,

L’Egypte sollicite une aide financière de 2 milliards de dollars auprès de l’Algérie

Parmi les édens financiers de la galaxie arabe qui sont une source miraculeuse et intarissable de pétro-dollars, l’Algérie fait figure de pays de cocagne, assis sur son douillet matelas cousu d’or que la richesse de son sous-sol n’a cessé de faire fructifier, rejoignant le club très fermé des « grands sauveurs » du marasme institutionnel, à l’instar de l’Unesco récemment, et de la crise économique mondiale.

Bénies soient l’abondance de gaz naturel et la forte demande en la matière qui lui ont permis de gonfler ses réserves de change à hauteur de plus de 186 milliards US$ fin juin 2012, et d’être érigé sur le piédestal de pays riche pour la plus grande joie des Algériens qui n’en ont que des miettes ! Ce précieux trésor, sur lequel veillent jalousement les autorités algériennes, attire naturellement tous ceux que la banqueroute menace, à l’image de l’Egypte, aujourd’hui en grande difficulté.

Dans le cadre de sa visite officielle à Alger, le Premier ministre égyptien, Hicham Kendil (en haut, à gauche), accompagné d’une importante délégation, doit mettre à profit, ce jour, sa rencontre avec son homologue algérien Abdelmalek Sella (en haut, à droite), en vue de solliciter une aide financière substantielle de 2 milliards de dollars.

Selon le journal algérien Echourouk, l’issue de cette rencontre au sommet, qui favorisera également un échange de vue sur "la nation arabe et des questions régionales et internationales", sera essentielle pour l’avenir à court terme de l’Egypte, confrontée à un grave déficit budgétaire et dans l'attente d'un  prêt de 4,8 milliards de dollars de la part du Fonds monétaire international (FMI).

Après la manne providentielle des deux grands argentiers du monde, le Qatar et l’Arabie saoudite, qui a contribué à consolider les finances publiques fragilisées par plus d'une année de crise économique depuis la fin de l’ère Moubarak, l’Algérie est l’autre mécène de poids devenu incontournable.

Le journal égyptien Al-Masry Al-Youm a précisé, pour sa part, que cette visite sera aussi l’occasion d’aborder la question cruciale de la pénurie de gaz butane en Égypte, qui compte l'Algérie parmi ses meilleurs fournisseurs, avant l'Arabie saoudite, tout en indiquant que le gouvernement algérien a prêté, début octobre, quelque 5 milliards de dollars au FMI, directement, en faisant fi de l'avis de l'Assemblée populaire nationale. 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *