in

Le Conseil d’éthique allemand accueille un nouveau sage musulman

Alors que la présence musulmane hexagonale, que l’ère Sarkozy a tenté de réduire à l’invisibilité et au silence en la jetant à la vindicte populaire, semble vouée à rester sur le seuil de la République, certaines portes bienveillantes s’ouvrent au même moment devant l’islam. Une percée placée sous le signe de l’ouverture qui est à marquer d’une pierre blanche, et ce, même si l’exemple nous vient d’Allemagne.
La locomotive de l’Europe traîne, elle aussi, ses vilains wagons noirs, xénophobes et islamophobes, mais est  toutefois capable d’amorcer de nouveaux virages plus enclins à la tolérance, à l’instar du Conseil  d’éthique allemand, une émanation du gouvernement fédéral, qui crée l’évènement en accueillant pour la première fois un musulman d'origine turque, İlhan İlkılıç, parmi ses membres.
Professeur d'Histoire et de philosophie de la morale, au sein de l'université de Juans Gutenberg, İlhan İlkılıç siégera dorénavant dans ce comité de sages, au rôle purement consultatif, chargé de faire part de ses avis au gouvernement en matière juridique et sociale. Ce pédagogue sera alors idéalement positionné pour être le porte-parole de ses coreligionnaires allemands, les sans voix et sans-grades et, trop souvent comme c'est le cas sous notre latitude, sans représentation digne de ce nom, mais également le vulgarisateur utile des grands fondements de l’islam.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

“Je ne veux pas d’Arabes dans la maison”

L’appel à l’abstention de François Asselineau