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Raha Moharrak, la Saoudienne qui a conquis de haute lutte six sommets du monde

Grisée par la beauté époustouflante des sommets enneigés, Raha Moharrak, l’aventurière saoudienne de la haute montagne, n’en finit pas à bientôt presque 30 ans de briser des plafonds de verre vertigineux, en réussissant l’exploit d’oxygéner les mentalités à l’air pur des cimes de légende.

Cette véritable pionnière, originaire de Djeddah et graphiste de formation, qui a été la première femme d’Arabie saoudite à se hisser sur le toit du monde, l’Everest, n’a eu de cesse dès lors de repousser ses limites, à la fois pour relever des défis à couper le souffle, ouvrir magistralement la voie aux autres femmes du monde arabo-musulman, et venir à bout d’un rigorisme wahhabite autrement plus escarpé que les plus abrupts des massifs montagneux.

"Après avoir terminé mes études de premier cycle, je voulais faire quelque chose de nouveau dans ma vie qui change mon regard sur le monde. Ma famille me demandait de quitter les Emirats Arabes Unis et de revenir au Royaume, mais je n'étais pas prête à revenir en arrière", s’est-elle remémorée dans un entretien accordé à la Saudi gazette.

Née il y a seulement cinq ans, sa vocation d’alpiniste de l’extrême est allée en se vivifiant après avoir conquis de haute lutte son premier sommet, le Kilimandjaro, Raha Moharrak mesurant aujourd’hui le chemin parcouru, depuis sa formation intensive et rigoureuse dans la zone montagneuse de Djeddah, pour gravir des hauteurs qui tutoient les nuages et y graver son empreinte.

Enchaînant les prouesses, la conquérante de six points culminants de notre vaste monde a dû franchir de nombreux obstacles sur la terre ferme, et notamment adoucir le courroux de son père qui considérait sa passion pour la montagne comme un déshonneur, avant de pouvoir s’élancer à l’assaut de sommets qui lui semblaient inatteignables, mais que sa volonté inébranlable lui a permis d’escalader en forçant l’admiration des siens.

"Je comprends pourquoi certaines personnes ne me soutiennent pas, même s'il n'y a rien de mal à ce qu’une femme escalade une montagne. Je respecte leur opinion et la liberté d'exprimer leurs points de vue. Je me souviens encore du nombre de personnes qui ont tout fait pour me dissuader de me lancer dans cette aventure. Ils me répétaient que je ne serais pas en mesure de réaliser quoi que ce soit, parce que je suis une femme saoudienne. Mais j’ai prouvé qu'ils avaient tort", a-t-elle déclaré sans animosité, ni esprit de revanche, mais simplement en éprouvant de la fierté pour avoir été au bout de ses rêves, aussi inaccessibles pouvaient-ils paraître…

Raha Moharrak, qui a le piolet qui la démange, a les yeux rivés vers le ciel, contemplant le septième sommet qui occupe toutes ses pensées et où elle se verrait bien y faire flotter l’étendard saoudien.

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