au diapason, lesquels portent avec une fierté renouvelée le blason de leur lycée… classé désormais lycée d’excellence.

 
 

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Commentaires

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  1. On a d’un côté:
    – L’Europe, qui se doit d’être tolérante envers les femmes voilées.
    – Les pays musulmans, qui sont dispensés de tolérer l’absence de voile.En Iran, jusqu’à dix ans de prison pour ce motif. (prison, + torture, + viols).
    – La tolérance et les droits de l’homme, c’est quand ça vous arrange.
    – Dans mon post censuré, je dénonçais une anomalie assez étonnante. Pourquoi la jeune fille voilée de la photo ne porte-t-elle pas l’uniforme, au demeurant ridicule, de son école? Rappel: La fonction de l’uniforme est précisément de rompre les clivages.
    – C’est dans cet esprit que la France a promulgué la loi sur les signes religieux ostentatoires. (Voir la tenue de la jeune fille musulmane de la photo).

    • La tenue de la jeune fille voilée est conforme à l’uniforme de son école:pantalon noir,chemise blanche,veston noir.La cravate est sans doute cachée par le veston boutonné.
      La fonction de l’uniforme est effectivement de rompre les clivages mais en respectant les particularités. L’uniforme a aussi pour fonction de déterminer l’appartenance à une même corporation(ici la corporation écolière ou estudiantine) et renforcer les lien entre les membres de cette corporation pour ne constituer qu’un seul « corps ».Si vous considérez que l’uniforme est ridicule,alors il faudra supprimer l’uniforme militaire,celui de la marine ,celui des pompiers,celui des pilotes,etc….
      En ce qui concerne l’Iran où la dispense de se voiler n’est pas tolérée(ce n’est pas le cas de tous les pays musulmans),en cas cela vous dérangerait-il? Avez-vous l’intention d’aller y vivre avec votre épouse et vos filles?

  2. @Modération
    Une fois de plus, mon commentaire a été censuré. Merci de bien vouloir cesser de faire l’apologie de la tolérance, une tolérance limitée à celle de vos convictions fanatiques. Ca ne passe vraiment plus. Vous n’êtes pas obligés de publier ça. C’est à vous que je m’adresse, vous les petits Torquemada geignards qui jouez au martyr. Continuez comme ça. Mais sans moi.

  3. Est-ce une surprise si une jeune femme peut réussir ? Ou si une femme musulmane « même voilée » peut atteindre l’excellence ?
    Disons que non.
    Ce qui n’empêche pas de se réjouir pour elle, et pour une société britannique assez ouverte pour profiter de ses talents en dépit de sa particularité visible.
    Au fait, sur quelle base l’établissement a-t-il atteint le graal de son secteur ? La reconnaissance d’un progrès du côté des valeurs morales et humaines (puisque les résultats purement académiques auraient visé les résultats aux examens, plus tard dans l’année), en juste quelques mois d’exercice, prouve les qualités humaines de Thahmina Begum, qui n’est donc pas qu’une jeune louve aux dents longues, avide de grimper dans sa hiérarchie.
    Bravo, la petite dame. Que le connarovirus épargne vos ouailles !

  4. L’enseignement est peut être un métier qui réussit bien pour les femmes. elles ont, peut être, le souffle long, coté administratif, Je ne sais pas.
    J’ai travaillé par le passé, dans l’enseignement professionnel pour les marins pécheurs, mes élèves stagiaires ne rataient, jamais mes cours, par contre avec l’administration, tout allait de travers.
    J’avais l’esprit pratique, cela n’arrangeait pas l’administration.
    J’ai fini par comprendre que je ne suis pas fait pour enseigner. Tant mieux.

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