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Le gouvernement dissout deux nouveaux groupes d’extrême droite

On aurait mauvaise grâce à s’en plaindre, la dissolution de deux groupuscules d’extrême droite, entérinée par le gouvernement et prononcée officiellement par son ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, tombe comme le plus doux des couperets sur un néo-fascisme hexagonal rajeuni, revigoré et en ordre de bataille, comme c’est le cas Outre-Manche où l’escalade de violences islamophobes a tragiquement culminé dans les attentats à la bombe contre deux mosquées.

Le coup de poing fatal asséné, en juin dernier, au jeune militant anti-fasciste Clément Méric a signé leur arrêt de mort symbolique, et c’est sur décret présidentiel que Manuel Valls a annoncé en fin de matinée, au sortir du Conseil des ministres, la disparition de «l'Oeuvre française» et des «Jeunesses nationalistes».

Fin juin déjà, le groupuscule d'extrême droite "Troisième Voie" et son service d'ordre les "Jeunesses nationalistes révolutionnaires" (JNR),  dirigées d’une main de fer par Serge Ayoub, figure tutélaire des Skinheads parisiens dans les années 80, qui faisait régner la terreur muni de sa fameuse batte de baseball, sa plus efficace des matraques, avaient été dissouts, jetés dans les oubliettes que l’on espère profondes du racisme barbare et de l’islamophobie violente, désinhibée et mortifère. 

Le ministre de l’Intérieur a souhaité «rappeler la volonté du président de la République d’apaiser, de faire en sorte que la loi soit respectée par tous», ajoutant qu'«il n’y a pas de place dans notre pays pour la haine, la xénophobie, l’antisémitisme ou des actes antimusulmans». On observera au passage que le terme « islamophobie » n’est pas encore passé dans l’usage courant du premier flic de France et ministre des Cultes, on n’ose imaginer que sa seule énonciation lui écorcherait la bouche… 

A voir ou à revoir ce reportage édifiant sur les Skins Heads

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