L’une est Marocaine, l’autre Palestinienne, et les deux ont fait une entrée historique en Australie, coiffées de leur hijab, sur la prestigieuse pelouse de la Coupe du Monde féminine de football.
La première est une joueuse talentueuse, la deuxième une arbitre aguerrie, Nouhaila Benzina, 25 ans, et Heba Saadieh, 34 ans, n’ont pas seulement en commun leur passion pour le ballon rond qui, au fil des années et de leur lot d’embûches, ne s’est jamais émoussée.
Chacune dans son registre de prédilection, vêtues d’un voile qu’elles arborent fièrement, elles ont l’art de dribbler contre les préjugés, de quelque nature qu’ils soient, et d’aplanir les difficultés sur un terrain dont elles connaissent les contours, mais aussi toutes les aspérités…


Alors que le Mondial féminin bat actuellement son plein à l’autre bout du monde, sur les îlots du multiculturalisme que sont l’Australie et la Nouvelle-Zélande, la FIFA a tenu à rendre hommage à ses deux égéries de l’altérité et de l’inclusion dans la sphère footballistique : la défenseuse vedette des Lionnes de l’Atlas, Nouhaila Benzina, et la très respectée arbitre palestinienne, Heba Saadieh, laquelle a grandi en Syrie, sa terre d’exil, avant de s’installer en Malaisie.
نُهيلة بنزينة ستصنع التاريخ في كأس العالم FIFA للسيدات أستراليا ونيوزيلندا 2023
نجمة المغرب ستكون أول لاعبة تشارك في منافسات البطولة مرتدية حجاب الرأس 👳♀️🇲🇦@EnMaroc pic.twitter.com/SNXearbbHP
— كأس العالم FIFA 🏆 (@fifaworldcup_ar) July 13, 2023
« Je suis tellement fière d’être le premier arbitre palestinien, homme ou femme, de la Coupe du monde », s’est enthousiasmée au micro d’Al Jazeera Heba Saadieh, cette professeure d’éducation physique heureuse de graver son nom dans l’histoire du Mondial à double titre. « J’espère que je pourrai ouvrir la porte à d’autres, pour que des femmes arbitres palestiniennes, ainsi que des hommes, soient sélectionnés à l’avenir », a-t-elle appelé de ses voeux, en soulignant qu’elle travaille en étroite collaboration avec l’Association palestinienne de football.
Entrées dans la légende du sport roi en belles foulées, les deux premières femmes voilées à s’illustrer, crampons aux pieds, lors de la plus grande et disputée compétition au monde, ont fait l’unanimité. Il n’y a sans doute que sur le Vieux Continent, et plus particulièrement en France, qu’elles auraient échoué à emporter l’adhésion de tous…



Voilà encore un progrès.
En Iran, des tas de femmes viennent de lutter pour ne plus porter ce fichu voile, malgré la police des moeurs.
Celles qui choisissent de se coucher ne rendent pas service à celles qui veulent leur liberté.