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Où va une société qui ne respecte pas les plus vulnérables ?

En ce début d’année aux auspices incertains, il y a dans la succession des faits divers tragiques qui inondent notre quotidien, ajoutant à l’accablement des lendemains qui déchantent, pléthore de signes pour ceux qui sont doués d’intelligence, mais pas de ceux qui fascinent et émerveillent…

Une société qui ne respecte pas les plus vulnérables se renie, et va droit dans le mur de ses manquements en gravant, sur ses frontons, le signe du reniement de ses valeurs cardinales.

Coup sur coup, deux affaires consternantes, dans les Hauts-de-Seine et dans les Pyrénées-Atlantiques, ont défrayé la chronique : celle de la vieille dame de 94 ans brutalement expulsée de sa maison de retraite pour un arriéré de loyers, et à l’autre bout de la chaîne de la vie, celle de la petite fille de 5 ans extraite, tout aussi soudainement, de la cantine municipale pour non paiement des tickets de restauration, et, comble de l’odieux, sous escorte policière

Au-delà des sommes dues, la défaillance de l’entourage de ces deux êtres, au crépuscule et à l’aube de la vie, et les mesures de rétorsion impitoyables infligées par une maison de retraite et une municipalité ne sont-elles pas le signe que l’astre radieux de l’intelligence et du cœur s’est éteint, éclipsé par la froideur de l’individualisme et par le matérialisme kafkaïen sans âme ?

La condamnation du gouvernement a été à l’aune de la sidération provoquée par ces deux cas, signe des temps obscurs : extrêmement ferme.

A quelle lueur éclairer notre avenir commun, quand les uns ne remplissent pas leurs devoirs familiaux, ou si mal, et quand la réponse de la société, tourmentée par ses vieux démons, par l’argent roi et sa propension à marginaliser et à exclure, ne tend pas la main, mais s’abat, répressive, sur les plus faibles, en violant leurs droits fondamentaux et leur dignité ?

 

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