in ,

« Israël ne cherche pas à neutraliser le Hezbollah mais à déstabiliser le Liban », dénonce l’ambassadeur libanais à Paris

L’ambassadeur du Liban en France, Rabih Chaer, a vivement dénoncé  sur France Info l’ampleur des bombardements israéliens au Liban, estimant qu’ils visaient moins le Hezbollah que la stabilité de l’État libanais. « Je suis tout à fait bouleversé, vraiment inquiet pour le Liban. Je vois que ce ne sont pas des frappes pour vraiment neutraliser le Hezbollah. En fait, c’est pour vraiment déstabiliser le Liban », a-t-il déclaré.

Interrogé sur les appels à évacuer certaines zones présentés par Israël comme des bastions du mouvement chiite, le diplomate a contesté cette justification. « Quand on fait évacuer une ville entière comme Nantes ou Montpellier pour bombarder quelques fiefs du Hezbollah, ce n’est pas vraiment une lutte contre Hezbollah. C’est une lutte contre les Libanais et surtout contre l’État libanais », a-t-il affirmé. Selon lui, ces frappes massives sont « contre-productives » alors que les autorités libanaises ont pris leurs distances avec le mouvement armé. L’ambassadeur a rappelé que le président libanais, Joseph Aoun, avait récemment dénoncé les attaques du Hezbollah et réaffirmé que son aile armée était illégale.

Publicité
Publicité
Publicité

« Malgré cela, Israël ne fait qu’attaquer le Liban d’une façon démesurée et injustifiée », a conclu Rabih Chaer.

NDLR: Au-delà de la réaction diplomatique, ces déclarations s’inscrivent dans un contexte de critiques internationales croissantes contre Israël. L’État hébreu est régulièrement accusé par de nombreuses ONG, juristes et organisations internationales de violer le droit international, notamment à Gaza, où il fait face à des accusations de génocide devant la Cour internationale de justice. Sa politique de colonisation dans les territoires palestiniens occupés, jugée illégale par une large partie de la communauté internationale, alimente également les accusations d’expansionnisme territorial.

Pour de nombreux analystes, l’élément le plus frappant demeure l’impunité dont bénéficie Israël sur la scène internationale. Malgré les condamnations répétées, les résolutions de l’ONU et les procédures engagées devant les juridictions internationales, l’État hébreu poursuit ses opérations militaires et sa politique de colonisation sans véritable sanction politique ou économique majeure. Cette absence de conséquences nourrit l’idée d’un État capable d’imposer sa puissance militaire au mépris du droit international, laissant les populations civiles — à Gaza comme au Liban — payer le prix le plus lourd d’un conflit qui semble s’étendre et s’enraciner.

Publicité
Publicité
Publicité

Laisser un commentaire

GIPHY App Key not set. Please check settings

    Romuald Sciora (IRIS) : « Trump s’est lui-même piégé dans la guerre contre l’Iran »

    Crise avec Israël : Madrid met fin aux fonctions de son ambassadrice à Tel-Aviv