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Pour Guillaume Larrivée, député LR : “vivre en Français et en musulman ne va pas de soi”

N’est-il pas paradoxal que le terme « radicalisation » ne soit plus désormais associé qu’à l’islam, comme s’ils étaient intrinsèquement liés, à l’heure où la France est elle-même gangrenée par la radicalisation droitière de sa classe politique, des idées et des discours ?

Dans cette France qui n’est plus à une contradiction près, derrière ses œillères opaques, comment s’étonner qu’un député "Les Républicains", en qui l’on cherche vainement une once d’esprit républicain, puisse s’interroger, de manière insidieuse, devant ses pairs de la représentation nationale : « A quelles conditions peut-on être à la fois musulman et Français ? », insinuant sournoisement qu’il y a là une véritable antinomie.

Celui par qui cette flèche empoisonnée a été décochée fin août, sous les dorures de l’Assemblée Nationale, infectant un débat public déjà passablement contaminé par les thèses radicales de la droite dure et de l’extrême droite, n’est autre que Guillaume Larrivée, députée LR de l’Yonne, chargé de plancher sur une proposition de loi relative à la transparence de l’exercice public des cultes.

Derrière la fausse objectivité de son interrogation publique, soyons assurés que le parlementaire est pétri de certitudes et de préjugés islamophobes, ayant déjà tranché la question dans le vif : l’islam n’est pas soluble dans la démocratie, en d’autres termes, croire en Allah et vivre en République est incompatible aux yeux de cet élu du peuple qui n’est pas avare d’amalgames ravageurs en « isme », mais aussi entre la loi française et la charia pour mieux faire frémir dans les chaumières, mettant en lumière une « question musulmane », comme au bon vieux du temps du colonialisme.

« La triste vérité est que la possibilité de vivre en Français et en musulman ne va, aujourd’hui, plus de soi ; c’est une réalité qui continue, certes, à être vécue tranquillement par un grand nombre de Français ayant une culture arabo-musulmane, une sensibilité et une pratique plus ou moins religieuses ; mais c’est précisément ce que contestent radicalement et violemment les tenants de l’islamisme, c’est-à-dire de l’islam politique. […] Aussi, la première condition d’une réponse nationale à la question musulmane doit être le refus absolu de l’islam politique, non seulement dans sa fin totalitaire mais aussi dans ses moyens préliminaires », a-t-il déclaré de manière péremptoire, la radicalisation droitière de ses théories ne souffrant aucune discussion.

Gare à la reddition de la France devant l’islam politique ! Les mots sont lâchés, le péril vert guette l’Hexagone, selon le Cassandre Guillaume Larrivée, farouchement hostile à une meilleure intégration de l’islam mais très favorable à l’invisibilité de ses fidèles, au point d’espérer sans doute qu’ils disparaissent totalement du paysage… et si possible sur la pointe des pieds pour exaucer les vœux de « discrétion » formulés par Jean-Pierre Chevènement, le président controversé de la Fondation pour l’islam de France.

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