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Quand George Clooney a évoqué le statut de réfugiés de ses aïeux irlandais devant des réfugiés syriens

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A la faveur de son escale à Berlin, en février dernier, pour assurer la promotion de son dernier film, c’est un George Clooney très sensibilisé au sort des réfugiés syriens qui s’est rendu à leur chevet sous les objectifs des caméras, focalisant l’attention des médias et de l’opinion publique aux côtés de son épouse, la juriste britannico-libanaise Amal Alamuddin.

Lors de cette visite pour la bonne cause planifiée par l’association International Rescue Committee, la star d’Hollywood et militant humanitaire dans l’âme a rappelé, à bon escient, ce que les puissants du monde et autres donneurs de leçon occidentaux, connus pour leur mémoire sélective, oublient royalement en déshumanisant et diabolisant ces « migrants » qui ont pris la route de l’exode : l’importance de se souvenir “d’où l’on vient pour savoir qui l’on est vraiment”.

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Décrivant l’Amérique comme un « pays d’immigrants » par excellence, George Clooney a évoqué ses propres racines irlandaises en ces termes : “Je suis d’origine irlandaise et en Amérique, il y a 100 ans, ma famille et tous les Irlandais étaient considérés comme des réfugiés. Ils furent très mal traités, rejetés, et ce pendant un certain temps. Mais l’Amérique a fini par les accepter ainsi que toutes ces idées nouvelles”, a-t-il confié, avant d’ajouter : “Récemment, nous avons échoué à accomplir ce devoir de mémoire. C’est essentiel d’être ici avec vous et de parler ensemble, car cela permet de rappeler qui nous sommes et qui nous avons toujours été – c’est-à-dire vous.”

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