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Riyad : une Saoudienne interpellée après s’être laissée aller à des pas de danse audacieux

Est-ce le vent grisant de la modernité qui souffle sur un royaume rigoriste où le divertissement n’est plus proscrit, mais au contraire est exalté comme jamais, à travers l’organisation d’un large éventail de Festivals musicaux, artistiques, sportifs et culturels, qui a entraîné une Saoudienne dans une danse très audacieuse ?

Alors que Riyad s’enflammait au rythme de son grand événement, le « Riyadh Season », une jeune femme enveloppée sous son abaya, qu’elle a fini par soulever en se déhanchant sans retenue, d’une manière que la pudeur réprouve, s’est déchaînée sur la piste de danse.

Emportée par le son du hip-hop et l’ambiance plutôt survoltée qui régnait, l’encourageant à se donner en spectacle en transgressant toutes les règles, c’est peu dire que sa prestation a fait sensation… Elle a fait non seulement vibrer les téléphones portables, crépiter les flashes et mis en ébullition les réseaux sociaux, mais elle s’est aussi attirée le courroux de la justice saoudienne, notamment d’un procureur furibond et scandalisé.

Accusée de « trouble à l’ordre public et d’outrage aux bonnes mœurs », la jeune femme, après avoir été clairement identifiée, a été interpellée. Quelle sera sa sanction ? La question reste à ce jour en suspens. Une chose est sûre cependant : son arrestation vient allonger la liste des sujets saoudiens qui, au cours de ces dernières années, ont été mis derrière les barreaux et condamné à verser une lourde amende pour avoir osé danser en public.

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12 commentaires

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  1. Yasmina,

    Merci pour ses détails importants.

    Je ne suis pas vraiment fort pour détailler les choses et c’est pour cela je dis souvent que le diable réside dans les détails.

    Je vais peut être me mettre sur les détails.

    L’oncle Sam, aprés son échec et mat sur l’établissement d’une nouvelle lecture du coran plan A. Il passe au plan B :

    Diviser l’islam en deux :

    – Islam du temps de la Mecque, il n y avait pas encore de charia ni jihad, le prophète (sws) appelait à croire en dieu et le pouvoir était non musulman.
    cet islam enfant est l’ami de l’oncle Sam.

    – Islam de Médine, présence de la charia et du jihad. Les musulmans étaient maîtres. Cet islam adulte est l’ennemi de l’oncle Sam.

    Ce que l’oncle Sam oublie, personne ne reste toute sa vie enfant.

  2. @Zaratoustra. voici un bon article pour comprendre

    :L’Arabie Saoudite ouvre ses portes : mais que verrez-vous une fois là-bas ?par Andre Vltchek.

    Le Royaume d’Arabie Saoudite s’ouvre sur le monde. Auparavant, il était absolument impossible d’obtenir un visa d’entrée, à moins d’être un pèlerin religieux (donc officiellement musulman), un militaire de l’OTAN, un homme ou une femme d’affaires, invité par une entreprise locale ou par le gouvernement saoudien. Même si vous obteniez l’approbation, les visas coûtaient scandaleusement cher, plusieurs centaines de dollars. La seule échappatoire était un « visa de transit » pour ceux qui conduisaient d’Oman ou de Bahreïn vers la Jordanie.

    Le tourisme n’a pas été reconnu comme une raison pour visiter le Royaume d’Arabie Saoudite. Il n’y avait tout simplement pas de visas touristiques délivrés. Point final.

    Puis, soudain, tout a changé, à la toute fin septembre 2019. Le gouvernement saoudien a introduit les visas électroniques pour 49 nationalités, dont les États-Unis, le Canada, tous les ressortissants de l’Union Européenne, ainsi que la Fédération de Russie et la République populaire de Chine (dont Hong Kong et Macao).

    Tout a été rationalisé. Les aéroports internationaux de Riyad (la capitale), Djeddah et Dammam, autrefois rudimentaires, ont subi d’incroyables liftings.

    Aujourd’hui, des femmes amicales (toujours en hijab), parlant un anglais parfait, s’occupent des premiers visiteurs, prennent leurs empreintes digitales, les photographient, puis les accueillent en Arabie Saoudite. Il y a des boutons de classement sur les murs des cabines d’immigration : « Comment vous servons-nous ? » D’excellent à terrible. L’aéroport de Riyad est désormais propre, bien éclairé et agréable.

    Partout dans la capitale, des femmes étrangères se promènent maintenant avec les cheveux entièrement exposés : à l’aéroport, dans tous les grands hôtels de Riyad, dans les immeubles de bureaux, même dans les centres commerciaux de luxe.

    La famille royale envoie un message clair au monde : les choses changent rapidement : L’Arabie Saoudite n’est plus ce qu’elle était il y a quelques années. Les femmes peuvent maintenant conduire, les étrangers (certains, au moins des pays riches) peuvent entrer dans le pays, et le code vestimentaire pour les femmes est de plus en plus décontracté.

    Des mots comme « arts » et « culture » ont été réintroduits dans le lexique local, après avoir pratiquement disparu pendant des décennies.

    L’Arabie Saoudite connaît un large éventail de problèmes. Il s’agit notamment de la corruption, de l’insatisfaction croissante des classes moyennes, du grand désespoir des pauvres, de la vulnérabilité des prix du pétrole, des représailles transfrontalières des Houthis au Yémen, de la défaite imminente des alliés extrémistes saoudiens en Syrie, du conflit prolongé avec le Qatar, ainsi que d’une économie encore peu diversifiée basée sur l’exportation du pétrole.

    Après avoir coupé en morceaux le journaliste Jamal Khashoggi, il y a exactement un an, le Royaume d’Arabie Saoudite a soudain suscité de vives critiques des quatre coins du monde.

    L’assassinat continu de dizaines de milliers de civils yéménites innocents a suscité la colère des milieux progressistes du monde entier.

    Les dirigeants de Riyad ont dû repenser de nombreuses questions. Ils ont calculé et sont arrivés à la conclusion que la meilleure façon d’agir serait d’ouvrir le pays et de démontrer que le Royaume n’est « pas aussi mauvais » que beaucoup voudraient le croire.

    Le risque est grand. Cette stratégie pourrait-elle vraiment fonctionner ? Ou est-ce que cela peut se retourner contre le Royaume ?

    Au-delà de la politique, l’Arabie Saoudite est un « lieu spécifique », et certainement pas à la convenance de tous.

    Pour lui donner tout le crédit qu’elle mérite, elle compte sur des panoramas époustouflants, sur des déserts sans fin, des dunes et des oasis produisant des dattes et de délicieux fruits. Elle est parsemée de châteaux et de forts, et bien sûr, en tant que berceau de l’Islam, elle possède certains des sites historiques les plus incroyables.

    Il y a quelques années, le Musée national de Pékin, en Chine, a exposé des milliers d’objets historiques et d’images du Royaume. Pour ceux d’entre nous qui l’ont visitée, ce fut une découverte extraordinaire.

    Malheureusement, ce qui peut être montré en Chine n’a pas toujours pu être autorisé à Riyad, Djeddah, la Mecque et Médine.

    Depuis des décennies, le wahhabisme extrémiste saoudien lutte contre tout ce qui n’est pas perçu comme sacré : musique, films, livres non religieux, même les images d’animaux.

    Cet extrémisme religieux a été exporté aux quatre coins du monde. Paradoxalement et bizarrement, il s’est entrelacé avec la « culture » occidentale, en particulier nord-américaine. Le capitalisme extrême a prospéré dans tout le Royaume. Davantage de pétrole, davantage de kitsch.

    ……

    La diversification pourrait s’avérer extrêmement positive pour le peuple saoudien. La Russie et la Chine font maintenant d’importantes percées, et bientôt, les deux pays investiront des sommes considérables dans l’industrie pétrolière saoudienne, ainsi que dans le tourisme et d’autres secteurs. Les Chinois et les Russes sont curieux et audacieux. Ils viendront. Beaucoup le feront. Les Saoudiens le savent.

    Au Musée national de Riyad, une réceptionniste m’a demandé d’où je venais, en anglais. J’ai répondu : « Je suis russe« . Il a hésité quelques secondes, puis il a souri et prononcé : « Privet ! Kak dela ? » (« Salutations, comment allez-vous ? ») Peut-être a-t-il dû apprendre ces quelques mots de salutation dans toutes les langues du monde. Ou peut-être pas. Peut-être qu’il étudiait le russe.

    Les dirigeants du Royaume sont des gens très secrets. Personne ne sait vraiment dans quelle direction le pays va évoluer au cours des prochaines années. Le Royaume pourrait-il un jour devenir « neutre » ? Je ne sais pas.

    Mais une chose est certaine : quelque chose bouge, couve et évolue. Le Royaume n’est plus le même pays qu’il y a cinq ans. Dans l’avenir, peut-être dans cinq ans, pourrait-il devenir méconnaissable.

    larticle en entier içi https://reseauinternational.net/larabie-saoudite-ouvre-ses-portes-mais-que-verrez-vous-une-fois-la-bas/

  3. La loi est clair,
    quand on est au bord de la mer, on plonge.
    Il faut punir Al Saoud qui ont ramené la mer à cette femme, elle n’est pour rien.

    Tous les savants contre les reformes de l’oncle Sam sont en prison, et on arrête pas de dire royaume régoriste.

    • Vous devez être très intelligent et cultivé, mais je suis obligé de vous dire que vos commentaires sont souvent incompréhensibles, et vous m’en voyez navré.

        • MBS est en train de dé-wahabiser le royaume. il a mis les plus rigoristes et ceux contre ses décisions en prison. l’enseignement religieux a changé . les manuels scolaires aussi. Il a permis les visas touristiques pour les etrangers, chose qui n’existait pas avant. C’était soit visa pour pélérinage aux lieux saints de la Mecque et Medine, soit visa d’affaire avec invitation e parainage d’un saoudien. A l”aéroport à l’Arrivée, des fonctionnaires femmes avec abaya, souriante et parlant un excellent anglais vous accueillent. On voit de plus en plus de femmes etrangères non voilées à Ryad la capitale. Il a permis au royaume de considerer les activités de loisir comme “halal”. Il y a des concert de musique et meme des projections de films etrangers. il veut cree une zone de loisirs comme Dubai sur la mer rouge avec hotelss de luxes, casino, marina… une sorte des Bahamas mais en mer rouge pour les touristes.

          Et donc, cette femme qui danse dans un concert de musique a cru à cette ouverture. Elle n’est pas à blamer. ceux qui s’offusquent, non qu’à faire parvenir leurs doléances à MBS et lui demander d’annuler toutes ces mesures de dé-wahabisation.

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