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Le discours Divin et le discours scientifique humain (3/4)

La cohérence et l’unicité du discours Divin face à l’incohérence, la fragmentation et la non-robustesse du discours scientifique humain

  • Troisième partie –

  1. L’incohérence et la non-robustesse du discours scientifique

L’incohérence et la non-robustesse du discours scientifique se manifeste à travers trois situations que nous allons examiner et qui relèvent de la logique, de la philosophie et de la science.

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Il y a d’abord, la divisibilité ou la séparabilité entre les propositions constituantes des théories scientifiques.

La théorie n’est pas un tout homogène mais un ensemble de propositions de nature ontologique et épistémologique différentes en raison de l’absorption par les théories scientifiques de concepts contenues dans d’autres théories ou dans d’autres systèmes du savoir ainsi que la construction faillible par les savants. Toute construction humaine est faillible.

Ensuite, il y a le mythe de l’induction. Les connexions ou les inférences établies entre des propositions est plus un mythe qu’une réalité et nous allons voir que les fondements de l’induction sont très fragiles. Cette situation accentue l’incohérence des théories scientifiques.

La troisième situation importante est la primauté de la perception sur l’entendement. Dès lors que les êtres humains ont été dotés par Dieu d’attributs puissants comme la perception, celle-ci devient l’origine de la connaissance humaine. Il n’y aucune autre source infaillible à la connaissance humaine.

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Enfin, il y a l’incohérence des théories de la mécanique quantique. Les difficultés d’interprétation des concepts de la mécanique quantique, la rupture avec la mécanique classique et l’inexplicable comportement des systèmes quantiques ont crée des incertitudes et des inquiétudes sur la robustesse et la complétude de la pensée humaine dans le domaine de la physique. Mais cet aspect a été bien étudié dans nos articles précédents et nous n’allons pas l’aborder dans cet article.

    1. La divisibilité des théories scientifiques en propositions atomiques sur un plan logique

Commençons par un syllogisme qui démontre la divisibilité d’une théorie scientifique en partant de la fausse hypothèse que toutes les propositions contenues dans une théorie sont vraies :

  • La théorie est une famille de propositions vraies

  • La vérité est « indivisible »

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  • La théorie s’assimile donc à une seule proposition vraie
    qui est la sommation de toutes les propositions vraies

  • Une expérience peut infirmer une théorie

  • Donc la théorie pourrait être fausse

  • Donc une proposition pourrait être vraie et fausse à la fois.

Examinons un autre syllogisme :

  • La théorie est une famille de propositions

  • Si la théorie est vraie

  • Alors toute proposition contenue dans la théorie est vraie

  • Une expérience donnée peut infirmer une théorie

  • Donc la théorie pourrait être fausse

  • Donc toutes les propositions contenues dans la théorie
    pourraient être fausses

  • Donc la théorie pourrait être vraie et fausse à la fois

Ces deux syllogismes montrent que si on suppose que la théorie est un tout indivisible, alors elle devient indécidable (ni vraie, ni fausse).

La vérité est toujours prédéterminée, elle suppose que la théorie est indivisible. Comme la vérité est elle aussi « indivisible », celle-ci est prédéterminée avant
même l’expérimentation. Si la théorie est un ensemble de propositions, alors seulement toutes les propositions doivent être vraies. Mais dans ce cas, d’où serait-il possible que la théorie pourrait être fausse ? Si, pour reprendre la réflexion de Popper, on passe des axiomes aux expériences, et s’il est impossible d’infirmer que la théorie est divisible, alors la théorie n’est
pas infalsifiable, elle est indécidable (ni vraie ni fausse).

La seule manière de résoudre ce dilemme et de supposer qu’une théorie scientifique soit constituée de propositions indépendantes les unes des autres.

Il ne saurait y avoir de sommation de ces propositions d’une façon telle que la théorie dans son contenu général déboucherait sur une « proposition unitaire », ou « moléculaire ».

Une théorie n’est pas un ensemble intégré, ni une économie théorique, ni un échafaudage, ni une unité méthodologique, encore moins une proposition
univoque, mais plutôt un « conglomérat » de propositions tangibles et indépendantes les unes des autres.

Sur un plan strictement logique, il ne saurait y avoir d’autres propositions que les propositions atomiques.

Comme le dit si bien Wittgenstein dans le Tractatus1, toutes les propositions atomiques sont mutuellement indépendantes. Aucune proposition atomique n’en implique une autre, ni n’est incompatible avec une autre. Cet auteur affirme également « la totalité des propositions vraies est toute la science de la nature (ou la totalité des sciences de la nature)2». Il sous-entend que les propositions sont données comme indépendantes.

L’élimination de l’interdépendance entre propositions atomiques, restitue au concept de la proposition atomique sa véritable nature.

En fait, la proposition ne relève pas de l’atomicité, mais de la séparabilité : une proposition est une phrase portant un jugement sur la nature et le monde et ce jugement est singulier et indépendant.

Si on admet l’existence factuelle de propositions moléculaires (celles-ci peuvent en effet être utiles à la logique puisqu’elles peuvent servir à établir les fonctions
de vérités), comment pourrait-on alors expliquer l’existence d’une cohabitation d’une multitude de propositions atomiques fausses et vraies au sein d’une même
proposition moléculaire ? Exemple : « Socrate est un citoyen d’Athènes » est une proposition qui semble être atomique.

Mais en fait, elle est moléculaire du fait que « citoyen » implique une multitude de propositions comme « un citoyen est un homme libre » ou « le citoyen athénien vit dans une Cité-État libre ».

Nul besoin de la logique pour établir cette implication. Il suffit de décortiquer la structure logique de toute proposition.

En fait, peut importante l’existence de propositions atomiques ou de propositions moléculaires. Le plus important est que les propositions sont indépendantes les unes des autres.

Il y a une sorte de « holisme » quand les logiciens établissent un statut de vérité des propositions. En fait, s’il existe des propositions moléculaires, on peut raisonnablement mettre de côté aussi bien le principe du tiers exclu que celui de non-contradiction.

On peut le voir avec la proposition : « Socrate est un Athénien et un guerrier»; celle-ci est composée de deux propositions atomiques : l’une est vraie, l’autre est fausse, ce qui rend difficile de sauvegarder son statut de vérité.

Nous pouvons néanmoins affirmer que « Socrate est un athénien» (a) est vrai et que « Socrate est un guerrier » (b) est faux. Mais en affirmant cela, on tronque et on déforme la proposition puisque celle-ci n’est pas une sommation des deux propositions atomiques (a), (b). Il est en fait impossible de décomposer la proposition : « Socrate est un athénien et un guerrier » en deux propositions atomiques (a), (b). De cette façon on comprend aisément les limites de la notion de « proposition atomique ».

Le « holisme » du statut de vérité est manifestement reflété dans le fait que les logiciens se comportent à l’égard des propositions dites « atomiques » composant une certaine proposition « moléculaire » comme si la vérité de cette dernière est le résultat de la « vérité » de toutes les propositions atomiques qui y sont contenues.

Dès lors, on peut extrapoler cette démonstration aux théories scientifiques. Si la théorie est composée de propositions, sa vérité n’est pas déduite de la vérité de
toutes ses propositions. Dans le cas contraire, il faudrait affirmer que toutes les propositions sont soit vraies soit fausses ou que quelques propositions sont vraies et les autres fausses.

En part de l’hypothèse qu’il n’est pas prouvé que bien qu’une théorie soit vraie, toutes ses propositions doivent être vraies ou qu’inversement une théorie serait fausse en vertu du fait que toutes ses propositions sont fausses.

La théorie de Newton peut être analysée sous un tel éclairage : la proposition : «deux corps massifs s’attirent en raison inverse du carré de leur distance » correspondant à la deuxième loi est vraie.

Mais la proposition : «l’attraction d’un corps est fonction des attractions de ses particules, tout comme sa masse est la somme des masses de ces mêmes particules » est fausse, car elle suppose que la loi de Newton s’applique au monde microscopique ou atomique, ce qui est faux en vertu de la mécanique quantique. De même, la proposition : « les corps se meuvent dans un espace absolu » est fausse3 en raison du concept de relativité du mouvement.

Il est évident que l’affirmation relative à la vérité d’une théorie ne présuppose rien de la vérité de toutes les propositions qu’elle contient dans la mesure où on peut accepter comme valable une certaine « atomicité » d’une théorie à l’égard de toutes les propositions contenues en son sein et en ne supposant rien de ce que cette théorie a de déductif ou d’inductif.

Si on se refuse à admettre une certaine « atomicité » des théories scientifiques, on sera inexorablement réduits à un état branlant d’incertitude à l’égard de la
validité logique de ces théories et par rapport à leur confrontation avec l’expérience. Cette incertitude a conduit certains philosophes à se résigner à admettre un certain « holisme » des théories scientifiques, au demeurant tout à fait stérile.

Ce « holisme » s’exprime chez Duhem, qui avait soutenu au sujet des théories physiques qu’il ne peut exister d’« expérience cruciale », c’est-à-dire d’expérience pouvant à elle seule confirmer ou infirmer une théorie.

On trouve une vision semblable chez Quine, qui stipule que les énoncés sur la nature ne rencontrent nullement l’expérience un à un, mais en totalité, sans qu’aucun énoncé individuel ne puisse infirmer une théorie.

S’il est valable de considérer qu’il n’existe, en vertu de ce « holisme » des théories scientifiques, aucune expérience cruciale, c’est-à-dire d’une expérience pouvant à elle seule confirmer ou infirmer une théorie (Duhem), si aucune expérience prise isolément ne peut infirmer une théorie (Quine) et si aucune expérience, quoique répétée à l’infini ne peut raisonnablement confirmer
une théorie en ajoutant le fait que cette dernière n’est jamais à l’abri d’une réfutation quand bien même sa confirmation aurait pu être établie à l’aune d’une multitude d’expériences de confirmation (Popper), alors la théorie n’est ni vraie, ni fausse.

Elle est ni vraie puisqu’aucune expérience ne peut la confirmer (Popper), ni fausse parce qu’aucune expérience ne peut l’infirmer (Quine, Duhem). Cette façon de voir est intenable, elle condamnerait la science à la stérilité et à l’agnosticisme.

Nous voyons bien ici que le « holisme » des logiciens et des philosophes concernant le statut de vérité d’une théorie scientifique viole le principe du « tiers exclu » et même le principe de non-contradiction.

Nous pouvons approfondir l’analyse de cette question en critiquant l’approche méthodologique de Duhem. Paraphrasant Duhem, Lakatos affirme « Nous ne pouvons ni prouver les théories ni les réfuter»4. C’est à tort que ce dernier renvoie cette situation à la dépendance, réclamée par Duhem lui-même, des expériences vis-à-vis des théories.

Cette dépendance exprime toute sa vigueur épistémologique et son caractère radical, car elle explique comment les conditions de l’expérimentation, sa préparation et l’interprétation de ses résultats dépassent le cadre d’une proposition théorique individuellement mise en cause, mais s’étend à tout l’édifice théorique.

Ce qui est intéressant à voir dans cette tendance méthodologique et son désintérêt à l’égard de la structure des théories scientifiques. C’est le résultat fâcheux de la difficulté récurrente de réfuter les théories. Dans son fameux livre La théorie physique, il montre la difficulté qu’une expérience négative puisse conduire au rejet d’une théorie tout entière. La théorie, selon Duhem, est manifestement trop « immunisée » pour être réfutée par une expérience isolée.

L’idée sous-jacente de ce concept de la sous-détermination de l’expérience par la théorie consiste à reconnaître l’impossibilité à concevoir des faits empiriques
indépendamment de tout édifice théorique.

C’est pour cette raison qu’il existe une proposition univoque que nous pouvons appeler proposition expérimentale et qui n’est que le corollaire de l’expérience cruciale.

De cette façon, la valeur apodictique de l’expérience cruciale est sauvegardée5. Ceci signifie que la proposition expérimentale n’affronte pas l’expérience matérielle proprement dite; la première n’est que l’image théorique de la seconde.

Cette complémentarité est nécessaire pour la science. Sans elle, il serait difficile de définir les limites de la théorie : si les énoncés théoriques affrontent le monde de l’expérience comme un « tout », « un ensemble de propositions » ou comme un « édifice complet », alors ces énoncés pris individuellement n’auront aucune signification empirique. La signification empirique appartiendrait alors non seulement à la théorie mais à la science tout entière.

L’autre difficulté de ce raisonnement inexorablement méthodologique est l’impossibilité d’expliquer cette « solidarité théorique » entre les propositions
d’une théorie.

En effet, Duhem ne nous explique pas, à l’instar de Popper, comment fonctionne la machine théorique. Lorsqu’il parle de « proposition en litige », c’est-à-dire celle dont la prédiction dérivée ne concorde pas avec l’expérience, il ne nous dit pas comment il fonde et justifie cette proposition avant même qu’elle affronte l’expérience.

En fait, dans son raisonnement, il peut paraître qu’il y ait contradiction entre l’universalité, la généralité de cet ensemble théorique et l’existence factuelle de propositions théoriques en tant que telles.

En un mot, il n’existe pas dans le raisonnement philosophique de Duhem, une ontologie à même de nous dévoiler toute la structure de la théorie.
Cette prétendue « vérité holistique » d’une théorie n’est pas la sommation exacte de la vérité des propositions qui la composent.

La source de l’holisme n’est autre que le Kantisme, pour lequel, la « réalité objective » a abouti à l’objectivation de l’expérience, c’est-à-dire à l’absorption de l’expérience par l’entendement humain renfermé dans une théorie.

Toutefois, une théorie semble logiquement et de la même façon contenir tout à la fois des propositions vraies et des propositions fausses. Mais aussi des propositions nécessaires dont la nature sera dévoilée dans la suite de cet article.

Mais comment expliquer le fait que les théories sont constituées de propositions « fausses » ? Cette situation semble heurter le bon sens. Si on n’a pas pu imaginer l’existence de propositions fausses, c’est en raison d’une certaine conception du réalisme. Tant qu’on reste dans les limites fixées par le réalisme, on ne peut pas soupçonner l’existence de propositions fausses. Comme le dit si bien Koyré : « Le possible prime toujours sur le réel et le réel n’est que le résidu du possible »6.

Or, il existe une infinité de choses qui ne sont pas possibles, une infinité de choses que l’on sait d’avance être fausses. Or, il n’est jamais possible que le petit cercle fermé de la théorie reste, tout au cours de son élaboration, imperméable à cet océan, à cette infinité de propositions fausses.

Si on peut comparer la théorie à un programme d’ordinateur, on peut voir de près qu’elle ne se crée pas en une fois mais dans le sillage d’un long processus de mise en œuvre.

Voici ce que nous dit un astrophysicien à propos des programmes d’ordinateurs : « Les programmeurs reconnaissent que lorsqu’un programme nouveau et compliqué marche du premier coup, ils sont plutôt embêtés. Cela signifie qu’ils ont commis une erreur tellement imperceptible qu’ils ne voient même pas ce que cela peut être. Il existe tellement de possibilités d’erreurs dans un programme, même dans un petit programme, qu’il est rare qu’il marche du premier coup sans avoir été modifié7.»

Il existe en effet tellement de possibilités d’erreurs dans une théorie, que des erreurs s’introduisent parfois dans sa structure.

Les propositions fausses peuvent servir à bâtir une théorie, mais souvent elles reflètent un aspect négatif ou plutôt faillible de la théorie et sans la remettre entièrement en cause. À titre d’exemple, les propositions relatives à l’existence d’un temps et d’un espace absolus ou celle relative à l’action à distance des forces gravitationnelles de la théorie d’Isaac Newton sont entièrement fausses. Mais cette théorie demeure valable grâce à sa proposition vraie relative au principe de l’inertie et au champ gravitationnel.

De la même manière, la théorie de la relativité générale contient une proposition fausse, celle relative à l’existence de la constante cosmologique qui est un paramètre ajouté par Einstein en février 1917 à ses équations de la relativité générale (1915), dans le but de tenir compte de l’existence présumée d’un Univers statique qui s’avéra erronée.

Toutefois, la proposition relative à la courbure de l’espace-temps par le champ gravitationnel d’une étoile comme le soleil reste vraie dans tous les cas.

Dans la théorie quantique de l’atome, Niels Bohr utilisa la proposition fausse relative à l’existence d’orbites stationnaires stables des électrons à côté de la proposition relative à l’émission, à l’absorption des quantum du rayonnement et au passage des électrons d’un état stationnaire à un état excité.

Malgré la fausseté de la proposition relative à l’existence d’orbites électroniques stables des électrons, la théorie de Bohr ne fut pas entièrement
réfutée mais seulement « complétée et améliorée » dans le cadre de nouvelles théories de la mécanique quantique qui sont basées sur le rejet total de la notion d’« orbites électroniques ».

Cependant, il y a lieu de préciser que la proposition fausse déjà citée fut indubitablement nécessaire pour introduire progressivement dans les esprits les nouveaux concepts quantiques aux côtés des concepts classiques toujours solides.

Une telle situation nous incite d’autant plus sûrement à admettre le postulat relatif à la « divisibilité » de la théorie (existence concomitante d’une proposition vraie, d’une ou de plusieurs propositions nécessaires et de propositions fausses).

L’existence de la proposition fausse précédemment citée au sein de la théorie de l’atome de Bohr vient contredire l’explication donnée par Bohr lui-même concernant le concept d’«analogie formelle» comme « un substitut à l’absence de représentations spatiotemporelles des phénomènes » à l’échelle atomique dans le but d’utiliser un formalisme mathématique déjà largement établi en mécanique classique.

La juxtaposition de propositions vraies et fausses dans la théorie de Bohr l’a incité, sans qu’il se rende véritablement compte de cette juxtaposition, à postuler le douteux postulat de « complémentarité».

L’autre caractéristique de la théorie est la quasi-absence de relations entre ces propositions. La vérité et la fausseté de certaines propositions théoriques ne peuvent être démontrées par l’induction. De toutes les manières, le rôle de l’induction est sujet à caution.

1 Ludwig Wittgenstein, Tractatus logico-philosophicus, traduc. Préambule et notes de Gilles Gaston Granger, Gallimard, 1993 pour la traduction française.

2 Ibid.

3 On le sait grâce à la théorie de la relativité.

4 Pierre Wagner (sous la dir. de), Les philosophes et la science, éd. Gallimard, Paris, 2002, p. 987.

5 Les expériences cruciales qui permettent de confirmer les théories existent bel et bien et elles ont une grande valeur pour la science.

6 Alexandre Koyré, Études d’histoire de la pensée scientifique, éd. Gallimard, Paris, 1973, p. 51.

7 George Greenstein, Le destin des étoiles, éd. du Seuil, Paris, 1987, p. 136.

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5 commentaires

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  1. Suite à mon précédent commentaire:

    Dans certains systèmes, on parle de fiabilité et de tolérance à l’erreur. Ainsi, un système peut “correctement” fonctionner quand bien même un paramètre a failli (dans ce cas, ce paramètre n’a pas une influence notable sur le système).

  2. Dans la logique booléenne, une proposition ne peut être, à la fois, VRAIE et FAUSSE (ou elle est vraie, ou elle est fausse). Ainsi, dans cette logique, ou un évènement aura CERTAINEMENT lieu (probabilité égale à 1), ou n’aura pas lieu (probabilité égale à 0).

    Dans la logique floue (au sens mathématique du terme, pas au sens littéraire), un évènement peut se produire avec une probabilité qui n’est pas forcément égale à 1 (par exemple, il y’a 75% -Probabilité = 0.75- de chances qu’il pleuvra).

    On peut commettre 2 ERREURS qui se compensent pour arriver à un résultat …. CORRECT (exemple, pour aller droit devant, on peut se tromper en tournant à droite. Dès que l’on tournera à gauche, on se retrouverait dans notre chemin assigné). Ceci peut se produire dans l’élaboration d’une théorie. Mais concrètement, si une théorie n’est valable que si toutes les propositions sur laquelle elle repose, il suffit que l’UNE de ces propositions n’est plus vérifiée pour que TOUTE la théorie soit remise en cause.
    Dans l’article de l’auteur, il manque un paramètre important, c’est le TEMPS. En effet, dans une loi physique donnée, ses paramètres dépendent, implicitement, du temps. En d’autres termes, si un seul paramètre de cette loi change avec le temps, le résultat DÉJÀ calculé ne deviendrait plus valable.

    • COMPRENDRE:

      Mais concrètement, si une théorie n’est valable que si toutes les propositions sur laquelle elle repose DOIVENT ETRE VRAIES, il suffit que l’UNE de ces propositions n’est plus vérifiée pour que TOUTE la théorie soit remise en cause.

  3. Dans tout ce fatras on fini par se demandez si tous ces “syllogismes” ne sont pas à prendre dans le sens populaire :
    “Raisonnement purement formel, étranger au réel.”

  4. je crois que vous devriez publier un bouquin au lieu de poster des pavés d’articles. Vous pourrez jauger de la pertinence de l’œuvre.

    Bien à vous.

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