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Les musulmans d’Ecosse vent debout contre le projet de loi sur le suicide assisté

La question sensible fait débat dans nombre de pays limitrophes et au-delà, la place de l’euthanasie ou du suicide assisté dans la législation écossaise est actuellement inscrite à l’ordre du jour du Parlement d’Edimbourg, suscitant, comme partout ailleurs, des réactions opposées et irréconciliables.

Dans un parfait synchronisme et unanimisme, l’Eglise d’Ecosse et les hauts dignitaires religieux musulmans ont fermement et publiquement désapprouvé le projet de loi en cours de gestation, dont la défunte députée du Parti national Ecossais, Margo Mc Donald, s’était fait l’ardente avocate l’année dernière, peu de temps avant sa mort.

"Tout amendement de la loi afin de légaliser le suicide assisté ou l'euthanasie serait contraire à l'éthique, inutile, dangereux et contraire au bien commun", a fustigé le Conseil des Imams d’Ecosse dans un courrier en date du 27 mai adressé aux parlementaires, en insistant sur le caractère sacré de toute vie humaine, car "accordée par Allah", tout en alertant sur les dérives inéluctables qui en découleront. "Le suicide assisté fera courir de grands risques aux personnes rendues vulnérables par la maladie et la vieillesse, quant aux soins et et la solidarité sociale qui leur sont dus, ils risquent fort de perdre en qualité et en efficacité", ont averti les imams, en exhortant à ce que soit privilégiée l’amélioration des soins, et notamment à ce que l’accent soit mis sur les soins palliatifs, ce pôle d’excellence de la médecine écossaise, sur leur caractère prioritaire et leur élargissement au plus grand nombre.

Alors que le projet de loi fait son chemin sous la coupole du temple législatif, mais aussi en dehors de son enceinte, fédérant un nombre croissant de députés, ainsi que des personnalités du milieu artistique, le Premier ministre, Nicola Sturgeon, la première femme à avoir accédé à la fonction suprême en novembre 2014, n’a pas caché ses vives réticences. "J’ai voté contre la dernière fois, et je n’ai pas changé d’avis depuis. Je suis loin d’être convaincue par la nécessité de légiférer en la matière", a-t-elle déclaré sans clore pour autant le chapitre, puisque Patrick Harvie, le fervent partisan de la loi autorisant le suicide assisté, est plus que jamais déterminé à écrire une nouvelle page de la législation écossaise.

 

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