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Le gouvernement tchèque approuve un projet de sensibilisation à l’islam en milieu scolaire

C’est au galop que l’islamophobie parcourt le Vieux Continent, semant au vent les pesticides de la haine sur des terreaux rendus fertiles par la crise endémique et le climat anxiogène, jusqu’en République Tchèque où les quelque 4 000 musulmans qui y vivent assistent, anxieux mais pleins de ressources, à sa propagation sans garde-fous.

Aussi, l’assentiment donné par le ministère de l’Education à un projet pédagogique visant à proposer gratuitement des séminaires et des conférences de sensibilisation à l’islam à la jeune génération, a-t-il été accueilli avec une immense satisfaction par ses concepteurs et promoteurs de confession musulmane.

Né d’un double constat qui a mis en évidence l’indigence de l’enseignement de l’islam à l’école et la soif de connaissances des élèves musulmans en la matière, ce projet, dédié à l’acquisition du savoir et à la réduction des préjugés dans un environnement miné par la banalisation de l’ignorance et la désinformation, aspire à pallier les carences, à rétablir des vérités essentielles, et à répondre aux attentes pressantes des écoliers, collégiens et lycéens qui se sont clairement exprimées lors d’une enquête menée en 2013.

"Les élèves veulent tous en savoir plus sur l’islam", a indiqué le co-auteur du projet Shadi Shannah dans un entretien accordé au quotidien le Prague Post, en faisant observer que l’intérêt accru de la jeunesse musulmane résultait en grande partie du ressentiment nourri à l’égard des médias et de leurs critiques systématiques et virulentes de l’islam.

Ni le feu vert officiel du Ministère de l’Education tchèque, ni la respectabilité institutionnelle des deux grands sponsors du projet, à savoir l’ambassade américaine à Prague et la Fondation Anna Lindh, une organisation inter-gouvernementale favorisant les échanges interculturels, n’auront eu raison d’un groupe d’opposants politiques, farouchement hostiles à la présence musulmane, qui ont crié à la propagande pour jeter le trouble là où le calme régnait, et les esprits étaient plutôt bien disposés.

"Ils m'ont envoyé des mails vindicatifs en nous reprochant de promouvoir l'islam dans les écoles", a déclaré l’un des concepteurs du projet, avant d’insister, résolu à le mener à bien : "Notre projet est tout sauf de la propagande. Notre seul but est de provoquer un débat et de réfuter les stéréotypes des médias."

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