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“Je ne veux pas d’Arabes dans la maison”

Seuls les fléaux de notre société s’étendent, en repoussant toujours plus loin toutes les limites : la crise est endémique, et la discrimination sévit de plus belle, qu'elle soit à l'embauche, ou en l'occurrence à l'achat. Deux sœurs, résidant à Lens, dans le Pas-de-Calais, ont ainsi purement et simplement refusé de vendre leur maison de famille à un jeune couple d’origine algérienne, et ce sans tourner autour du pot.

L’affaire remonte à 2009, et la culpabilité des deux femmes vient d’être reconnue par le tribunal correctionnel de Béthune, qui les a condamnées à une amende de 3 000 euros chacune dont la moitié avec sursis pour discrimination, et à verser solidairement 2 000 euros au titre du préjudice moral et 2.500 euros pour le préjudice financier.

Un verdict accueilli avec satisfaction par les époux Blamm, humiliés et contraints d’acheter un bien plus cher, après que leur compromis de vente ait été annulé, au motif très explicite : "pour la tranquillité du voisinage et le souvenir de ma mère, je ne veux pas d’Arabes dans la maison", avait déclaré sans détour Gertrude Lesage, l’une des sœurs, à l’agence immobilière.

Alors que l’avocat du couple de plaignants  insiste sur le fait que cette décision de justice, en pareil cas, est suffisamment rare pour "avoir valeur d’exemple", Dalila Blamm n’a pas caché son soulagement après cette épreuve du racisme ordinaire, qui fut "traumatisante pour l'ensemble de la famille".

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