Il s’appelait Amar Slimani, était à l’orée de la trentaine, et ignorait que le crépuscule de la vie allait tomber prématurément sur lui, aux premières lueurs d’un 29 juin funeste, dans une France idéalisée. Une France qui ne fait plus guère rêver, où il aspirait toutefois à se forger un avenir meilleur.
Un pays des droits de l’homme dont le mythe, déjà passablement écorné, a été littéralement pulvérisé quand, à 6h30, à Bobigny, dans le garage où il avait été autorisé à se réfugier par la femme pour laquelle il effectuait divers travaux, le destin de ce jeune ressortissant algérien a été foudroyé.
Fauché mortellement par les sept balles tirées par un policier en civil et petit-fils de la propriétaire des lieux, qui ne lui a laissé aucune chance – un gardien de la paix de la compagnie territoriale de circulation et de sécurité routière (CTRCSR 93 piéton) – Amar Slimani s’est écroulé dans une mare de sang. Atteint au thorax, mais aussi dans le dos et touché à la tête, alors qu’il tentait de fuir, il a été froidement et lâchement abattu.
Selon les témoignages des deux protagonistes de ce drame horrible, la grand-mère aurait entendu un bruit dans son jardin et aurait aussitôt appelé son petit-fils.
Le policier « hors service a tiré sur un homme à sept reprises, dont une fois dans la tête et deux fois dans le dos », a précisé Me Yassine Bouzrou, l’avocat de la famille de la victime, soulignant que l’agent avait tiré « à bout portant ». Auprès de 20 Minutes, il a indiqué privilégier « l’hypothèse d’un crime raciste, notamment compte tenu des termes que le policier a employés pour qualifier la victime durant ses auditions devant les enquêteurs ».

En proie à une vive émotion, plus de 200 personnes se sont rassemblées samedi 13 juillet, aux abords du tribunal de Bobigny, pour rendre un hommage poignant à Amar Slimani. Parmi elles, Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, a dénoncé vigoureusement un « meurtre raciste » caractérisé, sur fond de violences policières.
« Nous voulons la justice pour Amar », a clamé Rachid Slimani, le frère très affecté de la victime. « On sera à vos côtés tant que l’on n’aura pas eu des éléments d’information sur ce qui s’est passé », a assuré pour sa part Abdel Sadi, le maire communiste de Bobigny.
Ecrite en toutes lettres sur une large banderole, l’exigence de « Justice pour Amar Slimani », ce jeune algérien tombé sous les balles du racisme ambiant, dans une France qui, en fait d’eldorado, fut son cimetière, a été scandée par les citoyens et élus de Bobigny, indignés et consternés à la fois.

Rassemblement à Bobigny pour demander « Justice pour Amar » suite à la mort d'un sans-abri algérien, tué de sept balles par un policier hors service. pic.twitter.com/ukAK3SQyPj
— Luc Auffret (@LucAuffret) July 13, 2024
Un moment de rassemblement en hommage à Amar Slimani avec sa famille et ses https://t.co/HMt7vU9Pmh. Justice pour Amar! pic.twitter.com/kNEYLOGPjV
— Abdel Sadi (@Abdel_Sadi) July 13, 2024



L’article n’est pas clair, apparemment cet homme résidait chez la grand mère du policier. C’est une affaire de meurtre hélas classique. Le racisme n’est pas valable car il n’aurait pas été locataires.
Bref c’est une affaire criminelle, le policier meurtrier sera certainement inculpé