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Netanyahou refuse qu’une rue d’une petite ville arabe israélienne porte le nom de Yasser Arafat

Connu pour son irascibilité extrême envers la question palestinienne, de celle qui le fait entrer dans une rage folle, Benyamin Netanyahou n’avait manifestement rien de mieux à faire dimanche que de sortir de ses gonds pour interdire qu’une rue porte le nom du défunt Yasser Arafat.

Emporté par sa colère inextinguible, l’ultra-sioniste Premier ministre israélien a tempêté après avoir appris que la petite ville arabe israélienne de Jatt s’est autorisée à inaugurer une plaque commémorative à la mémoire de la grande figure de la résistance palestinienne, dont la mort brutale et mystérieuse, le 11 novembre 2004, a fini par livrer son lourd secret : une mort par empoisonnement au polonium, selon les conclusions formelles auxquelles a abouti l’Institut de radiophysique de Lausanne (IRA), un laboratoire de renom, et comme l’a dénoncé sa veuve Souha qui criait alors à « l’assassinat politique » en pointant un doigt accusateur vers Israël.

Cet hommage posthume rendu au fondateur et président de l’Autorité palestinienne, à qui le prix Nobel de la Paix fut décerné en 1994 pour sa participation à des tables rondes aux côtés des Israéliens, a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans le ciel ombrageux de Netanyahou, au point d’en faire une véritable affaire d’Etat.

« Il n’y aura pas de rue Yasser Arafat en Israël, il n’y aura pas de rue portant les noms des meurtriers d’Israéliens et de Juifs ici, chez nous, et je vais prendre toutes les dispositions nécessaires, y compris faire adopter une nouvelle législation s’il le faut, pour que cela ne se produise pas », a-t-il martelé, en guise d’ouverture volcanique de sa réunion de Cabinet.

Du côté de Mohamed Taher Wattab, l’édile de la bourgade placée sous les feux de l’actualité brûlante, la consternation est à son comble : « Yasser Arafat a signé un accord de paix avec Israël et il est fort dommage que le Premier ministre trouve le besoin de perdre son temps sur le nom d’une rue dans une petite ville comme la nôtre », s’est-il insurgé, en précisant qu’il « agirait conformément à la loi », selon l’avis juridique qui sera émis.

Dans ce qui ressemble fort à un énième combat du pot de terre contre le pot de fer, on peut prédire sans risque de se tromper que le fossoyeur israélien de la Palestine tranchera dans le vif, en reléguant au rebut la plaque commémorative à la mémoire de Yasser Arafat, ce « héros aux yeux des Palestiniens et de nombre d’Israéliens arabes », comme l’a répété avec insistance Mohamed Taher Wattab.

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