in

“Les Palestiniens, un peuple inventé et terroriste”, dixit Newt Gingrich, candidat à la présidentielle US

Coïncidence de calendrier, les Etats-Unis vivront aussi au rythme endiablé de la campagne présidentielle tout au long de 2012.

Les premiers tours de chauffe ont commencé, certains ténors en lice partant sur les chapeaux de roue, à l’instar de Newt Gingrich qui a donné le ton d’une ruée vers la Maison Blanche, riche en saillies verbales assassines et en métaphores fielleuses, la souveraineté de la Palestine étant vitriolée par une rhétorique trempée dans l’acide.

Favori de la course républicaine à la Maison-Blanche, Newt Gingrich a ouvert le bal des hostilités à l’encontre de la population palestinienne, lors d’un meeting dans l’Iowa, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’a pas fait dans la nuance : les Palestiniens sont « des terroristes » a assené l’ex-président de la Chambre des représentants, qui n’avait rien perdu de sa verve de la veille devant les caméras de la chaîne Jewish Channel : le peuple palestinien a été "inventé" avait-il alors martelé.

Provoquant une onde de choc au sein de la Ligue arabe, les propos ahurissants tenus par Newt Gingrich ont été dénoncés par la voix de Mohamed Sobeih, secrétaire général, qui a exprimé son " étonnement et sa stupéfaction suite à ces déclarations irresponsables qui ne se basent pas sur des fondements scientifiques ".

Le diplomate arabe s’est élevé contre des déclarations " qui dénotent une ignorance des réalités ou ont un but politique pour obtenir quelques voix dans la prochaine présidentielle ", déplorant avec force que le candidat américain puisse piétiner le droit international et les principes de démocratie et des droits humains.

Très alarmé, M. Sobih a souligné que ces déclarations qui représentent "un appel explicite à expulser les Palestiniens vers les pays arabes", risquent de "faire sombrer la région dans le chaos". Une indignation à laquelle a fait écho celle du Premier ministre palestinien Salam Fayyad, qui avait exigé des excuses du candidat américain pour ses "remarques vulgaires, blessantes et ridicules", qualifiant ses dires de " distorsion totalement inacceptable de la vérité historique", alors même qu’en Israël " même les plus extrémistes des colons n’oseraient pas parler de façon aussi ridicule ".

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dominique de Villepin se lance dans la course à la présidentielle

Nanterre : 400 fidèles protestent devant la mairie pour légaliser leur lieu de culte