Réunis à Istanbul, les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) ont décidé, dimanche 22 juin, de créer un groupe de contact chargé de soutenir les efforts de désescalade entre Israël et l’Iran, après les récentes frappes israéliennes et américaines contre des sites nucléaires iraniens.
Dans une déclaration conjointe, l’OCI a condamné « l’agression d’Israël » contre l’Iran et appelé à l’arrêt immédiat des attaques. L’organisation appelle la communauté internationale à prendre des mesures pour empêcher toute nouvelle escalade et à « rendre Israël comptable des crimes commis ». Une résolution séparée, adoptée à l’unanimité, dénonce également les frappes américaines, exprime le soutien total des pays membres à Téhéran et demande à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de condamner ces attaques et d’en saisir le Conseil de sécurité de l’ONU.



Je ne suis pas convaincu par ce discours officiel de l’OCI. Il y a le discours public, de façade dirons nous, et la réalité des intérêts géostratégiques des différents pays de cette OCI. La simple condamnation ne brasse que du vent. Des actes forts comme la rupture des relations diplomatiques, économiques, culturelles… auraient beaucoup plus d’impact.
On voit ici la complexité des relations internationales dans lesquelles chaque pays préserve avant tout ses propres intérêts, faisant fi de la dimension humaine et morale.
Quant au droit international, il n’est plus que l’ombre de lui-même ou plutôt il est revu et sévèrement corrigé par bon nombre de pays occidentaux, qui préfèrent d’aligner sur la position US tout en tenant un discours public qui dénonce du bout des lèvres le génocide à Gaza et l’agression illégale du couple USA/Israël en Iran. La grandeur de la diplomatie française est réduite à néant. Macron est inaudible et retourne sa veste à la vitesse du transformiste italien Arturo Bracchetti ! Quel talent ce Manu !