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Le président Bouteflika souhaite la présence d’observateurs internationaux lors des législatives

De chaque côté de la rive méditerranéenne, 2012 sera rythmé par des élections capitales, l’Algérie, pour sa part, se préparant à remplir son devoir électoral lors des législatives qui auront lieu au cours du premier semestre.Devançant la déclaration officielle du président Bouteflika, Tokia Saïfi, membre de la délégation de parlementaires européens, a assuré en conférence de presse, hier, à Alger, que la garde rapprochée du pouvoir était favorable à la présence d’observateurs internationaux pour superviser le bon déroulement du scrutin.

Une anticipation qui lui a fait dire : « Le Président Bouteflika a formulé son désir de faire participer des observateurs internationaux lors des prochaines élections législatives », tout en concédant : « Nous n’avons pas rencontré le Président Bouteflika, mais l’information nous l’avons entendue de la bouche du Premier ministre, des présidents de chambre ainsi que du ministre Mourad Meldeci ».

Bien que l’Algérie n’ait, pour l’heure, formulé aucune requête dans ce sens, Tokia Saïfi a affirmé que Bouteflika a lui-même émis ce souhait lors de l’audience qu’il a accordée, en mai dernier, au commissaire européen chargé de l’Elargissement et de la Politique de voisinage, Stefan Füle.

Insistant sur le fait que le gouvernement algérien « a tout intérêt à accepter » la présence d’observateurs internationaux pour conforter la légitimité de ses réformes en cours, l’Algérie est perçue comme l’exception qui confirme la règle dans les grands bouleversements qui traversent le monde arabe : « Les dirigeants algériens et la société civile nous ont fait comprendre que l’histoire de l’Algérie est différente de celles des autres pays arabes », a indiqué la parlementaire.

L’adoption de la loi favorisant la représentativité de la femme dans les Assemblées élues a été louée par la délégation européenne, tandis que l’annonce de l’installation d’une délégation permanente de parlementaires européens au Parlement algérien semble augurer de l’étroitesse des relations qui se nouent entre l’UE et l’Algérie.

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