in ,

Quand un mariage dégénère en bagarre générale au Liban

Si l’on a coutume de dire « mariage pluvieux, mariage heureux », un mariage orageux, qui dégénère en bagarre générale, sera-t-il placé sous les mêmes heureux auspices dans le gouvernorat d’Akkar, au Liban ?

Nul ne le sait encore, et surtout pas les parents respectifs de deux jeunes mariés libanais dont la rivalité a atteint son paroxysme, lundi soir dernier, au point de gâcher les réjouissances…

Rien, pourtant, ne laissait présager que des tensions allaient naître entre les familles des deux tourtereaux, et qu’elles s’envenimeraient  autour d’une question bien dérisoire : qui prendrait la tête de la Dabkeh, la danse folklorique que l’on exécute traditionnellement lors des grandes occasions festives ?

Véritable pomme de discorde, cette question a d’abord donné lieu à des discussions très animées, avant que, sans doute à bout d’arguments, des noms d’oiseaux aient commencé à fuser de part et d’autre, les belle-familles se scindant subitement en deux clans rivaux et irréconciliables…

Publicité

Et c’est à partir de là que tout a dérapé, la situation échappant totalement aux contrôle des deux malheureux époux. Sous l’objectif d’un téléphone portable qui n’en a pas perdu une miette, leur banquet de mariage tournant au pugilat a été immortalisé, créant un gros buzz sur les réseaux sociaux.

Il faut dire que la scène montrant des chaises en train de voler, tandis que des coups de poing pleuvaient et des hurlements de panique couvraient la musique d’ambiance, en a laissé pantois plus d’un. Et quand les internautes ont appris que nombre de convives ont été  blessés et que la salle des fêtes a subi de gros dégâts, la plupart se sont demandés s’il fallait en rire ou en pleurer…

Publicité

6 commentaires

Laissez un commentaire
  1. Je ne voudrais pas critiquer, ce n’est pas mon genre bien sûr, mais il existe dans les sociétés arabo-musulmanes une petite agressivité qui, mal maîtrisée, peut conduire à quelques excès de comportement.

  2. pathétique.

    les gens sont devenus fous, prêts à se taper dessus pour des choses aussi dérisoires… et ensuite on se permet de regarder le Rwanda pendant le génocide.

    Nous sommes tous capables du pire, TOUS. Sauf ceux qui travaillent leur égo au quotidien et qui maîtrisent leurs plus bas instincts. Le Jihad Nafss, le plus grand combat que nous ayons à mener.

    Aujourd’hui l’instantanéité, suivre ses passions les plus viles, le consumérisme à en vomir de tout ce qui bouge ou pas, objet ou être humain… tout cela nous mène à ce genre de situation incroyablement pathétique.

    Mais ne rions pas, méditons.

    Qu’Allah nous guide vers lui.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité

L’insoutenable massacre de Sabra et Chatila : il y a 37 ans déjà

Présidentielle Tunisie : retour sur un premier tour qui a réservé bien des surprises…