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L’extrême-droite radicale a frappé mortellement Clément Méric (vidéo sur les Skinheads)

Il n’a pas survécu au terrible coup de poing américain qui lui a été asséné, mercredi après-midi dans le quartier de la gare Saint-Lazare, avec la violence inhérente aux brutes épaisses de l’extrême-droite radicale, Clément Méric, un jeune étudiant de Sciences Po Paris, militant d’extrême gauche, est décédé ce jour à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière.

Fauché mortellement à 18 ans, à l’âge où la noblesse des idéaux est chevillée au corps, de surcroît quand l’anti-fascisme est porté à la boutonnière, ce jeune homme, qui voyait un avenir plein de promesses s’ouvrir devant lui, a croisé la route meurtrière de farouches activistes appartenant au noyau dur des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR). Ce mouvement chapeauté par Serge Ayoub, la figure tutélaire des Skinheads parisiens dans les années 80,  n’est pas composé d’enfants de chœur mais de militants patibulaires, adeptes des passages à tabac.

Serge Ayoub, alias Batskin, un surnom qu’il doit à son usage systématique de la batte de baseball dans les bagarres de rue entre skinheads et antifascistes à la grande époque des années 80-90, est une connaissance et un soutien de Marine Le Pen, malgré les dénégations de cette dernière, experte dans l’art de feindre l’étonnement. Il faut dire que le drame odieux, qui coûte aujourd'hui la vie à Clément Méric, n’est pas de bon augure à l'approche du scrutin de tous les enjeux, sur lequel le FN mise beaucoup : les municipales de 2014.

Crânes rasés, skinheads, blousons noirs, les nazillons dans l’âme qui incarnent le renouveau générationnel de l’extrême-droite radicale passent à l’acte de manière décomplexée, espérant renouer avec la décennie 80-90. Leur irruption fracassante n'est pas sans nous rappeler que les sinistres artisans décomplexés de la montée en puissance du FN, alors exsangue et en perte de vitesse, et de sa nébuleuse fascisante, restent et resteront dans les annales républicaines l’irresponsable démagogue Nicolas Sarkozy et ses sbires, sombres pyromanes de la cohésion nationale.

Alors que six personnes ont été placées en garde à vue, parmi lesquelles figurent quatres hommes et une femme, ainsi que l'auteur présumé du coup mortel, la récupération politicienne bat son plein, les scrupules n’étouffant pas les ténors de l’UMP, Jean-François Copé en tête, qui auraient été bien inspirés de faire leur examen de conscience au lieu de manifester pour s’indigner de cette effroyable tragédie.

Quand on songe que Patrick Buisson, ancien frontiste et directeur de Minute, fut et reste l’éminence grise de Sarkozy, tout en étant le mentor de Guillaume Peltier et Geoffroy Didier, leaders de la droite dure au sein de l’Ump, la décence la plus élémentaire aurait commandé de faire profil bas de la part de ceux qui ont électrisé les esprits pendant un mandat de toutes les stigmatisations et débordements populistes, racistes et islamophobes, et qui persévèrent dans cette voie désastreuse, source de tumultes et de chaos.

Pour mieux mesurer les méfaits irrémédiables de la libération de la parole raciste qui s’autorise à inciter à la haine et à appeler au meurtre sans état d’âme, voici le commentaire tristement éloquent d’un facho à l’annonce de la mort de Clément Méric : "les militants du FDG, c'est comme les rats, les juifs et les arabes : si tu les écrase pas tout de suite, ça se multiplie". 

Nous vous proposons également de visionner un reportage édifiant sur les skinheads, afin de compléter ce terrifiant tableau.

      

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