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Mohammad-Mahmoud Ould Mohamedou à la tête d’un programme sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, à Genève

Jalonné de postes prestigieux, le parcours de Mohammad-Mahmoud Ould Mohamedou, ancien ministre des Affaires étrangères de Mauritanie devenu politologue à Harvard, poursuit son ascension à Genève dans la sphère académique, au sein de l’Institut des Hautes Etudes Internationales, et notamment du Centre de Politique de Sécurité, où la finesse et la précision de ses analyses lui valent aujourd’hui de prendre la direction d’un programme inédit, dédié au Moyen-Orient et à l’Afrique du Nord (MENA).

Auteur prolifique de nombreux ouvrages de géopolitique, dont le remarquable décryptage du 11 Septembre intitulé « Contre-croisade, le 11 Septembre et le retournement du monde », cet éminent expert de renommée internationale, spécialisé dans le Moyen-Orient contemporain et l’histoire du terrorisme, que nous avons eu le privilège d’interviewer à plusieurs reprises, se voit récompensé pour sa parfaite connaissance des enjeux de la galaxie arabo-musulmane, et sa double compétence, à la fois chercheur de tout premier plan et diplomate aguerri.

Ce nouveau programme sous l’égide du Centre de Politique de Sécurité de Genève, dont Mohammad-Mahmoud Ould Mohamedou sera le concepteur, le maître d’œuvre, et l’ambassadeur, aura pour vocation de développer la formation professionnelle, sera axé sur une politique de recherche, tout en cherchant à établir et élargir des partenariats dans la région, afin de favoriser le dialogue.

Cette insigne reconnaissance de ses pairs qui constitue le meilleur gage de la pertinence et de la crédibilité de ses travaux, n’est pas sans nous remémorer la remarque du journaliste Daniel Schneidermann, directeur du site Arrêt sur images, que nous avions interrogé en avril sur l’absence criante de politologues musulmans sur la scène médiatique française pour expliciter le Printemps Arabe : « On ne les croirait pas, il y aurait une défiance envers eux, mieux vaut recueillir l’opinion de quelqu’un comme Emmanuel Todd » argumentait-il en toute objectivité.

Il n’avait certes pas tort, et force est de constater que ce sont nos grands médias qui ont tout à y perdre…

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